L’égalité femmes-hommes par les élèves de première
Article mis en ligne le 19 décembre 2014 par M. ULIANA
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« La igualdad entre hombres y mujeres : tercer objetivo del milenio » / L’égalité entre hommes et femmes : troisième objectif du millénaire.

Voici le titre de l’exposition d’affiches pour l’égalité femmes-hommes actuellement au CDI. Elles ont été réalisées en cours d’espagnol par les élèves de Mme Persico (classes de 1ES1, 1ES2, 1S1).

(quelques photos tout en bas de l’article...)

C’est l’occasion de rappeler que deux classes de première ont participé à la Quinzaine pour l’égalité femmes-hommes organisée par la Région Rhône-Alpes en début d’année scolaire.

Le vendredi 3 octobre, la classe de 1S1 s’est rendue sur la péniche de l’égalité pour la diffusion du documentaire de Guillaume Tanhia “La dernière vague du féminisme”. Et le lundi 6 octobre, les élèves de 1S1 et 1S3 ont assisté aux rencontres-débats de l’hôtel de Région.

Lisa Barranco et Clémence Blanc, élèves de 1S3, font le point sur ce qu’elles ont retenu de cette longue et riche journée.

LA QUINZAINE DE L’EGALITE 2014 EN RHONE-ALPES

Deux classes de Première ont assisté à une conférence dans le cadre de la quinzaine de l’égalité homme-femme, qui compte 150 évènements dans les huit départements de la région Rhône-Alpes. Cette quinzaine est unique en France, il s’agit d’une action concrète pour faire face aux clichés homme-femme au quotidien, dans la vie professionnelle ou dans la rue. Nous nous sommes posé la question : l’avenir a-t-il un sexe ? Différents acteurs ont essayé de nous éclairer sur ce sujet complexe. La conférence était composée de plusieurs parties. Nous avons abordé l’évolution de la femme et du sexisme dans le temps, ainsi que les éventuelles solutions pour résoudre ce problème.

LE CHEMIN PARCOURU ET A PARCOURIR :

En premier lieu, une interview filmée de Stéphanie Duncan nous a été présenté. Cette journaliste à France Inter a parlé de différents sujets. Pour elle, il y a eu des millénaires de domination masculine mais les choses changent notamment grâce à la nouvelle génération.

Les médias reflètent une société qui commence à être dépassée. Ils peuvent parfois donner une image stéréotypée de la femme. Le changement vient aussi des femmes elles-mêmes qui ne supportent plus ce harcèlement quotidien.

La lutte contre les stéréotypes n’est pas facile, une éducation dès le plus jeune âge permettrait que la situation des femmes change. Sur la question de l’égalité, la France est plutôt bien placée au niveau de l’Union Européenne où il subsiste des pays comme La Pologne, Malte, et l’Irlande où par exemple l’avortement n’est pas légal. Mais en France, il y a un retard vis-à-vis des aménagements du temps du travail et ainsi il est difficile de concilier vie de famille et vie professionnelle.

De plus en plus, la frontière entre les femmes et les hommes s’estompe et cela peut faire peur. Madame Duncan espère que l’avenir sera masculin ET féminin.

RENDEZ-VOUS DANS DIX ANS :

Ensuite, les auteures du rapport Quelle France dans dix ans ? Marie-Cécile Naves et Vanessa Wisnia-Weill nous ont parlé de leur travail pour France Stratégie. Ce Commissariat général à la stratégie et à la prospective, est un organisme de réflexion, d’expertise et de concertation. Elles ont allié chiffres et prospectives dans leur intervention.

Tout d’abord quelques chiffres vis-à-vis du monde professionnel, dans les entreprises 46% des salariés sont des femmes mais paradoxalement seulement 20% des femmes sont des cadres supérieurs. La retraite d’une femme représente 72% de celle d’un homme et pour finir 82% des temps partiels sont occupés par des femmes.

On peut ajouter que les stéréotypes sont partout : la publicité s’en est emparée. On est par exemple inondé par les préjugés concernant les couleurs : bleu pour les garçons et rose pour les filles. Les intervenantes ont aussi parlé de la difficulté rencontrée par les femmes pour construire leur carrière à cause de leurs grossesses, de leurs enfants et du fait qu’elles sont discriminées. Il est aussi prouvé que malgré le fait que les hommes ont moins de diplômes que les femmes, ceux-ci réussissent mieux. Derrière tout cela il y a des enjeux sociaux et économiques : des talents cachés et inexploités.

Globalement la classe populaire est plus touchée par la discrimination à l’égard des femmes.

Durant l’enfance, on retrouve des stéréotypes dans la cour, dans la classe et même dans les manuels scolaires. C’est même dès la naissance que les différences se creusent. On retrouve une différence dans les jouets : même si ce n’est pas toujours le cas, les filles jouent le plus souvent en imitant sa maman et/ou avec son apparence physique (ressembler à une princesse) alors que les garçons vont jouer à des jeux d’aventures et de découvertes. Dans la famille, on compte une différence d’une heure trente par jour pour les tâches ménagères, bien-sûr ce sont les femmes qui en font le plus.

Et enfin les intervenantes ont évoqué le fait que dans le domaine de la santé, les stéréotypes pouvaient avoir des répercussions par exemple il y a une sous détection des troubles alimentaires chez les hommes (puisque c’est bien connu ce sont des problèmes de filles) et il y a également une sous détection de l’alcoolisme et de la dépendance aux drogues chez les femmes. Les intervenantes ont abordé le sujet de la mixité des métiers car en effet, 17% de ceux-ci ne sont pas mixtes. La femme est plus prédestinée au sanitaire, à l’éducatif et aux soins alors que l’homme, lui, travaillera plus dans l’industrie et la construction. On compte moins de métiers féminins que de métiers masculins. Cependant, il y a une avancée dans les professions qualifiées puisque de plus en plus de cadres sont des femmes.

Elles ont conclu sur le fait qu’il faut tout de même rester optimiste car les mentalités changent. En effet 30% des couples sont plus égalitaires.

COMMENT SE DEBARRASSER DU SEXISME ?

Par la suite nous avons eu la chance de rencontrer Héloïse Duché du collectif « stop au harcèlement de rue », Philippe Gargov, géographe, et Brigitte Laloupe, auteure et blogueuse. Ils ont débattu sur l’espace urbain et les comportements de rue. Le collectif Stop au harcèlement de rue fait preuve d’humour pour lutter contre les inégalités : elles ont créé des zones dites « sans relou ». La société fait qu’une femme se sent moins légitime à être dans un espace public qu’un homme. Le collectif fait face à ses stéréotypes avec des démarches d’éducation populaire et des actions concrètes.

Philippe Gargov a parlé de «  colonisations testiculaires » puisque la ville est faite par des hommes pour des hommes. Selon Monsieur Philippe Gargov, la définition même de cette expression plutôt surprenante est « une pratique masculine consistant à écarter les jambes à l’excès dans les transports en commun, dans une posture ostensiblement phallocrate, empiétant sur l’espace des autres passagers. La colonisation testiculaire est l’un des avatars de la domination masculine de l’espace public, en réduisant de facto la place accordée aux femmes dans les transports publics ». Il s’agit de la traduction, de l’expression « man spread », littéralement « étalement masculin ».

LES SERIES PREFIGURENT LES CHANGEMENTS DE SOCIETE :

Dans l’après-midi nous avons évoqué le fait que les séries télévisées préfigurent les changements de société avec Aurélie Blot (spécialiste des séries) et Micky Sebastian (comédienne dans la série Origines de France 3). Aurélie Blot est l’auteure d’une enquête sur les séries télévisées et sur la place de la femme dans celle-ci. La télévision peut être porteuse de stéréotypes comme avec la ménagère des années 50. Mais à la télévision on voit des femmes qui accèdent à des postes importants (juges, commissaires, présidentes…).

UN AVIS PERSONNEL SUR LA QUESTION :

Pour finir la conférence, le journaliste et auteur Yves Deloison nous a fait partager son avis personnel sur le sujet et n’a pas rencontré tous les suffrages notamment dans l’audience des lycéens. Il nous a entre-autre parlé de son livre : Pourquoi les femmes se font toujours avoir ? dont le titre nous laisse perplexes. En effet, nous trouvons ce titre plutôt dégradant pour la femme puisque l’expression « se faire avoir » suggère que la femme serait naïve, facile à manipuler et donc soulève une certaine stupidité.

On soulignera le superbe travail des illustrateurs Efix et Cy qui ont réagi en dessins tout au long de la journée. Eux par contre ont eu beaucoup de succès.

Nous tenions personnellement à ajouter que cette journée a été très instructive et permettait la compréhension de notre société. Cette journée a ouvert au débat entre nous, ce qui s’est avéré intéressant. A nos yeux certains sujets auraient pu être allégés, un peu moins approfondis car ils n’intéressaient pas forcément des lycéens. Certains intervenants ont peut-être été trop subjectifs. Il a été difficile à l’audience de participer malgré le fait qu’elle se sentait impliquée. Malgré ces quelques points la journée a tout de même été utile.

Lisa Barranco et Clémence Blanc (élèves de 1°S3)

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