La page des élèves...

 

Quelques extraits du journal du lycée "L'Evadé" :

 

...les tulipes n'étaient pas nombreuses. Nous en avons vues seulement sur le marché aux fleurs d'Amsterdam, venues sans doute des serres car, en plein champs, il faut attendre avril dans ce pays situé plus au nord que la France. Par contre, la multitude des vélos est impressionnante ! Les bicyclettes envahissent toutes les villes, et le matin en les suivant, on se dirige vers les lieux de travail... Chaque jour, nous avons connu cet aller-retour d'une foule de jeunes sur leur deux-roues, formant un peloton très étiré, entre les quartiers résidentiels et le lycée.

C'est très écolo, pas toujours facile avec le rétropédalage, des selles très hautes, une circulation dense (mais les automobilistes respectent les cyclistes) et parfois la pluie. Le climat, humide et frais 2 jours sur 5, ne nous a pas empêchés de passer une agréable semaine à Nimègue, tout près de la frontière allemande. Nos correspondants étaient sympathiques,  nous le savions pour les avoir reçus en octobre. Ils nous ont accueillis chaleureusement. Nous avons découvert leurs maisons, souvent mitoyennes, leur petit-déjeuner copieux, leurs sandwiches à midi, et le repas chaud, très attendu vers 18h le soir. Les cours au lycée se terminent à 15h. Plus tard dans l'après-midi ou en soirée, de nombreux jeunes, à partir de 16 ans ont un petit job à temps partiel. Nous sommes beaucoup sortis : à la patinoire, au billard, à l'auberge, dans des bars... sans oublier la promenade en vélo sur la digue du polder (sous une petite pluie, mais très sympa !).

 

Le bouquet final fut la soirée disco, avec beaucoup de rythme, de musique et, à certains moments, les profs sur la piste de danse ! Notre séjour n'a pas été que divertissements et amitié. Une demi-journée a été consacrée  à la préparation de nos excursions, et une après-midi au sport (foot, tennis de table, danse, judo). A travers Amsterdam, une longue promenade nous a conduits du Musée de la Marine au Vondel Park, puis le long des canaux bordés d'immeubles anciens avec leurs étroites façades à pignon. Nous avons même traversé le quartier rouge (où l'on aperçoit des dames dans les vitrines!). La visite de Nimègue et celle du musée Knoller-Muller ont constitué d'autres temps forts de notre périple. Les tableaux des impressionnistes, des pointillistes, de Van Gogh valent le détour. Cet échange dure au lycée depuis 10 ans; notre compte-rendu vous permet sans doute de comprendre pourquoi chaque année, les lycéens de la Martin reviennent contents !

Fanny, Maud, Mélanie, Nicole, Sabrina, Amandine, Carole, Coline, Alexia... 

 

Le vendredi 29 mars a eu lieu à l'Aqueduc de Dardilly la représentation de l'atelier théâtre du lycée. Woyzeck est un drame théâtral écrit par l'allemand Georg Büchner en 1836, et raconte le tragique destin du soldat Franz Woyzeck. C'est un coeur simple, faible d'esprit et de caractère qui ne sait se prémunir contre les mauvais coups du sort et de ses semblables. Il vit avec Marie, femme de petite vertu, qui lui a donné un enfant mais qui le trompe avec un de ces militaires qui l' émeuvent. Woyzeck ne l'ignore pas, se tait, et souffrant en silence ne peut se résigner à agir. 

C'est un homme humilié par ses supérieurs, sa femme, un médecin qui mériterait lui-même une sérieuse thérapie, le traitant comme un âne de laboratoire. La douleur de Franz mûrit lentement et finit par prendre le dessus. Un soir, alors qu'il voit sa femme danser avec son militaire, il sent grandir en lui l'idée d'un meurtre. Puis il rentre chez lui et, trouvant Marie lisant la Bible seule avec son enfant, la convie à une promenade au clair de lune "comme une arme couverte de sang". Il la tue, on le démasque, la mort emporte son fils puis c'est son tour.

 Sur tout ce drame pèse une inexorable fatalité entraînant les hommes vers le gouffre de la mort, le tourbillon du meurtre. Mais la pièce est aussi une gigantesque destruction de l'humanité, de ses prétendues valeurs. Même la réalité suprême, la mort, est niée, enroulée dans une camisole de force, dans une magique et ultime scène. Büchner détruit la réalité en la niant donc, mais aussi, et c'est plus subtil, en la copiant : il utilise avec génie le processus de théâtralisation en mêlant aussi bien dans le fond que dans la forme le visible et l'invisible.

Doudz

 

Palindrome...

  Ce mot vous dit peut-être quelque chose ! Les palindromes sont des mots ou groupes de mots qu'on peut lire indifféremment dans les deux sens (on ne tient cependant pas compte de la ponctuation et des accents).

en voici quelques exemples :

ici           bob           kayak           étêté           Esope reste ici et se repose         Karine alla en Irak          eh, ça va la vache        Léon a trop par rapport à Noël       et la marine va, papa, venir à Malte       la malade pédala mal       engage le jeu que je le gagne    oh, cela te perd répéta l'écho        l'âme sûre ruse mal         élu par cette crapule       rions noir      ...

Lapalissade...

  Savez-vous que La Palice (environ 1470-1525), Seigneur et Maréchal de France, n'est pas l'auteur des fameuses lapalissades auxquelles on l'associe. C'est ce que j'ai appris en visitant son château il y a quelques années. La Palice était en réalité un excellent guerrier dont certains enviaient le talent. C'est pourquoi, lors de sa mort on écrivit sur sa tombe : "S'il n'était pas mort, il ferait encore envie." (s'il n'était , l'écriture du "s" et celle du "f" étaient ressemblantes, on l'a donc retranscrit de la manière suivante : "S'il n'était pas mort, il serait encore en vie.". D'où l'expression "vérité de Lapalice" ou "lapalissade". On trouve cependant d'autres explications : certains disent que suite à son décès, ses soldats composèrent une chanson en son honneur : "un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie" signifiant qu'il s'était bien battu jusqu'à sa mort. Mais on n'en a retenu que le sens du mot à mot.

Anne-Claire.

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