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Construire sa réussite
Lycée Jean Perrin48, rue Pierre Baizet,

CP 415, 69338 Lyon Cédex 09

Tél: 04.72.53.23.00  

Fax: 04.78.83.49.39.

 

 

 

Une institution plus que centenaire :

1864
Construction du Petit Lycée de Saint Rambert destiné à recevoir les élèves pensionnaires du Lycée Impérial de la rue de la Bourse - Le Lycée de Lyon - qui, en 1888, devait prendre le nom de Lycée Ampère.

d 1914
Le Petit Lycée de Saint Rambert  devient annexe du Lycée du Parc nouvellement créé.

1960
Edification des bâtiments actuels; le Lycée, dans le même temps, devient Lycée d'Etat Mixte autonome Jean Perrin (son patronyme officiel depuis 1949).

1987
Création des sections internationales de Lyon (anglaise, allemande, espagnole et italienne) qui seront transférées en 1992 à la cité scolaire internationale de Lyon-Gerland.

1992
Création d'un pôle de classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles.

 

Qui était Jean Perrin?

Né à Lille, le 30 Septembre 1870, Jean Perrin était le fils d'un officier d'infanterie issu d'une famille de paysans.
Sa mère, originaire de Boulogne-sur-Mer, était apparentée à F.Sauvage, inventeur de l'hélice marine en 1832.

Il fit son entrée au Petit Lycée de Saint Rambert, en qualité de pensionnaire, boursier national, le 1er novembre 1879. Il devait y passer 4 années, marquées chacune par l'obtention du prix d'excellence de la classe.

Brillant élève, il réussit aussi bien en lettres qu'en sciences, mais sa vocation scientifique l'emportant, il vint à Paris suivre la classe de mathématiques spéciales au Lycée Janson de Sailly.

Entré à l'Ecole Normale Supérieure en 1891, il y reste comme préparateur. En 1895, il découvre certaines propriétés des rayons cathodiques dont il démontre la nature corpusculaire et la charge négative; ses expériences joueront un grand rôle dans la découverte des électrons. Peu après, en 1898, il est chargé de l'enseignement de la Chimie physique à la Sorbonne (enseignement qu'il assurera jusqu'en 1939).

 Il poursuit activement ses recherches sur l'équilibre de sédimentation des solutions colloïdales (liquides dans lequel un corps solide est dispersé en granules dont la dimension moyenne est comprise entre deux dixièmes et deux millèmes de micromètres) et le mouvement brownien (dont les lois furent vérifiées par Jean Perrin à l'aide de suspensions de gomme-gutte, dont les granules sont parfaitement visibles au microscope).
Il en déduit en 1908 la valeur précise du nombre d'Avogadro, de laquelle on put alors déduire les masses de diverses sortes d'atomes et aussi, en utilisant les lois de Faraday, la charge e et la masse m de l'électron.

Après la guerre, ses travaux portent principalement sur l'intervention de la lumière dans les réactions chimiques et sur les phénomènes de fluorescence.
Il est élu le 11 Juin 1923 à l'Académie des Sciences (dans la section de Physique générale) et obtient le Prix Nobel de Physique en 1926 «pour ses travaux sur la structure discontinue de la matière, en particulier pour sa découverte de l'équilibre de sédimentation».

Il est sous-secrétaire d'état à la recherche scientifique en 1936, dans le gouvernement de Léon Blum. En 1937, à l'occasion de l'Exposition Universelle, il crée le Palais de la Découverte.
Depuis, des expositions, des démonstrations, des expériences que le visiteur peut lui-même réaliser, font que le Palais de la Découverte réalise le programme défini par son fondateur : «montrer la science en train de se faire».
Comme l'a souligné le savant Louis de Broglie:
« Attirer l'attention du public sur l'importance des résultats scientifiques, lui inspirer admiration et respect pour la grande oeuvre poursuivie par les savants, susciter parmi les jeunes visiteurs la vocation de la recherche, tels furent les buts poursuivis par Jean Perrin en créan le Palais de la découverte».

Grâce aux initiatives et aux demandes de Jean Perrin, la caisse nationale des sciences est réunie à la caisse des recherches scientifiques, pour former un service central de la recherche scientifique, dont nait ensuite le Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S).
Ancien combattant de la guerre 14-18, il n'accepte pas la défaite de la France en 1940, gagne les USA pour continuer le combat et prend la direction de l'Université française de New York. Il meurt à New York le 17 Avril 1942.
Ses cendres sont ramenées en France le 18 Novembre 1948, et solennellement transférées au Panthéon (le même jour que celles de Paul Langevin, l'un de ses condisciples à l'École Normale Supérieure).

Enfin Jean Perrin est le père de Francis Perrin, lui aussi éminent physicien, spécialiste de la fission nucléaire (aux cotés de Frédéric et Irène Joliot-Curie), et qui fut une des grandes figures du C.E.A. (Commissariat à l'Énergie Atomique), qu'il dirigea de 1951 à 1970.

 

 

Pour en savoir plus...

L'Académie Nobel
Vous y trouverez tous les lauréats, et bien sûr la page consacrée à Jean Perrin,
où vous lirez le discours de présentation prononcé en son honneur lors de la remise de son prix à Oslo (par le professeur C.W.Osen, membre du comité pour le prix Nobel de Physique, de l'Académie Royale des Sciences de Suède).

L'archive Internet du prix Nobel:
Ce site, créé par Almaz Enterprises (une compagnie Américaine de développement multimédia) est une mine de renseignements sur le prix Nobel. Vous pourrez même jouer à un Quizz interactif pour tester vos connaissances sur le sujet!

La ville de Sevran honore Alfred Nobel:
Alfred Nobel y séjourna 11 ans. Il y fit l'acquisition d'un propriété (qui est aujourd'hui l'Hôtel de Ville), et c'est là qu'il fit sa dernière découverte en 1887.
En hommage, Sevran lui consacre un site intéressant (et en Français!).
On y découvre l'existence d'un dictionnaire des Prix Nobel, écrit par Isabelle Levy, où les lauréats sont classés par ordre alphabétique, chronologique, ou par domaine.  Une notice permet de mieux connaître leur vie et leurs travaux.
On peut consulter la page consacrée à Jean Perrin dans ce dictionnaire.
Ce site contient également des anecdotes entourant le fameux prix. Savez vous qui a gagné trois prix Nobel, ou qui fut le plus jeune lauréat de tous les temps?

Sur le palais de la Découverte, le CNRS

En fondant le Palais de la découverte, Jean Perrin voulait "rendre manifeste la part déterminante que la Science a prise dans la création de notre civilisation et faire comprendre que nous ne pouvons espérer rien de vraiment nouveau, rien qui change la destinée, que par la recherche et la découverte".

Sur le site web consacré à ce momument, on consultera la page consacrée à Jean Perrin, et un bref historique de la création du palais.

Enfin le Palais de la Découverte abrite un «club Jean Perrin» et un «laboratoire Jean Perrin»: découvrez leurs activités!

Et sur Jean Perrin

Dans un site extrêmement intéressant consacré aux courbes fractales, J.P.Louvet (Biologiste à l'Université de Bordeaux-I) nous donne un extrait d'un livre de Jean Perrin ("Les Atomes", 1913), où le physicien livre des réflexions (très en avance pour l'époque) sur la structure fractale de certains objets ou phénomènes naturels (colloïdes, trajectoires des particules soumises au mouvement brownien).

Dans une expérience fameuse réalisée en 1895, Jean Perrin (qui n'avait alors que 25 ans) démontre la nature corpusculaire des rayons cathodiques (donc l'existence des électrons), complétant ainsi les travaux de Thomson et de Hertz.
Cliquez ici pour lire (en anglais) une histoire de la découverte des électrons. Ce site contient également le schéma original de l'expérience de Jean Perrin.


Le CNRS a été créé sous l'impulsion de Jean Perrin, par un décret du 19 Octobre 1939, signé par Albert Lebrun, Président de la République.