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2017-2018

Les voix de l’exil

Sandra PESENTI (professeure de français)

Collège Jules Michelet - Vénissieux (69200)



voix exil bandeau
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voix exil 1
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voix exil 2
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voix exil 3
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voix exil 4
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classes

Classes

Classes concernées
Atelier Cinéma (15 élèves)

Enseignants impliqués
Yza MOUHIB

Disciplines
français, histoire-géographie, arts plastiques, musique et technologie

partenaire

Partenaires artistiques et culturels

Médiathèque Lucie Aubrac à Vénissieux
Thomas Poulard, metteur en scène de la pièce Saleté, et Ryad Gahmi, auteur et comédien



details

Détails

Description du projet
La résidence de la compagnie du Bonhomme au sein du collège Jules Michelet s’est tenue du lundi 20 novembre 2017 au vendredi 1er décembre 2017.
Cette résidence s’est effectuée en cinq temps : écriture, pratique théâtrale, création sonore, répétitions ouvertes et exposition qui concernait deux classes de troisième. Elle résultait d’un projet interdisciplinaire et de territoire pensé et bâti en mars 2016 avec sept enseignants du collège Jules Michelet, trois enseignants du lycée Jacques Brel ainsi que la coordonnatrice collège/lycée de la médiathèque Lucie Aubrac à Vénissieux.

Objectifs
Ce projet construit autour du texte Saleté de R. Schneider et plus généralement autour des thématiques de l’exil et du déracinement a mobilisé, pendant plusieurs mois, les élèves et les enseignants qui y ont pris part. L’interdisciplinarité a été un élément fondateur du projet «Les voix de l’exil » associant ainsi le français, l’histoire-géographie, les arts plastiques, la musique et la technologie. Chaque discipline a pu simultanément ou ponctuellement s’associer à la dynamique des activités réalisées en amont, pendant ou après la résidence de la compagnie au sein de l’étblissement. Ce travail collaboratif a permis aux élèves de décloisonner leurs apprentissages et de donner du sens à des notions fortes et pour le moins actuelles. Ce projet a été reçu avec beaucoup d’enthousiasme tant par les élèves que les enseignants ou encore le public vénissian.

Organisation
Le premier temps s’est développé autour de l’écriture et faisait suite à deux séquences de français construites sur le thème de l’exil intitulées « Les voix,es de l’exil » dont l’une était consacrée à l’étude de la pièce Saleté de R. Schneider.
Deux intervenants artistiques : Thomas Poulard, metteur en scène de la pièce Saleté, et Ryad Gahmi, auteur et comédien, sont venus au collège le vendredi 13 octobre animer « un marathon d’écriture » dans chacune des deux classes de troisième, durant deux heures.
Les élèves à partir d’un questionnaire devaient inventer l’identité, la personnalité et l’histoire d’un migrant. Une fois leur fiche d’identité réalisée, ils ont produit cinq textes différents à partir de photographies (vieille photographie de famille, homme échoué sur une plage), d’objets (rose, oignon, basket) ou d’une consigne simple telle que le départ, le voyage, l’arrivée, faire l’inventaire des objets que votre personnage emporterait avec lui s’il fuyait… L’idée était de faire imaginer aux élèves le parcours accompli par le migrant de sa ville ou son village natal(e) jusqu’à son pays d’accueil.
Les élèves avaient une dizaine de minutes par thème pour rédiger leur texte.
A la fin de la séance, ils avaient tous produits cinq textes. Une version a été remise au metteur en scène Thomas Poulard qui pourrait ainsi lire et choisir les textes qu’il envisageait de faire mettre en voix aux élèves durant l’atelier de pratique théâtrale. La seconde à leurs professeurs qui ont pu avant le début de la résidence les faire retravailler leur premier jet.

Le second temps était dédié à la pratique théâtrale et s’est déroulé du lundi 20 novembre au vendredi 24 novembre. Chaque élève a bénéficié de six heures de pratique théâtrale. Les activités ont été réalisées en classe dédoublée pour favoriser la cohésion du groupe et permettre aux élèves de s’exprimer plus librement. Ces interventions ont été animées par Riad Gahmi, Adeline Benamara, dramaturge, et Thomas Poulard.
Les deux classes avaient appris pendant les vacances et commencé à répéter avec leurs professeurs un extrait d’une quinzaine de lignes de la pièce Saleté de R. Schneider.
La première séance a consisté à créer une cohésion de groupe, à apprendre à s’écouter et à communiquer par le regard, le geste. Les élèves ont réalisé une série d’exercices qui leur a servi d’échauffement avant les exercices, proprement dits, de mise en voix théâtrale effectués les jours suivants.
Le second jour a donc débuté par un ou deux exercices d’échauffement suivis d’exercices par groupe de quatre ou cinq élèves d’expression théâtrale (exprimer un sentiment ou une émotion et chercher à les faire évoluer…). Les élèves ont pu également raconter par le jeu, les paroles, la posture, le parcours du personnage qu’ils avaient inventé lors du marathon d’écriture, dans un exercice d’improvisation.
Le dernier jour a été consacré à la mise en voix des textes collectés en atelier d’écriture et des extraits de Saleté appris par les élèves. Ils ont d’abord travaillé individuellement l’extrait appris puis ont travaillé plus spécifiquement la notion de chœur en mettant en voix par groupe de deux, trois ou quatre élèves un même extrait. Ils ont appris à jouer ensemble, à s’accorder dans le ton et le rythme, et plus généralement dans l’interprétation.

Le troisième temps s’est déroulé du lundi 27 novembre au jeudi 30 novembre et s’est orienté autour du travail de l’ingénieur du son. L’atelier a été animé par Benjamin Furbacco, créateur son, et Thomas Poulard. Chaque classe a été dédoublée et les élèves ont bénéficié de 3 heures de création sonore. Cette intervention leur a permis de découvrir ce qu’est la prise son, les différentes techniques employées et le matériel nécessaire. Ils ont pu, à tour de rôle, occuper les différents « postes » de l’ingénieur du son : la prise son avec une perche ou un micro, l’écoute des enregistrements en direct, et le travail d’enregistrement et de montage sur l’ordinateur. Les voix enregistrées étaient celles des élèves orchestrés par Thomas Poulard qui a poursuivi le travail entamé avec les collégiens la semaine précédente en les faisant jouer à plusieurs, trois ou quatre, et dire le texte en polyphonie et en détachant par moment telle ou telle phrase des autres voix. La restitution de ces enregistrements a été mise à disposition de la médiathèque, le temps de l’exposition dédiée au projet.

Le quatrième temps s’est déroulé durant la semaine du 27 novembre au 1er décembre. Tous les après-midis, la compagnie a accueilli pendant une heure, une classe de troisième : les deux classes investies dans le projet et deux autres ayant étudié en cours de français la pièce Saleté que le metteur en scène, Thomas Poulard, répétait dans les locaux. Les élèves ont pu découvrir et comprendre le rôle du metteur en scène et voir le travail de l’acteur « en direct ». La répétition s’est déroulée en deux temps : les élèves ont d’abord observé puis commenté avec le metteur en scène quel était son rôle et celui du comédien, puis se sont eux-mêmes frottés au jeu théâtral en interprétant l’extrait en cours, guidés par le metteur en scène et le comédien.

Le dernier temps a été consacré à la restitution des productions des élèves, écrites et sonores, dans une exposition reprenant le nom du projet « Les voix de l’exil » qui s’est tenue à la médiathèque Lucie Aubrac du 23 janvier au 3 février 2018. Les élèves ont exposé les affiches qu’ils ont imaginées et créées pour le spectacle Saleté ainsi que pour faire la promotion de leur exposition. Ils ont également affiché les cartes imaginaires qu’ils ont rédigées et dessinées, les première et quatrième de couverture de la pièce qu’ils ont réalisées, les maquettes de la scénographie qu’ils ont pensées et construites, ainsi que les enregistrements sonores qu’ils ont effectués et mis à disposition du public sur une borne. Cette exposition a été marquée par un temps fort à l’occasion du vernissage, le 26 janvier 2018, où toutes les personnes ayant pris part à ce projet de territoire : collégiens, lycéens, enseignants, compagnie ainsi que les Vénissians se sont rencontrés et ont pu échanger. La compagnie du Bonhomme a joué devant le public présent un extrait du texte Saleté et les élèves ont pu présenter leur travail aux visiteurs et le commenter.

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Sandra PESENTI