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mardi:decouverte_pratique_linux

Table des matières

GNU-LINUX : DE LA DECOUVERTE A LA PRATIQUE

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Cette formation fait suite à la formation sur l'intégration d'un poste (x)Ubuntu dans un environnement Eole-Scribe.

Les utilisateurs et les groupes

Les types d'utilisateurs

On retrouve principalement trois types de comptes d'utilisateur :

  1. Les comptes des usagers sont les comptes d'utilisateur qui sont attribués à des usagers physiques de votre ordinateur. Ils doivent être créés pour chacun des usagers de votre ordinateur. C'est ce type de compte qui identifie les gens qui se servent de votre ordinateur;
  2. Le compte superutilisateur est un compte unique qui dispose de toutes les autorisations dans votre système Ubuntu. Classiquement, il sert essentiellement à l'administration de votre système. Son identifiant est root, d’où son appellation fréquente de compte root. Dans Ubuntu, son accès direct est bloqué, étant appelé par des comptes d'usager nommés administrateurs. Le premier compte crée lors de l'installation est un compte super-administrateur.
  3. Enfin, et pour information, les comptes système sont des comptes créés par le système Ubuntu et des services installés dans votre système Ubuntu. Ils servent à faire fonctionner certains services de votre système comme l'impression, le son, la numérisation de documents et les session des usagers. Ces comptes sont généralement invisibles aux usagers, et vous ne devriez aucunement les modifier.

La gestion des utilisateurs se fait via une interface graphique simplifiée :

Les groupes d'utilisateurs

Un groupe d'utilisateurs est une identification commune à plusieurs comptes d'utilisateur, de manière à autoriser certaines actions ou tâches selon leur appartenance. Chaque compte d'utilisateur a un groupe principal, mais il peut aussi faire partie d'un ou plusieurs autres groupes, pour gérer ses autorisations d'action dans votre système Ubuntu.

Voici quelques exemples de groupes : adm, cdrom, sudo, dip, plugdev, lpadmin, sambashare, …

Activité 1 : création d'utilisateur et de groupe

Les fichiers et leur gestion

Interface de gestion

L'interface de parcours et de gestion des fichiers et dossiers est Nautilus :

On y accède soit en tapant « Nautilus » ou « Fichiers » dans le tableau de bord, soit en cliquant sur l'icône de la barre de lanceurs.

Astuce : Pour ouvrir le Dash, on peut utiliser la touche Super (autrement appelée Touche Windows©)

On obtient alors la fenêtre suivante :

Colonne de gauche ou « panneau latéral » :

  • Raccourcis : Accès aux principaux dossiers du dossier personnel de l'utilisateur
  • Périphériques : Les différents espaces de stockage connectés au PC
  • Signets : Possibilité de mettre un lien vers un dossier de l'ordinateur fréquemment utilisé ou vers un lecteur réseau
  • Réseau : Permet de parcourir le réseau et de se connecter à un lecteur réseau suivant différents protocoles (voir plus loin).

On fait apparaître les fichiers et dossiers cachés soit dans le menu « Affichage », soit par le raccourci « CTRL+H ».

Barre horizontale :

A noter : le fil d'ariane en haut à gauche, la possibilité de lister les éléments sous forme de liste ou d’icônes A noter aussi qu'on peut ouvrir le contenu d'un dossier dans un 2ème onglet

Pour modifier le fil d'ariane et avoir du texte, on peut utiliser le raccourci CTRL+L

Barre de menus :

On peut régler un certain nombre de « préférences » dans le menu « Edition » L'onglet signet permet d'ajouter un signet vers un dossier lorsqu'on parcourt l'arborescence, un peu à la manière d'un marque-pages sur Firefox.

Arborescence

En allant sur ordinateur, on trouve toute l'arborescence du système de fichiers linux-ubuntu. Signalons quelques dossiers :

bin : tous les programmes systèmes, les commandes chown, chmod

sbin : les autres programmes

dev : comme « devices » ; il contient tous les périphériques matériels

etc : tous les fichiers de conf. Ce sont des fichiers textes qu'on peut donc modifier, à condition de les éditer en sudo (exemple de hostname)

home : contient les données des utilisateurs

lib : contient les principales bibliothèques partagées (équivalent des DLL de Windows).

media : C'est dans ce dossier que se montent naturellement tous les périphériques externes. Ils apparaissent alors dans le panneau latéral de Nautilus.

mnt : pour monter les périphériques ailleurs que dans media. Dans ce cas, ils n'apparaissent pas dans le panneau latéral.

usr : Pour Unix System Ressources. C'est là qu'on trouve la grande majorité des applications installées

var : on y trouve entre autre les fichiers de log. Mais aussi souvent les applications web (dans /var/www/).

Pour aller plus loin

Droits et permissions sur les fichiers et dossiers

Documentations complètes sur ce thème : http://doc.ubuntu-fr.org/droits et http://doc.ubuntu-fr.org/permissions

il y a 3 catégories d'utilisateurs d'un fichier :

  • l'utilisateur propriétaire du fichier ou owner (u)
  • Le groupe propriétaire (g)
  • Les autres ou others (o)

Les « permissions » accordées à chaque utilisateur ou groupe d'utilisateurs sont de 3 types :

  • La lecture : Read donc r
  • L'écriture : Write donc w
  • L'éxécution : Execute donc x (!)

Les droits sont alors affichés par une série de 9 caractères :

On connaît les droits attribués à un fichier soit :

  • en mode graphique, par un clic droit sur le fichier, “propriétés”, onglet permissions

  • en ligne de commande grâce à la commande “ls -l” ou “ll”

ou

notion de sudo

Par défaut, le compte superutilisateur n'a pas de mot de passe sous Ubuntu. Sous les systèmes unix (dont Linux fait partie), on ne peut pas se connecter directement à un compte utilisateur sans mot de passe. Ceci signifie donc que vous ne pouvez pas vous connecter en tant que root. Mais alors, comment faire pour exécuter des commandes qui nécessitent les privilèges administrateur (souvent des tâches administratives et sensibles, pouvant corrompre le système) ? Il faut utiliser l'utilitaire sudo (Substitute User DO).

Par défaut, le premier utilisateur, celui qui a été créé lors de l'installation du système, peut exécuter des tâches d'administration grâce à sudo. Le mot de passe demandé est celui de l'utilisateur courant. La commande sera exécutée si le mot de passe entré est correct et que l'utilisateur courant peut effectuer des tâches d'administration. L'utilitaire sudo s'utilise en ligne de commande, dans un terminal. Il sert à exécuter, en mode superutilisateur, des commandes ou des applications en console. Pour lancer des applications graphiques avec les privilèges d'administration, il faut utiliser les pendants graphiques gksudo, pour GNOME, ou kdesudo, pour KDE (dans les faits, c'est extrêmement rare d'utiliser gksudo).

Pour plus d'informations concernant l'utilisation et le paramétrage de sudo :

Modification des propriétés et permissions

  • Graphiquement

Dans Nautilus, on peut modifier les valeurs dans l'onglet “permissions”. On peut le faire si on a les droits, mais si le fichier n'est accessible que par root, on ne pourra pas le faire facilement en méthode graphique (excepté si on ouvre Nautilus avec gksudo).

  • En ligne de commande : “chown” et “chmod”

Chaque fichier a un propriétaire et un groupe ; la commande “chown” (change owner) permet de changer le propriétaire, voire le groupe. Exemples :

sudo chown formation fichier1

Le fichier1 appartient à l'utilisateur “formation”

sudo chown formation:stagiaires fichier1

Le fichier1 appartient à l'utilisateur “formation” et au groupe “stagiaires”

La commande chmod (change mode) permet de modifier les droits et permissions.

  • On l'utilise “droit par droit”, en indiquant l'utilisateur “u, g, o ou a (pour all, tous)”, les actions “+, -, =” et le droit concerné “r, w, X

Par exemple, je retire “aux autres” le droit de modifier le fichier “toto” :

sudo chmod o-w toto

ou je donne le droit d’exécuter à tout le monde sur le dossier “test” :

sudo chmod a+x test
  • On l'utilise ”en octal”, avec les conventions suivantes : r=4, w=2, x=1 et -=0

Ainsi, 7 correspond au droit maximal, 5 correspond à “lire et exécuter”, 6 correspond à “lire et écrire”, …. Une commande “chmod 744” indique donc “lire, écrire, exécuter” pour le propriétaire, “lecture seule” pour le groupe propriétaire et pour les autres.

Commandes à connaître

commandes de base pour se déplacer dans des dossiers, créer fichiers ou dossiers …

Commande action exemple remarques
man aide ; ouvre la page du manuel man mkdir permet de connaître les attributs
ls liste le contenu d'un dossier ls -l /Documents/ -l permet un affichage détaillé
-a de voir les fichiers cachés
cd se déplacer dans l'arborescence cd /var/log/ cd pour revenir au dossier utilisateur
mv pour déplacer ou renommer mv test essai -f : force l'exécution
cp pour copier fichiers ou dossiers cp fich1 rep2/ -r : copie les sous dossiers
rm pour supprimer fichiers rm -f rep1 -f : force l'exécution
mkdir pour créer un répertoire mkdir -p test/essai -p : crée les dossiers parents s'ils n'existent pas
rmdir pour supprimer un répertoire vide rmdir -p test/essai -p : supprime le dossier parent s'il est vide

pour aller plus loin sur les commandes de base.

Bien d'autres commandes sont utilisées dans le courant de l'après midi (chown, chmod, apt-get, ….) et une multitude d'autres existent encore, qu'il faut découvrir au fil des besoins, grâce à la documentation ubuntu et aux nombreux forums.

Activité 2 : gestion des fichiers

Le réseau

Gestion graphique du réseau : Network-Manager

Cette interface permet de :

  • Connaître les réseaux wifi à proximité
  • Visualiser les paramètres de sa connexion réseau
  • Paramétrer différentes connexions réseaux

Vous avez un problème de connexion ou un paramétrage à effectuer, visualiser les Informations sur la connexion

  • L'IP du poste
  • La passerelle (proxy, serveur mandataire)
  • Le DNS

Il est possible de configurer une connexion réseau avec une ip fixe afin de passer rapidement d'un réseau à un autre. Activité 3c

Connexion avec différents protocoles

Connexion SSH sur un serveur OpenSSH

Quand on se connecte souvent sur le même serveur, il est fastidieu de s'authentifier à chaque connexion. Grâce aux clés ssh, cela n'est plus nécessaire.

Pour établir une connexion SSH, on lance un terminal et on saisit :

ssh user@ip_serveur

Création d'une clé SSH personnelle

On ne crée qu'une seule clé ssh sur son poste

Dans le dash, saisir le terme clé :

  • Sélectionner Clés OpenSSH et ajouter une clé (le plus vert)
  • Sélectionner clé du shell sécurisé

  • Saisir son email académique et créer la clé.

  • Saisir un mot de passe pour la clé

Demander au formateur

Emplacement de la clé

Les clés se trouvent dans le répertoire personnel de l'utilisateur. Elles se trouvent dans le dossier caché .ssh. Une clé ssh se compose :

  • D'un fichier public id_rsa.pub qui sera copié et stocké sur le serveur.
  • Un fichier id_rsa qui correspond à sa clé privé et servira à l'authentification.

Fonctionnement d'une connexion SSH avec une clé

Pour copier la clé publique sur le serveur, saisir la commande :

ssh-copy-id user@ip_serveur

Renseigner la passphrase de la clé SSH définie précédemment. Cette passphrase n'est à saisir qu'une fois par session utilisateur.

Une fois déposée, vous pouvez vous connectez de manière simple, vous n'aurez plus besoin de renseigner le mot de passe (root à priori).

Le fichier known_hosts

Dans le dossier .ssh, on trouve un fichier knows_hosts qui correspond à tous les serveurs connus par votre clé SSH. Une longue ligne par serveur !

Activité 3d : Se connecter au scribe

Connexion samba sur un partage du serveur scribe

Il est possible de se connecter directement à un partage du serveur scribe sur lequel nous avons des droits. Pour cela, on va utiliser le protocole Samba.

Pour se connecter, on utiliser ce type d'adresse :

  smb://nomduserveur/Partage

Connexion par FTP avec identification

FTP (File Transfert Protocol) est un protocole très répandu d'échanges de fichiers par internet. Mais comme les échanges ne sont pas chiffrés avec FTP, de nombreux serveurs proposent maintenant l'accès via SSH. Cependant certains serveurs permettent ou exigent toujours le téléversement ou le téléchargement de fichiers via FTP. Les sites FTP avec identification vous autorisent habituellement à supprimer et téléverser des fichiers.

Une URL FTP typique ressemble à ceci :

  ftp://nomdutilisateur@ftp.exemple.com/chemin/
  

Connexion par FTP sur un site FTP public

Les sites qui vous permettent de télécharger des fichiers fournissent parfois un accès FTP public ou anonyme. Ces serveurs ne nécessitent pas de nom d'utilisateur ou de mot de passe et ne vous permettront généralement pas de supprimer ou de télécharger des fichiers.

Une URL FTP anonyme typique ressemble à ceci :

  ftp://ftp.exemple.com/chemin/

Certains sites FTP anonymes nécessitent que vous vous connectiez avec un identifiant et mot de passe public, ou avec un nom d'utilisateur public en utilisant votre adresse électronique comme mot de passe. Pour ces serveurs, utilisez la méthode FTP (avec identification), et utilisez les informations d'authentification spécifiées par le site FTP.

WebDAV et WebDAV sécurisé

Basé sur le protocole HTTP en vigueur sur le Web, WebDAV sert parfois à partager des données sur un réseau local et à enregistrer des fichiers sur internet. Si le serveur distant l'accepte, il est préférable d'établir une connexion sécurisée. Le WebDAV sécurisé utilise un chiffrement SSL, de sorte que personne ne peut voir votre mot de passe.

Une URL WebDAV sur ubuntu ressemble à ceci :

dav://serveur/chemin

ou

davs://serveur/chemin

Activité 3 : Le réseau

Installation d'applications

Une fois Ubuntu installé, vous disposez des applications par défaut classées par thématiques :

Bien entendu, vous pouvez en ajouter des supplémentaires. Pour cela, il existe plusieurs méthodes (dont certaines sont à privilégier) :

  1. Par la logithèque Ubuntu
  2. En utilisant un terminal et la ligne de commande via apt
  3. En exécutant un fichier (paquet) .deb (équivalent à .exe sur windows). Cette dernière méthode n'étant pas à privilégier car la gestion des dépendances n'est pas garantie.

Si vous cherchez des renseignements sur l'installation d'une application, une bonne méthode est de faire une recherche dans la documentation Ubuntu-fr ou encore de taper, dans un moteur de recherche, les mots clés “nom de l'appli” + “ubuntu”

Quelques notions à connaître

Installer des applications sur Ubuntu est un jeu d'enfant, mais il est important de bien comprendre le principe des paquets et dépôts utilisés par les distributions basées sur DEBIAN. Le principe de base est d'interroger un serveur officiel (dépôt) qui propose tous les logiciels disponibles de la plate-forme et, en une seule commande, de télécharger et d'installer tout le nécessaire (un ou plusieurs paquets) au bon fonctionnement de l'application voulue.

On pourrait faire l'analogie avec WPKG. Le client WPKG questionne le serveur WPKG pour savoir s'il y a des logiciels à mettre à jour. C'est le même principe concernant les dépôts d'une distribution Ubuntu.

Les paquets

Un paquet est un bout de logiciel prêt à être installé, et dont on peut établir les besoins, les compatibilités et les incompatibilités. C'est la plus petite unité d'agencement au sein du système Ubuntu, comme une brique élémentaire.

Un logiciel courant est généralement proposé sous forme de plusieurs paquets, selon les besoins de compatibilité, les imbrications et les agencements envisagés.

Un paquet est donc dépendant d'autres paquets, on parlera donc de dépendances.

Les dépôts

Pour faire simple, un dépôt est un serveur qui contient un ou plusieurs paquets (logiciels ou librairies). Cela a l’avantage de permettre l’installation d’un logiciel très simplement, puisque cette installation peut se faire directement via Internet, sans avoir besoin d’un quelconque CDRom.

Pour éditer la liste des dépôts : Tableau de bord → Logiciels et Mises à jour → Onglet Autres logiciels.

Plus d'infos sur les dépôts : http://www.aide-ubuntu.com/Les-depots-qu-est-ce-que-c-est

La gestion des paquets via APT

APT (Advanced Packaging Tool ou, en français dans le texte, gestionnaire avancé de paquets) est un système complet et avancé de gestion de paquets, permettant une recherche facile et efficace, une installation simple et une désinstallation propre de logiciels et utilitaires. Il permet aussi de facilement tenir à jour votre distribution Ubuntu avec les paquets en versions les plus récentes et de passer à une nouvelle version de Ubuntu, lorsque celle-ci est disponible.

Cette technologie simplifie l'installation des logiciels et garantie la stabilité du système, puisque les paquets sont structurés et organisés dans des dépôts.

Installer une application en utilisant la logithèque

Cet utilitaire est accessible via le tableau de bord → Logithèque Ubuntu.

A présent, il suffit de faire son marché. Cet utilitaire est le gestionnaire de paquets le plus simple intégré dans Ubuntu. Plus d'infos sur la documentation Ubuntu-fr.

Installer une application en utilisant la ligne de commande

Cette méthode n'est pas la plus simple pour un débutant, car elle n'est pas du tout graphique, mais est indispensable sur un système (exemple : quand on prend la main sur un système à distance).

Pour cela, il suffit d'ouvrir un terminal : Tableau de bord → Terminal

et taper la commande :

sudo apt-get install <nom-paquet>

Cette méthode possède des avantages mais n'est pas recommandée pour les débutants. En effet, il faut connaître le nom du paquet correspondant à l'application, même si souvent c'est le même nom.

Installer une application en ajoutant un dépôt

Pourquoi ajouter un dépôt ?

Ajouter un dépôt, c'est augmenter le nombre de programmes potentiels disponible pour votre système. Ainsi l'ajout d'un dépôt permet d'avoir accès à un panel plus large de logiciels.

Pourquoi ne pas directement utiliser un paquet indépendant ?

Ajouter un dépôt permet aussi de maintenir une arborescence cohérente de logiciels/applications/programmes, ils seront ainsi disponibles pour une installation éventuelle grâce à certaines commandes (apt-get…) ou applications (la Logithèque…). Certains de ces dépôts permettent de maintenir à jour le système (en corrigeant des bugs, ou des failles de sécurité) et les autres maintiennent à jour les logiciels/programmes installés.

À quoi reconnaît-on une ligne de dépôt ?

Un dépôt de logiciels se présente sous la forme d'une ligne commençant par « deb », par exemple :

 deb http://exemple.com/ubuntu/ exemple-version main restricted

Un dépôt de code source (de logiciels) se présente sous la forme d'une ligne commençant par « deb-src ». La plupart des utilisateurs n'utilisent pas les dépôts de code source et peuvent donc les désactiver. Nous vous rappelons qu'Ubuntu étant un logiciel Open-Source, on peut utiliser le code source de ce logiciel. C'est particulièrement intéressant pour les développeurs.

Les dépôt PPA

Les Personal Package Archives (abrégés PPA) sont des dépôts de paquets logiciels offerts aux individus et aux équipes de développeurs désireux de proposer facilement leurs logiciels pour les utilisateurs d'Ubuntu. Si l'application contenue dans le PPA est mise à jour, alors, l'application sera mise à jour lors d'une mise à jour du système.

La mise en place est facilitée et est d'autant plus simple avec une ligne de commande.

Mises à jour des applications et du système

Comme pour tout système d'exploitation (quoique…), des mises à jour corrigeant des failles de sécurité ou apportant des améliorations fonctionnelles sont régulièrement mises à disposition.

Il est important de les installer.

Le gestionnaire de mises à jour s'occupe de rechercher automatiquement les mises à jour disponibles pour Ubuntu. S'il en trouve, il vous avertira de la présence de mises à jour grâce à la fenêtre suivante :

Il est aussi possible de vérifier manuellement si le système est à jour par le menu Tableau de bord → Gestionnaire de mises à jour.

Pour en savoir plus sur la gestion des mises à jour, consultez la documentation Ubuntu-fr.

Vous pouvez aussi mettre à jour votre système en ligne de commande en 2 étapes :

1 - Mettre à jour les dépôts :

sudo apt-get update

2 - Lancer la mise à jour :

sudo apt-get upgrade

Si un nouveau noyau Linux est sorti, il ne l'installera pas via la commande upgrade, dans ce cas là, il faut faire un :

sudo apt-get dist-upgrade

Le multimédia

Dans le domaine multimedia, ce que l'on souhaite, en tout premier, c'est de pouvoir relire les fichiers audio et vidéo que l'on possède.
Les restrictions sur les droits d'auteur et les différentes politiques de brevet compliquent la libre distribution de logiciels capables de lire les formats propriétaires.

Ubuntu s'est engagé à n'inclure que des logiciels libres par défaut ; cela signifie que les formats propriétaires (mp3 est un format propriétaire) ne sont pas lisibles juste après l'installation par défaut (“out of the box”).

Ubuntu peut, bien-sûr, lire les format non libres les plus répandus, y compris les DVD, les MP3, QuickTime, Windows Media, et bien d'autres encore en suivant les instructions ci-dessous.
Pour information, Ubuntu recommande l'usage des formats OGG Vorbis pour l'audio et OGG Theora pour la vidéo qui sont libres de droits et sans aucune limite d'usage !

En suivant les méthodes préconisées ci-dessus pour les installation d'applications supplémentaires, vous installerez les paquets :

  • ubuntu-restricted-extras : votre système d'exploitation pourra, entre autres, relire les fichiers aux formats mpeg2, aac, xvid, flv, x264, h264 ; cela installera également le plugin flash pour le navigateur Firefox, la machine virtuelle Java ainsi que des polices Microsoft installées avec Windows …
  • libdvdread4 : pour pouvoir lire les DVD commerciaux correctement. Vous lancerez ensuite depuis un terminal :
sudo /usr/share/doc/libdvdread4/install-css.sh

N'hésitez pas à consulter la rubrique “Musique, vidéos et photos” depuis le menu Système > “Aide et soutien” : elle comporte toutes les informations utiles au quotidien pour l'usage multimédia.

Activité 4 : Les applications

La Gestion des Périphériques

Installation d'une imprimante

Comme tout paramétrage, vous trouverez l'interface d'ajout d'imprimantes dans les paramètres systèmes :

  • L'installation d'une imprimante USB sous Ubuntu s'effectue le plus simplement du monde. Il suffit de connecter l'imprimante sur un port USB libre de l'ordinateur et de laisser Ubuntu faire le travail. Une fois l'installation terminée, vous allez dans le gestionnaire de configuration des imprimantes, vérifiez que l'imprimante est bien apparente ; puis, pour lancer l'impression d'une page de test, rendez-vous dans les propriétés de l'imprimante.
  • L'installation d'une imprimante réseau n'est guère plus compliquée. Il faut cliquer sur le bouton AjouterRechercher une imprimante réseau (si elle ne se présente pas toute seule) → renseigner son adresse IP → Rechercher. Ubuntu devrait vous proposer de sélectionner l'imprimante, les pilotes étant déjà inclus dans le noyau linux.

95 % des imprimantes fonctionneront correctement ; si toutefois, vous rencontrez un soucis, consultez cette documentation : http://doc.ubuntu-fr.org/imprimante

Les scanners

Les scanners sous Ubuntu sont gérés par un seul et même programme/pilote: il s'agit de SANE. Il permet de se servir du scanner à partir de différents programmes, et offre une bonne compatibilité. Il permet par ailleurs, comme pour les imprimantes, de les partager en réseau.

Ce site permet de recenser la compatibilité des scanners avec l'application SANE.

L'application SimpleScan sur Ubuntu est disponible pour tous vos scans, c'est un modèle de simplicité et d'ergonomie.

Périphériques USB de stockage

Aucun soucis pour les utiliser. On branche, cela fonctionne et c'est opérationnel très rapidement.

Un clic sur la flèche dans Nautilus permet de les démonter avant retrait.

Les commandes de bases à connaître

Trucs et astuces

  • On ne tape jamais les commandes ou les chemins en entier, on utilise la touche TAB pour l'auto-complétion
  • Pour remonter dans les commandes, on peut utiliser la touche flèche haut ↑ du clavier
  • La commande history permet de voir toutes les commandes précédemment tapées
  • La commande wget permet de télécharger un fichier en ligne de commande. Très pratique pour télécharger une animation flash (.swf) :
wget url_vers_swf
  • On ne fait pas du CTRL+C puis CTRL+V sur Linux, on sélectionne avec la souris puis clic bouton du milieu de la souris ! Pratique et rapidement indispensable…
  • Vous souhaitez sauvegarder toutes vos données ? Il suffit de copier le dossier /home/login avec les fichiers cachés, cela sauvegarde les fichiers, les préférences des applications, la messagerie, Firefox…
  • Sur Ubuntu, ne cherchez plus un fichier dans les dossiers, mais utilisez le DASH en tapant directement le nom de fichier (les fichiers sont indexés)…
  • Vous voulez devenir efficace ? Sur Ubuntu et Unity, utilisez le HUD : appuyez sur la touche ALT puis taper imprimer. Cela permet de ne pas chercher dans les menus !
  • Vous souhaitez fermer une fenêtre qui a planté (quoi ? çà plante des fois ?), alors appuyez sur ALT+F2, puis taper xkill. Vous obtiendrez un curseur pour sélectionner l'application qui vient de planter.
  • Vous souhaitez passer en mode console ? Appuyez simultanément sur CTRL+ALT+F1 ou F2 → F6. CTRL+ALT+F7 permet de revenir au mode graphique.

Activités Pratiques

Activité Pratique 1 : Utilisateurs et Groupes

TP1a : création d'un utilisateur administrateur

  • Cliquer sur le tableau de bord (dash)

  • Saisir utilisateur

  • Déverrouiller sinon aucune modification n'est possible
  • Ajouter un nouvel utilisateur « formation » avec le profil administrateur
  • Définir le mot de passe (demander au formateur) pour activer le compte
  • Tester le compte en changeant d'utilisateur (cf barre de menu)

TP1b : visualiser à quels groupes l'utilisateur appartient

En trouvant l'application Terminal depuis le tableau de bord, trouvez à quels groupes appartiennent l'utilisateur précédemment crée et l'utilisateur super-administrateur de la machine.

$ groups

Cela affiche la liste des groupes auxquels appartient l'utilisateur ayant tapé la commande.

A Canopé Lyon, le compte super-utilisateur est stagiaire. On peut trouver son appartenance aux groupes en tapant :

$ groups stagiaire

On peut voir tous les utilisateurs ainsi que les groupes du système et les utilisateurs membres en lisant ces 2 fichiers (nouvelles commande cat) :

$ cat /etc/passwd
$ cat /etc/group

suite de la formation : Les fichiers et leur gestion

Activité Pratique 2 : Gestion des fichiers

TP2a : Fichiers...

Connecté avec l'utilisateur “formation”

  1. Ouvrir Nautilus, repérer le dossier de l'utilisateur, y créer une petite arborescence avec un ou 2 fichiers de test, utiliser un nouvel onglet, puis ouvrir un terminal pour :
  2. Faire une copie de fichier en utilisant la commande cp
  3. Faire une copie de dossier en utilisant la commande cp
  4. Faire un renommage de dossiers en utilisant la commande mv
  5. Jouer avec les commandes chmod et chown

TP2b : Télécharger une animation flash

En ligne de commande :

  1. Télécharger une animation Flash présent sur ce site : http://www.techmania.fr/planete_energie/
  2. Créer un dossier Technologie dans le dossier Documents
  3. Copier l'animation téléchargée dans le dossier Technologie crée
  4. Supprimer le dossier Technologie

suite de la formation : Le Réseau

Activité Pratique 3 : Le Réseau

TP3a : commande de base

1) Vérifier la configuration de sa carte réseau :

  ifconfig
  

2) Tester sa connexion internet :

  ping 8.8.8.8

Ctrl+c pour arrêter

TP3b : Se créer une connexion en IP fixe

Objectif : se créer une connexion réseau permettant de se connecter au serveur amon du lycée qui nécessite une IP fixe pour se connecter à l'EAD

1- Créer la connexion Amon Canope

  • Sélectionner modification des connexions
  • Sélectionner ajouter puis Ethernet
  • Nom de la connexion Amon
  • Méthode manuel
  • Dans l'onglet paramètre ipv4, Ajouter l'adresse

Pour trouver l'ip fixe de l'amon consulter le cahier des charges

A canope 172.16.X.Y voir avec le formateur

  • Masque de sous-réseau voir les informations de connexion
  • Passerelle voir les informations de connexion

2- Tester la connexion

3- Retrouver le fichier de configuration

  • Liste le contenu du dossier /etc/NetworkManager/system-connections
  • Éditer le fichier avec l'utilitaire gedit
  • Comment faire pour pouvoir éditer ce fichier ?

TP3c : Se connecter au scribe

Objectif : Se connecter sur le serveur scribe et copier la clé publique sur le serveur.

A partir du terminal saisir :

ssh-copy-id root@172.16.0.241

Renseigner le mot de passe de la clé SSH défini précédemment.

exit

Se connecter à nouveau sur le serveur scribe (sans copier la clé donc), il n'y a plus besoin de s'authentifier il associe directement votre clé privée et la clé publique que vous avez déposée.

Trouver la clé qui se trouve dans son dossier personnel.

- Se rendre dans son dossier personnel et lister son répertoire
- Afficher le contenu de son dossier personnel, c'est un dossier caché .ssh  

suite de la formation : Installation d'applications

Activité Pratique 4 : Les Applications

TP4a : Ajouter l'application XIA (ex. Images Actives)

La démarche d'installation est disponible sur le site de la DANE de Versailles.

On utilisera la méthode d'installation via l'ajout du dépôt en méthode graphique.

TP4b : Mettre à jour une application en utilisant un dépôt PPA

Mettre à jour LibreOffice en ajoutant le PPA suivant : ppa:libreoffice/ppa. Pour cela, on peut ajouter le PPA en utilisant la commande suivante :

sudo add-apt-repository ppa:libreoffice/ppa && sudo apt-get update && sudo apt-get upgrade

fin de la formation : La gestion des périphériques

mardi/decouverte_pratique_linux.txt · Dernière modification: 2015/05/19 15:54 par pdumas