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EN BREF ... (suite)
Club Culture 2008-2009
Rencontre avec un écrivain : Maxence Fermine, Le labyrinthe du temps, Albin Michel, 2006
Une classe : une classe de seconde BEP (19 élèves) MVM Option Véhicules Particuliers du Lycée automobile Emile Béjuit à Bron.
Un professeur : M. Meyer, professeur de Lettres-Histoire
Le lundi 02 février 2009, les élèves de la classe de 2A2, de 14h à 16 heures, en salle E116, ont reçu l’écrivain Maxence Fermine.
Ils l’ont interrogé sur son métier et son roman intitulé « Le labyrinthe du temps». Cet écrivain, qui vit de sa plume, a répondu à toutes les questions sans en éluder aucune. « J’écris des contes pour adultes … écrire, c’est comme construire un château de cartes … C’est difficile d’écrire : il faut du travail et de l’expérience … Les papillons bleus ? C’est un hommage à Gabriel Garcia Marquez … Quand j’écris, je sais où je vais mais je ne sais pas de quelle manière … »
La séance s’est achevée par la présentation de photographies de l’île de Santorin qui est à l’origine de l’écriture de ce roman.
11/12/08
Distribution du livre aux élèves
Du 11/12/08
au 07/01/09
Lecture du roman
Du 07/01/09
au 28/01/09
- Contrôle de lecture
- Corrigé du contrôle de lecture
- Etude du vocabulaire
- Biographie de Santos-Dumont
- Réflexion sur le « Carpe Diem » et la notion de labyrinthe
- Etude du temps de la narration et du temps de la fiction
- Compétences d’écriture : poursuivre le récit en respectant le
style d’écriture
02/02/09
Rencontre avec Maxence Fermine
Document joint : Petite exposition au lycée.
Bron, le 02 mars 2009
P. Meyer,
Professeur de Lettres-Histoire
Quelques réactions d’élèves
Maxence Fermine est un homme simple et sympathique. Il répond à toutes les questions. Il n’a pas « la grosse tête ». (Steve)
Je n’ai pas aimé ce roman mais j’ai trouvé que rencontrer un auteur était une bonne idée. (Julian)
Ce qui m’étonne chez Maxence Fermine, c’est qu’il est devenu écrivain en faisant des études en génie civil. (Didier)
Maxence Fermine, c’est un type normal … comme mes parents. Sur ce point, je suis déçu. (Yliès)
Rencontre avec un écrivain :
Maxence Fermine
Classe 2A2
Les élèves de la classe de 2A2 ont lu et étudié le roman de Maxence Fermine intitulé « Le labyrinthe du temps ».
Ils ont reçu l’auteur, le lundi 02 février 2009, de 14h à 16 heures, en salle E116.
Ils l’ont interrogé sur son métier et son roman intitulé « Le labyrinthe du temps». Cet écrivain, qui vit de sa plume, a répondu à toutes les questions sans en éluder aucune. La séance s’est achevée par la présentation de photographies de l’île de Santorin qui est à l’origine de l’écriture de ce roman.
Biographie
Maxence Fermine, né en 1968 à Albertville, est un écrivain français.
Il a vécu à Paris puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d'études. Il vit aujourd'hui en Haute-Savoie avec sa femme et ses deux filles.
Bibliographie
Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles :
- Neige, roman, Éditions Arléa (janvier 1999)
- Le Violon noir, roman, Éditions Arléa (septembre 1999)
- L'Apiculteur, roman, Éditions Albin Michel (aôut 2000), Prix del Duca et Prix Murat 2001
- Sagesses et malices de Confucius le roi sans royaume, recueil de 42 nouvelles, Éditions Albin Michel-Jeunesse (novembre 2001), coécrit avec Olivier Besson
- Opium, roman, Éditions Albin Michel (février 2002)
- Billard blues suivi de Jazz blanc et de Poker, nouvelles, Éditions Albin Michel (mars 2003)
- Amazone, roman, Éditions Albin Michel (février 2004), Prix Europe 1 2004
- Tango Massaï, roman, Éditions Albin Michel (février 2005)
- Le labyrinthe du temps, roman, Éditions Albin Michel (avril 2006)
- Le tombeau d'étoiles, roman, Éditions Albin Michel (avril 2007)
- Les Carnets de guerre de Victorien Mars, Albin Michel, Romans français, (2008)
Quelques extraits de ses romans :
- - La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule. Comme cette rivière.
Yuko plongea son regard dans l'eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et lui dit :
-C'est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps.
(Neige, p.15, Points/Seuil n°P804)
- La poésie est avant tout la peinture, la chorégraphie, la musique et la calligraphie de l'âme. Un poème est un tableau, une danse, une musique et l'écriture de la beauté tout à la fois.
(Neige, p.33, Points/Seuil n°P804)
- La couleur n'est pas au dehors. Elle est en soi. Seule la lumière est dehors.
(Neige, p.47, Points/Seuil n°P804)
- [...] l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber.
(Neige, p.50, Points/Seuil n°P804)
- Elle était funambule et sa vie tenait en une seule ligne. Droite.
(Neige, p.60, Points/Seuil n°P804)
- En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
(Neige, p.80, Points/Seuil n°P804)
- Il y a deux sortes de gens.
Il y a ceux qui vivent, jouent et meurent.
Et il y a ceux qui ne font jamais rien d'autre que se tenir en équilibre sur l'arête de la vie.
Il y a les acteurs.
Et il y a les funambules.
(Neige, p.94, Points/Seuil n°P804)
- Pour Aurélien, la vie était une curieuse abeille d'or qui brille au loin, s'envole, se grise de parfum en parfum, se cogne aux vitraux du soleil et cherche, dans l'immensité du ciel, le nectar de sa propre fleur.
(L'Apiculteur, p.13, Livre de poche, n°15256)
- Le miel est un soleil qui se cultive [...]. Et pour faire un bon soleil, il faut du temps.
(L'Apiculteur, p.21, Livre de poche, n°15256)
- Aurélien eut l'intuition de cette chose qui ne vient qu'au moment de mourir : la vie ne tient qu'à la solidité d'un fil. Un fil d'or tissé par les jours où l'on comprend que le besoin d'étancher sa soif sera toujours plus fort que le plaisir de boire. Que le besoin de rester en vie sera toujours plus beau que le plaisir de vivre.
(L'Apiculteur, p.93, Livre de poche, n°15256)
- [...] tous les livres viennent des rêves, et tous les rêves viennent des livres.
(L'Apiculteur, p.179, Livre de poche, n°15256)
- [...] la beauté d'une idée ne meurt jamais.
(L'Apiculteur, p.216, Livre de poche, n°15256)
- Pour devenir un virtuose du violon, il faut posséder deux qualités : savoir écouter et savoir entendre.
(Le violon noir, p.11, Points, P1054)
- Venise [...] c'est un songe posé sur le bord de la mer.
(Le violon noir, p.36, Points, P1054)
- Il n'est rien de pire que d'avoir été heureux une fois dans sa vie. Après, tout le reste, même une chose insignifiante, devient un grand malheur.
(Le violon noir, p.52, Points, P1054)
- La vie est un théâtre et il n'y a qu'une seule représentation.
(Le violon noir, p.99, Points, P1054)
- Quand tu possèdes la musique, tu possèdes tout.
(Billard blues, [Billard blues], p.12, Albin Michel, 2003)
- Je viens des regrets, je vais vers le rêve et je suis là par hasard.
(Amazone, p.65, Éd. Albin Michel, 2004)
- La musique, on a tous la nôtre, un air à soi. L'important, c'est de savoir le jouer assez bien pour que les gens aient l'envie de l'écouter. Ce n'est pas de la technique, ça, ni de l'inspiration ou du génie. C'est de l'émotion.
(Billard blues, [Billard blues], p.15, Albin Michel, 2003)
- [...] c'était un type qui, à force de travail, changeait le hasard en destin.
(Billard blues, [Billard blues], p.42, Albin Michel, 2003)
- Comment pouvait-on jouer une si belle musique en fermant les yeux ? [...] Peut-être que ce qui était beau n'avait pas besoin de lumière, que son aura et sa clarté se trouvaient dans les notes qui transpiraient de l'instrument et que, pour ce qui tutoyait le divin, l'obscurité suffisait.
(Amazone, p.194, Éd. Albin Michel, 2004)
- [...] la vie est un opium dont on ne se lasse jamais.
(Opium, p.187, Livre de poche n°30100, 2002)LE LABYRINTHE DU TEMPS, de Maxence FERMINE
Vassili Evangelisto est un archimandrite qui décide de partir évangéliser les populations d’Arabie. Hélas, son navire est pris dans une terrible tempête et coule. Vassili échoue sur une île apparemment déserte mais il découvre bientôt un village accroché à la montagne. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il apprend de la bouche du gouverneur que sa venue était annoncée depuis des siècles. Le religieux n’est pourtant pas au bout de ses surprises, car Labyrinthe se révèle une île impossible à quitter…
"Car à trop penser au passé ou au futur, on en oublie de vivre au présent, on vit comme si on n'allait jamais mourir et on meurt sans jamais avoir vécu. La seule façon d'échapper au sortilège est de vivre l'instant présent." p185.
Le labyrinthe du temps, Maxence Fermine, Albin Michel, 2006.
Le Livre de Poche, 2008.
Les premières lignes :
« A la fin de sa vie, lorsque vint la délivrance de la prophétie qui le tenait depuis toujours à l’écart du temps, l’archimandrite Vassili Evangelisto se rappela avec bonheur le jour de 1803 où le tsar Alexandre Ier l’avait envoyé en mission loin se sa Russie natal.
A cette époque, l’ordre des moines de saint Dimitri avait pour but essentiel de convertir les peuples n’ayant pas encore été sauvés par le message du Christ et, pour cela, entreprenait de longs, coûteux et périlleux voyages jusqu’aux terres les plus reculées. Après de nombreuses années passées au monastère de Novgorod, l’archimandrite ressentit l’appel de la foi et se porta volontaire pour une mission d’évangélisation en Arabie. Il fit alors ses adieux à sa communauté, prit la route du nord, rejoignit Saint-Pétersbourg à pied par un froid glacial et se rendit aussitôt à la cour du Tsar. »
Extraits :
1. « Lorsque l’archimandrite osa enfin sortir de sa cachette, le feu avait ravagé la voilure et s’attaquait aux mâts et à la coque. Sans hésiter une seconde, cherchant de bâbord à tribord, il finit par dénicher une embarcation de secours. »
2. « Le trésor de vérité constitue l’un des textes les plus importants depuis la création du monde, car pour certains il renferme le secret du Temps. »
3. « Ce fut l’année des arrivées merveilleuses, signalées chaque fois par une neige de papillons bleus recouvrant l’île, mais aussi celle des prodiges : le vieux Costas, par une matinée d’été, fit une pêche miraculeuse, ce qui permit de nourrir les habitants de Labyrinthe pendant une saison entière. »
4. « Ceux qui vivent avec la nostalgie du passé ou dans l’espoir d’un futur meilleur seront condamnés à errer indéfiniment dans les couloirs du temps. »
La dernière ligne :
« Quiconque accède à ce savoir, qu’il vienne du passé, du présent ou de l’avenir, sortira à jamais du labyrinthe du temps. »