J’ai utilisé cette maxime (signée J.C.) dans un cadran solaire à Marennes (F-Rhône). La signature d’une maxime n’a, selon moi, pas beaucoup de rapport avec la propriété intellectuelle, mais peut ouvrir des espaces de références connus ou accessibles et transformer l’idée que la maxime est un «bon mot populaire». Dans ce cas j’ai simplement voulu jouer avec le rapport messianique-amusé des écrits de John Cage et de ses initiales. Jusqu’à présent, je doute que quelqu’un ait fait spontanément ce lien.
Le fait d’interroger les liens de telle phrase avec des contextes vastes et complexes n’est sûrement pas indispensable pour trouver une bonne maxime. Mais ici, au delà de l’exposé de ma propre méthode de travail, il s’agit de se méfier du «bon sens» affiché par l’usage des proverbes, et de suggérer que les cadrans solaires puissent être considérés comme des instruments sophistiqués par leur triple rapport à la science, à l’art et à la philosophie.
Autre exemple, la citation d’une phrase d’Ilya Prigogine aujourd’hui et plus encore la mention de son nom, produirait certainement de nombreuses remarques de scientifiques passant devant le cadran , tant sa «flèche du temps» introduite au coeur de la physique théorique soulève de questions et d’enjeux...Dans un tel cas le cadran devra être parfaitement juste au plan scientifique!
Citer un vers d’Apollinaire, sans le signer, au cadran d’une maison habilement restaurée dans un village de montagne, ne produit pas le même effet que sur la façade d’un collège de banlieue.
La liste des maximes recueillies dans ce site reste donc en suspend devant des contextes divers de cadrans potentiels, ce qui ne l’empêche pas de trouver ici une première lisibilité générique.
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