LES PERSPECTIVES

1°) LE JARDIN

Depuis cette année, un projet publié dans la presse nous informe que les jardins des Beaux-Arts vont être rénovés par la municipalité, puisque cette demande était de plus en plus fréquente chez les élus de droite comme de gauche. Les travaux débuteront cette année. Leur souhait est de réaménager le jardin afin qu’il soit mieux fréquenté. Le projet s’élève à plus de cinq millions de francs. Une série de rénovations va être accomplie sans changer l’aspect initial du lieu, ni ses limites : remise en état des escaliers (marches détériorées par des infiltrations d’eaux) et des éclairages ; entretien et renouvellement des végétaux, nettoyage des chemins en zigzag et des murs tagués. Le long des allées vont être installées des palissades verticales de roseaux. Les escaliers autour de la fontaine se rejoindront. Le jardin sera fermé le soir par des grilles. Par contre ce qui est décevant c’est qu’aucune rénovation de l’école des Beaux-Arts, en elle même, n’est envisagée pour ces prochaines années.

Ces informations nous ont été données par la responsable du projet de rénovation du jardin des Beaux-Arts.

 

2°) LE PARKING

Le second projet énoncé par la municipalité est la destruction du parking des Ursules. Malheureusement, ce projet ne pourra se réaliser qu’après mai 2014. Cette date est la fin de la concession du parking à la SEPSE. S’ils suppriment le parking, ou même seulement la terrasse, une place comme autrefois sera aménagée. Cependant ce projet n’est pas encore certain.

Mais d’ici treize ans le dessein peut changer…

 

3°) LES PROPOSITIONS SUGGÉRÉES PAR LES PERSONNES INTERVIEWÉES

Les personnes que nous avons interrogées sont toutes d’avis qu’une remise en valeur du lieu est nécessaire et que la démolition du parking s’impose.

Mis à part ces deux suggestions principales en voici d’autres plus personnalisées :

  • faire un jardin suspendu avec le parking en-dessous.
  • faire un jardin public sur l’emplacement du parking.
  • rénover les allées, les escaliers ; rétablir la fontaine et la cascade.
  • ne laisser qu’un parking en sous-sol.
  • construire un jardin d’agrément avec une vue sur l’ancien jardin [proposition de M. Claude Poty, ancien étudiant et enseignant d'arts plastiques en retraite :

Au cours de nos nombreuses recherches, et grâce à notre expérience personnelle, nous pouvons affirmer que l’Ecole des Beaux-Arts et son magnifique jardin ont été détériorés par une réalisation urbanistique hâtive, et sans aucune réflexion sur les conséquences du parking dans l’avenir. Nous ne comprenons pas qu’un lieu, à l’origine, si animé et apprécié des Stéphanois soit devenu un lieu déserté par les promeneurs et privilégié pour la délinquance, en moins de quarante ans, sans qu’aucune contestation ne se fasse entendre. Mais ce qui est encore plus alarmant, c’est que les institutions chargées de la délinquance et les services de l’ordre, n’aient rien fait pour y remédier depuis toutes ces années. Les rénovations prévues par la Mairie ne seront certes pas négligeables, puisqu’elles redonneront un aspect attrayant et nouveau au site, mais elles ne suffiront pas à rétablir le calme d’autrefois. Ces marginaux se sont désormais appropriés cet espace, et ces résolutions ne les dissuaderont pas de saccager ce lieu et d’en faire leur « territoire ». Malheureusement, il nous semble que ces intentions sont trop tardives pour se réaliser comme souhaitées. Mais si les utilisateurs du parking, les passants et les chiens ne considéraient pas ce lieu comme une « poubelle » ainsi qu’ à des « toilettes », il deviendrait plus plaisant. Bien sûr le vandalisme, l’alcoolisme et la drogue, étant un phénomène de société, il ne disparaîtra qu’avec un changement de mentalités des générations futures. Mais cette expérience nous confirme que l’urbanisation et le progrès sont des facteurs incontestables, dans ce cas, de la délinquance et de l’incivilité de la population. Ce qui nous amène à dire que l’homme est le propre destructeur de l’univers merveilleux dont il rêve, ceci s’explique en partie par les mentalités individualistes et anti-sociales qui caractérisent l’époque actuelle. Ces comportements sont malheureusement insolubles.