La lecture de l’heure solaire sur un cadran analemnique est un chose assez complexe pour une personne qui n’a pas été initiée un minimum à la gnomonique moderne. C’est l’effort à faire pour avoir une correspondance avec l’heure légale. Avec un cadran donnant la traditionnelle heure solaire locale, la plupart des passants jugent généralement que l’heure donnée par l’ombre est «fausse»... La lecture de l’heure solaire n’est donc pas aisée non plus. Le décor peint et la maxime soulagent en principe le spectateur profane qui vante les mérites esthtétiques de l’instrument.
Dans ce cadran, pour jouer avec ces questions de lecture, les figures d’après Delacroix font référence au film de Godard, «Passion» et la maxime est tirée de «l’art poétic» d’Olivier Cadiot (ni poésie, ni tout à fait roman, une froideur chirurgicale mélée de jubilation); c’est le maximum référentiel qui me semblait possible sur un Hôtel-Restaurant routier. Je suis parti de l’idée que, même de passage dans les Alpes, les chauffeurs routiers sont, statistiquement, parmi les plus fervents auditeurs de France-Culture.
Le projet