LYCÉENS À L'OPÉRA

 

Découverte d’un univers étranger : l’opéra


Le 7 décembre 2010, la classe de 1TITA du lycée Pierre Coton de Néronde, composée de dix élèves techniciens d’installations thermiques et de quatorze élèves assistants d’architecte, s’est rendue avec trois de ses professeurs à l’opéra de Lyon.

Au coeur de la cité


Ainsi, dans le cadre de l’opération «Lycéens et Apprentis à l’opéra» initiée et   financée par la région Rhône-Alpes, cette classe put assister à l’opéra bouffe en deux actes et un prologue, Les Mamelles de Tirésias, de Francis Poulenc, inspirée du drame surréaliste de Guillaume Apollinaire paru en juin 1917. Au préalable, le rideau s’est levé sur laJazz Suite, de Chostakovitch, donnant à voir la fragilité des artistes qui attendent d’entrer en piste, suivi d’une pièce instrumentale Le Bœuf sur le toit Le Boeuf sur le Toit, de Darius Milhaud ; cette représentation est une sorte de prologue aux Mamelles où l’on croise, parmi d’autres personnages inventés, ceux de l’ouvrage de Poulenc.

Pour comprendre l’enjeu des  Mamelles de Tirésias, il suffit de se référer à la préface écrite par G. Apollinaire :


J’ai écrit mon drame surréaliste avant tout pour les Français comme Aristophane composait ses comédies pour les Athéniens.
Je leur ai signalé le grave danger reconnu de tous qu’il y a pour une nation qui veut être prospère et puissante à ne pas faire d’enfants, et pour y remédier je leur ai indiqué qu’il suffisait d’en faire.

La réaction des élèves donne à penser que l’un des rôles de l’école est de les amener à rencontrer ce qu’ils n’iraient pas trouver d’eux-mêmes, en partie à cause de trop nombreux a priori qui, comme lorsqu’il s’agit d’opéra, pourrait les conduire à délaisser ce qui leur est étranger.  En effet, même si, à la sortie, ils affirmaient ne pas être devenus des fans invétérés d’opéra, ils se sont accordés à reconnaître l’intérêt de cette expérience qui leur a fait découvrir un monument remarquable associé à un spectacle de qualité, drôle et tout à fait accessible.


Il faut dire qu’en amont de cette journée, le texte avait été travaillé en cours et le cadre de l’opéra leur avait été rendu familier grâce à une visite guidée de une heure trente, l’après-midi même du spectacle.


Enfin, il est à signaler que cette journée fut également l’occasion de parcourir les rues de Lyon afin de montrer la richesse du patrimoine lyonnais, en passant devant la cathédrale Saint-Jean, l’hôtel de ville, et en se promenant dans le théâtre antique de Fourvière avant de rejoindre le quartier Saint-Paul, témoignage de l’architecture de la Renaissance.


À noter qu’il s’agissait de la quatrième participation du lycée à ce dispositif.

 

Article de presse du 15 décembre 2010