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Lycée des métiers Pierre Coton « Habitat-Énergie »
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Le lycée professionnel des métiers « Énergie-Habitat » Pierre Coton est situé à Néronde (42510), entre Roanne et Saint-Étienne. Il a un internat et offre des formations en bacs pro dans les métiers du bâtiment.

Les méthode de questionnement pour une recherche efficace
Article mis en ligne le 15 juin 2015

par Lycée Professionnel Pierre Coton
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THODES DE QUESTIONNEMENT

Méthodes de questionnement du sujet
- Travail autour de mots-clés

- Le brainstorming (approche lexicale) : Lister tous les mots ou idées qui viennent à l’esprit à propos du sujet, en vrac, sans censure, avec spontanéité. Regrouper les mots par catégorie et donner un titre à chaque catégorie. Supprimer les mots superflus ou semblant trop éloignés du sujet.

- Le schéma conceptuel ou heuristique :

Représenter sous forme de diagramme de liaisons possibles et hiérarchisées des notions, des idées, ou des mots partant du sujet.

- Le moteur de recherche KARTOO donne d’excellents exemples de mots et d’idées qui relient des sites internet. Faites le test !

- Le thesaurus :

Utiliser un thesaurus de type Motbis pour avoir l’environnement lexical d’un terme et enrichir son vocabulaire de recherche avec des termes en liaison hiérarchique, en liaison synonymique, en liaison associative.

Questions-types
La méthode 3QOCP (questionnement journalistique) :

de qui s’agit-il ?, de quoi s’agit-il ? Quand cela s’est-il passé ? Où cela s’est-il passé ? Comment cela s’est-il passé ? Pourquoi cela est-il arrivé ?

- Les canevas formels :

- Questionnement selon approches :

- Chronologique, Géographique, de Causalité, Dialectique, Négative, Typologique...
Questionnement rédigé

- La méthode “Je voudrais savoir” (en travail de groupe)

Se poser 3 questions sur le sujet auxquelles on voudrait apporter des réponses (plus libre que le 3QOCP).

On regroupe les questions par sous-thème, on s’interroge sur leur pertinence, on élimine les questions redondantes.

Questionnement selon approches :
Chronologique : hier - aujourd’hui - demain
Géographique : ville - région - pays - planète
Causalité : causes - effets - conséquences
Dialectique : thèse - antithèse - synthèse
Négative : ce que cela n’est pas - ne serait-ce pas
Typologique : la forme - les modèles - la marque
Comparative : comportement - idéologie - problème de société

REMUE-MÉNINGES ou BRAINSTORMING

Définition : Méthode de réflexion (souvent collective) permettant de produire le plus de mots ou d’idées possibles à partir d’un thème ou d’une question sur un principe de spontanéité.

Objectif : Faire émerger des idées ou explorer un sujet de recherche.

Méthode : La base est la spontanéité, l’absence de censure dans les mots choisis et la rapidité. Les règles à respecter : temps imparti (entre 3 et 5 minutes maximum), ne pas critiquer, laisser libre cours à son imagination, trouver le plus d’idées possibles. On ne doit pas discuter le choix des autres, ni développer. Chaque mot doit être noté. Rebondir sur les idées déjà formulées pour aller plus loin.

Ensuite, il s’agit de regrouper les mots par catégorie selon leur corrélation. On donne un titre à chaque ensemble. On peut aussi les hiérarchiser. Supprimer les mots superflus ou qui semblent trop éloignés du thème de départ après discussion avec le groupe.

Avantages : On part de la représentation qu’on se fait d’un sujet, et de ce qu’on connaît du sujet. Permet de faire émerger des idées. Favorise la cohésion du groupe et la participation de chacun.

Inconvénients : Il peut y avoir quelques difficultés de synthèse si le thème choisi est très large. Attention à ne pas bloquer les participants dans leur liberté d’expression.

Prolongement : Schéma ou choix de mots-clés.

CARTE MENTALE (Schéma CONCEPTUEL)

Définition : La technique de la carte mentale (mindmapping) part d’une idée centrale ou d’une question et permet d’organiser et de représenter l’information d’une manière visuelle et structurée. C’est en effet une représentation sous forme de schéma de toutes les liaisons possibles et hiérarchisées entre des notions, des idées ou des mots partant du thème central/question. Ce travail permet, lors d’un échange, de comparer ses propres représentations à celles des autres. Cette carte sera mise à jour tout au long du projet (concepts changés de place, regroupés, etc.)

Objectif : Regrouper les idées. Construire un diagramme qui permet d’organiser et de représenter visuellement la totalité des caractéristiques de la notion à étudier et des relations entre elles.

Méthode : Si on ne possède pas de sujet sous forme de question, passer d’abord par un remue-méninges pour constituer une liste de mots.

Placer la question de recherche au centre d’une feuille vierge placée à l’horizontale et l’encadrer. Inscrire les mots par groupement d’idée autour de la question et ajouter au dessus de chaque groupement de mots leur « thème général ». Établir des liens entre ces thématiques.

On peut utiliser de la couleur, des flèches, des images, des codes pour s’aider à repérer les relations. On peut utiliser la méthode du 3QOCP pour aller jusqu’au bout du questionnement.

Avantages : On construit un schéma à partir de ses propres connaissances mais il peut être complété selon l’élargissement des connaissances après recherches ou discussion en commun. Collectivement il permet d’instaurer un débat préalable pour éclaircir et/ou renforcer des connaissances, surtout lors de l’organisation des termes.

Inconvénient : demande un peu plus de temps

THESAURUS

Définition : Le thésaurus est une liste hiérarchisée de mots organisés par domaine thématique, portant sur l’ensemble des connaissances humaines.

Ces mots font l’objet d’un choix (descripteur = mot retenu) et sont mis en relation les uns avec les autres selon un code normalisé (Termes génériques, spécifiques, ou associés). C’est donc un outil de recherche qui donne l’environnement sémantique d’un terme.

Objectifs : Observer le cadre général dans lequel un sujet est inscrit. Explorer l’environnement sémantique d’un mot-clé.

Méthode : Dégager un ou plusieurs mots-clés du sujet.

Voir dans quelles tables ces mots apparaissent dans le thésaurus Motbis de BCDI

Ou

A partir d’une recherche dans BCDI, recherche par « thèmes » :

- Rechercher en plein texte, retenir deux ou trois notices qui semblent correspondre au sujet.
- Noter les descripteurs des notices. Ces termes sont-ils les mêmes que les mots clés choisis ?
- Refaire la recherche en utilisant le thésaurus avec le ou les descripteurs retenus.

Avantages : La navigation préalable dans un thésaurus permet de bien comprendre l’ensemble de l’idée sur laquelle on travaille, son environnement, et de préciser sa pensée. Cela permet de découvrir un ensemble complexe en mettant les éléments de cet ensemble en relation. Pas d’homonymie ou de synonymie comme dans une recherche plein texte : on trouve des mots-clés plus adaptés pour une recherche.

Inconvénient : Cette méthode prend parfois un peu plus de temps (celui de la découverte de l’environnement du terme dans le thésaurus). A utiliser quand on ne maîtrise pas bien le contexte général du sujet, pour compléter un questionnement libre.

Prolongements : Transcription d’un thésaurus en schéma. On peut ainsi le comparer à son schéma personnel et compléter ce dernier.

3QOCP ou 5W

Définition : Méthode permettant de se poser des questions : Qui-Quand-Quoi-Où-Comment-Pourquoi (en anglais 5W : Who, When, What, Where, Why ) pour explorer un sujet avant d’entamer des recherches.

Objectif : Faire le tour du thème de recherche en interrogeant chaque partie du 3QOCP.

Méthode : Répondre aux questions possibles selon le sujet.

Quoi ? de quoi s’agit-il ? (question, problème, situation)
Qui ? de qui s’agit-il ? (État / institution / groupes / personnes)
 ? où cela s’est-il produit ? (pays, région, localité)
Quand ? quand cela s’est-il produit ? (période, chronologie des événements)
Pourquoi ? pourquoi cela s’est-il produit ? (causes, origines)
Comment ? comment cela s’est-il produit ? (déroulement des événements)
Conséquences ? répercussions

Avantages : Permet de rassembler ses connaissances en questionnant toutes les facettes d’un thème. Permet une sorte d’inventaire des questions et hypothèses possibles.

Inconvénients : Valable pour un questionnement basique mais peut freiner une démarche plus personnelle et originale. Questionnement systématique, à réserver si la mobilisation d’idées personnelle (type brainstorming) ne donne rien.

Questionnement suivants des CANEVAS FORMELS

Définition : Questionnement selon différentes approches

Chronologique : Hier – Aujourd’hui – Demain

Géographique : Ville – Région – Pays – Planète

Causalité : Causes – Effets – Conséquences

Dialectique : Thèse – Antithèse – Synthèse

Négative : Ce que cela n’est pas – Ce que cela n’est surtout pas – Ne serait-ce pas –

Typologique : La forme – Les modèles – La marque

Comparative : Comportement – Idéologie – Problème de société

Objectifs : Mobiliser ses idées et surtout les organiser

Méthode : Selon le sujet on peut utiliser plusieurs canevas pour le même sujet ou en privilégier un particulièrement adapté au type de sujet, adapter un canevas.

Avantages : Ces différents canevas sont une aide à la mobilisation des idées, ils permettent un partage des tâches dans le groupe. Autre intérêt, ils peuvent être réutilisés pour la formalisation du plan

Je voudrais savoir

Définition : Il s’agit pour chacun de se poser 3 questions sur un thème, auxquelles on souhaite particulièrement trouver une réponse. Une mise en commun en groupe permet d’explorer le sujet

Objectif : S’interroger par rapport à sa curiosité personnelle.

Méthode : A partir d’un thème, chacun écrit trois questions.

Regroupement des questions par groupe de 4 et choix des questions à poser (5 ou 6). Cela permet d’instaurer une discussion dans le groupe sur la pertinence des questions et d’éviter les redondances.

En grand groupe, on écrit l’ensemble des questions.

On s’interroge sur les regroupements possibles par sous thème (sociologique, économique, politique, religieux…) et on classe les questions par couleur (chaque couleur = un sous thème)

Dans le cadre de la recherche documentaire, on s’interroge sur la meilleure méthode selon les questions posées : recherche directe dans les manuels scolaires, dans les encyclopédies, utilisation de BCDI pour trouver ouvrages documentaires, revues ou vidéo, recherche sur Internet ou venue d’un intervenant, enquête, interview, visite.

Avantages : Méthode particulièrement bien adaptée à l’ECJS. Elle fait appel à la curiosité personnelle. Plus libre que le 3QOCP et plus constructive que le remue-méninges, elle est aussi plus simple que la méthode du Cristal.

Inconvénients : Si on se limite aux aspects du sujet qui nous intéressent, on risque de ne pas faire nécessairement le tour du sujet, de ne pas voir tous les aspects d’une question.
LATHODE DU CRISTAL

Définition : Méthode qui, à partir de 7 questions, permet de les réduire à des mots clés puis à des descripteurs

Objectifs : S’interroger par rapport à sa curiosité personnelle. Trouver des descripteurs.

Matériel : Schéma du cristal

Méthode : Travail individuel ou en groupe de deux, il n’y a pas de retour en grand groupe. On va ensuite sur BCDI pour découvrir les descripteurs qui permettent d’effectuer une recherche.
- Noter le sujet de recherche au centre du schéma
- Se poser 7 questions à disposer autour
- Trouver les mots clés pour chaque question
- Transformer en descripteurs
- Construire des équations de recherche en utilisant les opérateurs booléens

Avantages : Comme la méthode du « je voudrais savoir », elle peut se combiner avec la méthode du 3 QOCP.

Inconvénients : Pas si facile de trouver 7 questions !


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