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Lycée des métiers Pierre Coton « Habitat-Énergie »
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Le lycée professionnel des métiers « Énergie-Habitat » Pierre Coton est situé à Néronde (42510), entre Roanne et Saint-Étienne. Il a un internat et offre des formations en bacs pro dans les métiers du bâtiment.

Les lieux et les objets préférés des lycéens
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Les lieux et les objets préférés des lycéens
Article mis en ligne le 12 avril 2016

par Lycée Professionnel Pierre Coton
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Les élèves de 2e CAP EL et 2e CAP IS ont voulu nous faire partager quelques unes de leurs passions.
Voici les documents qu’ils ont voulu nous faire connaître, après les avoir exposés au CDI.

DES LIEUX ET DES OBJETS QUI COMPTENT
Écrire n’est pas facile. Ce n’est pas pour rien que l’écriture est considérée comme un art et que tant de prix récompensent les plus talentueux de ceux que l’on appelle « écrivains ».
Pourtant, écrire est à la portée de tous. Tout le monde, d’ailleurs, passe son temps à écrire : textos, listes de courses, notes sur un post-it, courriels… Rares sont ceux qui n’écrivent pas. La plupart du temps, c’est parce qu’ils ne le peuvent pas – soit parce qu’ils n’ont pas appris, soit (aussi étonnant que cela puisse être) parce qu’ils ont oublié. La plupart du temps aussi, ils en sont bien malheureux. Cette tristesse de celui qui ne peut écrire rappelle deux choses : d’abord que l’écriture est quelque chose de très utile, ensuite que l’écriture est une source de plaisir (comme sa sœur jumelle, la lecture).
Faire écrire n’est pas facile non plus. D’abord, parce que cela a un côté artificiel : on donne un sujet qui ne plaît pas forcément, qui n’inspire pas forcément, on n’est pas forcément d’humeur à écrire… Bref, faire écrire autrui est un tour de force.
Pourtant, il existe des sujets qui poussent à l’écriture. Dans le programme de français en CAP, il est question de choses aussi obscures que « individualisme et altérité », « recherche et affirmation de soi », « la marge et la norme » ou bien encore « se dire et dire le monde avec humour »… Avouez que si vous deviez disserter sur l’un de ces sujets, de l’art de l’écriture vous risqueriez surtout de connaître les douleurs de la page blanche.
Nos élèves se sont pourtant lancés sur ces différents thèmes sans le savoir, sans même s’en douter. Ils se sont dits à travers un lieu ou un objet qui comptent pour eux. Un lieu, un objet, ce n’est pas grand - chose, me direz- vous… - Mais si, bien au contraire ! Car, si c’est quelque chose qui compte, c’est aussi quelque chose qui raconte. Et c’est ainsi que nos élèves ont dévoilé des souvenirs, des sentiments, des émotions. Par ces textes d’une page, ils affirment ce qui constitue tout à la fois leur individualité et leur altérité, parfois avec une pointe de gravité, parfois avec humour, c’est selon. La richesse de ces textes vient de l’écriture et de leur diversité. Lisez-les et vous verrez que ces jeunes qui ont le même âge ou peu s’en faut, qui suivent la même formation et qui se ressemblent tellement à première vue sont très différents, viennent d’horizons divers, vivent et ressentent des choses qu’ils sont seuls à percevoir tant elles sont personnelles.
Partager cela, c’est aussi à ça que sert l’écriture.

L’objet que j’aime le plus est ma Lamborghini Diablo Lp-500-4 qui est presque flambant neuve, cela fait plus d’un an que je l’ai et j’en prends soin régulièrement car je suis maniaque et je n’aime pas

qu’elle soit sale. Cette Lamborghini, d’un violet brillant, est faite en fibre de carbone qui est un matériau léger et très résistant ; elle est dotée d’un v12 atmosphérique sans turbo ni compresseur qui développe la bagatelle de 500 chevaux et qui abat le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes. Ses sièges sont en fibre de carbone et elle a une boîte séquentielle (manuelle) à 6 rapports, ses portes en papillon lui donnent une allure magnifique, je l’ai eue quand je me promenais lors d’une brocante, j’ai vu un homme qui vendait des voitures de collection et du coup, dès que j’ai vu cette Lamborghini, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter et je l’ai eue pour un bon prix. Depuis, elle est à l’abri dans mon placard où elle rentre sans problème puisqu’elle est à l’échelle 1/18e.

Si je devais choisir un lieu que j’aime, je choisirais sans doute la Rigalderie.
C’est un tout petit village sans prétention, perdu au milieu de la brousse et des reliefs arides du Larzac. Là-bas, il n’y a pas grand-chose à faire, mis à part faire la sieste et profiter du soleil. Mais là où pour moi réside la beauté de ce lieu, c’est dans ces vastes étendues rocheuses, ce causse sec et mort avec son sol rocheux, ces vieilles maisons de pierre, vestiges d’une autre vie, qui y trouvent place et harmonie. Tout cela réuni offre un paysage qui donne à ce lieu une réelle atmosphère de tranquillité et de solitude.
Mais, ce que je trouve réellement charmant, ce n’est pas tant tout ce que je viens d’énoncer - c’est encore plus subtil – c’est cette chaleur qui règne toute la journée avec ce courant d’air qui vous caresse délicatement la joue au rythme des vacillements d’un hamac, ce sont les cigales qui chantent le beau temps. C’est cet air de zénitude si profond qui fait de cet endroit un lieu empli de beauté et qui, derrière son allure de nature morte, se révèle être une incroyable source de vie et de bonheur. Il faut juste apprendre à voir au- delà des apparences et savoir où réside la réelle beauté d’un lieu.

En juin 2010, ma mère m’a donné une chaîne en or avec un médaillon de mon île, Mayotte. Pour moi, elle était précieuse parce qu’elle était tout en or, ça brillait beaucoup. Il n’y en avait pas beaucoup comme celle que ma mère m’avait donnée.

Le jour de l’an, on était partis sur une plage qui s’appelle « Bambo est ».
Selon les rumeurs qu’on entendait, il y avait beaucoup de monde et d’ambiance ce jour-là sur cette plage. Nous étions partis très tôt de chez nous, et la plage était déjà remplie de monde, alors qu’il était que 7 h du matin. Nous
étions deux groupes, certains d’entre nous étaient partis pour aller chercher une place et les autres étaient derrière nous en train de préparer les ingrédients pour les repas (poulet, saucisse, manioc, bananes, etc.)

À 10 h, on a installé nos affaires et préparé à manger. On est partis voir s’il n’y avait pas des gens qu’on connaissait. J’avais toujours la chaîne sur moi. Mes amis m’ont dit :
« Range ta chaîne, sinon tu vas la perdre ! » Mais je ne voulais pas, car depuis le jour où ma mère me l’a donnée, je ne l’avais jamais enlevée. On a mangé. On a dansé. Et on a fait un petit mourègué (le mourègué, c’est la boxe mahoraise). C’est traditionnel chez nous, mais on ne la pratique (normalement) que pour le mois de ramadan.

Je suis parti me baigner et je ne me sentais pas bien. Je ne savais pas que je l’avais perdue, mais je sentais le vide autour de mon cou. Dans ma tête, c’était comme si j’avais perdu quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Dès que je suis arrivé chez moi, c’est là que j’ai remarqué que je l’avais perdue, mais je ne savais pas où.

Le lendemain matin, en me réveillant, je ne cessais pas de penser à ma chaîne.
J’avais peur que ma mère me demande où était passée ma chaîne. Alors j’ai pris la chaîne de ma sœur. Elle ne la mettait pas tous les jours mais on avait la même chaîne, elles étaient identiques.

Mais c’était une mauvaise idée car, une semaine après, ma sœur était à la recherche de sa chaîne. Quand elle m’a demandé où était passé sa chaîne, j’ai répondu que ce n’était pas moi qui l’avais prise ; ce que je ne savais pas, c’est qu’elle avait fait une marque sur son médaillon. C’est là qu’elle m’a dit : « Montre-moi ton médaillon ! » Je n’ai même pas eu le temps de retirer la chaîne qu’elle me hurlait « Pourquoi tu as pris ma chaîne ? » J’ai essayé de mentir, mais elle m’a montré sa marque derrière le médaillon.

J’ai fait un pacte avec elle pour obtenir son silence. Ça n’a pas duré longtemps, car deux semaines après ma mère s’en est rendue compte, donc j’étais dans la merde. Elle
m’en a proposé une autre, mais ce n’était pas le même que j’avais auparavant. Je ne l’ai donc pas prise.

Le lieu que j’aime le plus, c’est le stade GEOFFROY-GUICHARD, à Saint-Étienne. Surnommé « le chaudron vert », ce stade évoque la joie des buts qui offrent la victoire à l’AS Saint Etienne, mais aussi la tristesse et la colère après une défaite. Dans ce stade, il y a les meilleurs supporters et aussi la meilleure ambiance de France. Au stade, on ne s’ennuie jamais entre les joueurs qui offrent le spectacle et les supporters qui chantent, qui lancent des fumigènes et agitent des drapeaux, le plus beau c’est quand une tribune entière agite un grand drapeau qui couvre la tribune. Mais à la sortie du stade parfois les MAGIC FANS et les GREEN ANGELS se battent contre les supporters adverses. On est stupéfait quand on voit le nombre de personnes qui viennent voir un match, quel que soit le temps qu’il fait, ils sont toujours là. Ce stade est une légende, tout comme le club.

L’objet auquel je tiens le plus est un classeur où sont répertoriés les dessins que j’ai créés au fil des années. Ce classeur est de couleur vert foncé. Il est quasiment neuf et je l’ai depuis que je suis entré au collège. Le dessin représente beaucoup pour moi car c’est dans ces moments que je me sens le mieux.

Mes dessins sont variés, mais restent dans un même thème global : le manga. Je fais ce style de dessins car j’aime la culture japonaise. Les personnages que je dessine sont différents mais restent dans ce style. Les moments où je dessine sont différents aussi, mais je dessine souvent le week-end de 21 h à 4 h du matin. Le dessin m’apporte des moments de plaisir : voir mes dessins qui s’améliorent, partager ces moments de calme, loin du stress quotidien qui me ronge constamment.

Dans ce classeur, j’y vois mes dessins progresser en termes de qualité.
Cet objet est presque tout pour moi, il a vraiment beaucoup de valeur pour moi. J’y tiens beaucoup, car ce classeur d’apparence banale contient mes précieux dessins. Il répertorie mes dessins selon un classement chronologique de 2012 à nos jours.

L’objet que j’aime beaucoup, c’est ma montre.
Il y a quelques mois, je suis allé au marché de la place de l’hôtel de ville à Roanne où j’ai acheté une montre. C’était la seule qui m’intéressait parce qu’elle était la moins chère et la plus belle. C’est une montre analogique de 22 mm de diamètre avec un bracelet de 70 mm, elle est grise, dorée et noire, l’aiguille des secondes est en forme de flèche. Elle est presque toute neuve car il n’y a pas très longtemps que je l’ai.
Cette montre est très importante pour moi, car c’est un cadeau que je me suis fait à moi-même. Elle me permet de regarder l’heure, d’être conscient du temps qui passe pendant la journée ou la nuit et d’organiser toutes mes occupations et mes rendez-vous.
J’aime bien la porter partout où je vais, j’aime beaucoup la regarder et quand les gens apprécient ma montre ça me fait plaisir.
Je fais très attention à ne pas la faire tomber par terre ou la perdre, j’y tiens car j’aime sa simplicité. Même si elle n’est pas précieuse, je l’aime vraiment bien.

L’objet auquel je tiens le plus est ma moto, c’est une « super motard », elle a des carénages rouges, noirs, gris avec quelques rayures sur l’arrière droit. C’est une cylindrée de type 50 cm3.
Elle n’est pas endommagée, elle est unique en son genre car elle est ancienne, elle est de 2002 et il n’y a plus beaucoup d’exemplaires en France.
Cette moto est très importante pour moi car c’est ma première moto ; mes parents me l’ont offerte pour mon 14e anniversaire, j’y tiens beaucoup et je l’entretiens tout le temps ; dès que j’ai du temps libre, je le consacre à ma moto.
Quand je regarde ma moto, je me dis qu’elle est jolie et qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui ont la même que moi.
Lorsque je pense à ma moto, cinq mots me viennent à l’esprit : bonheur, détente, amis, voyage, liberté. Le week-end, quand je pars en moto, ça libère mon esprit car je suis concentré par la route et j’oublie les mauvais moments de la semaine.
Cette moto, j’y ai fait beaucoup de modifications. Depuis que je l’ai, j’ai refait la peinture sur les jantes, changé ma chaîne, j’ai acheté un guidon et des poignées rouges, changé le haut moteur et le pot d’échappement, le
carburateur, la plaque arrière et les feux stop.

Il y a un lieu qui compte beaucoup pour moi, c’est le city stade de Jujurieux. C’est le city stade le plus grand de l’Ain, il est plutôt bien entretenu et il est de couleur verte avec des planches de bois pour faire le tour. Il est à l’écart du reste dans un grand parc.

Il y a à peine quatre bancs autour du city, deux cages de handball, six
paniers de basket et juste à côté dans une petite forêt, on a fait un endroit avec des troncs d’arbres pour pouvoir s’assoir à l’ombre et fumer une cigarette, se reposer pendant une mi-temps.
Ce lieu est important pour moi car ça fait sept ans que je le connais et que j’y vais presque tous les jours en début d’après-midi, mais depuis que je suis en internat j’y vais seulement les week-ends. Avec mes amis du village, il s’est passé beaucoup de choses là-bas : des soirées, des matchs de foot, des après-midis entières à ne rien faire, à parler de tout et de rien en écoutant de la musique, le city stade est surtout un endroit où on se rejoint. Quand je pense à ce lieu, ça me donne envie d’aller rejoindre mes amis, car je sais que là-bas il y a toujours du monde et quand je suis au city, je m’y plais toujours.

Mon objet préféré est ma PlayStation 3 parce que c’est un cadeau de mon oncle pour mon anniversaire ; je l’ai eue à 10 ans. Elle est noire et elle a 200 gigas, une manette de PS3 à deux joysticks ; à gauche, derrière la manette, il y a deux boutons : L1 et L2, et à droite il y a deux boutons : R1 et R2. Mon oncle m’avait offert « Call of duty Black ops 1 », un jeu de guerre. J’ai tellement aimé le jeu que j’ai passé mes
dix prestiges et j’ai créé deux
autres comptes pour les passer
aussi. Je joue beaucoup aux
jeux de foot, j’ai eu PES 2010,
Fifa 11, 12, 13, 14, 15, 16. Je sortais même plus dehors, je
mangeais devant mon écran et je jouais tout seul.
J’ai acheté « Call of duty Black ops 2 » un opus de Call of duty. Et puis mes amis, eux aussi, ont acheté la Playstation 3 et BO 2. On a commencé à jouer ensemble et puis on a investi dans des micros, plus personne ne sortait dehors, on avait même créé un clan et on participait à des tournois. Durant les vacances c’était pareil. Puis mes notes ont chuté, mes parents l’ont mal pris, les sanctions sont venues et j’avais plus le droit de jouer à la PS3 les jours d’école. Aujourd’hui, la console est moins importante dans ma vie qu’avant, mais je joue encore avec mes amis.

J’aime un lieu qui me tient à cœur. C’est un stade très grand où j’ai passé mon enfance et où j’ai découvert beaucoup de choses merveilleuses.

Dans ce stade, il y a beaucoup d’installations comme les agrès de musculation (barres parallèles, barres de traction, espaliers, de quoi faire des abdos) et un mur d’escalade.

Dans ce lieu, la chose que j’aime par-dessus tout c’est faire de la musculation en plein air avec des amis.

C’est dans ce lieu que j’ai appris plein de choses comme la boxe de rue - j’ai fait un peu de tous les sports.

J’ai découvert ce lieu grâce à un ami qui m’est très cher, un ami inséparable.

Ce lieu est à Cusset, à Lyon, à coté de mon ancien collège. Ce collège s’appelle les Iris et le stade se trouve derrière le collège

Quand j’étais dans cet établissement, chaque jour de cours, je partais de chez moi vers 6 h et je faisais deux heures de musculation avant d’aller en cours. C’est ainsi que je me suis fait plein d’amis.


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