LE QUARTIER DES GAUDS :
UN QUARTIER EN MUTATION
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1°) UN PÔLE CULTUREL DANS LA VILLE *Lécole des Beaux-Arts de Saint-Etienne est située au sommet du jardin public des Ursules. Son bâtiment dominant la ville est construit en appareillage de briques, de pierres et dardoises qui rappelle le style Louis XIII. Lécole fut construite par larchitecte Etienne Boisson en 1859 sur lemplacement du clos Giraud. Le bâtiment est gracieusement campé sur le mitan de la colline Sainte Barbe. Le jardin est aménagé avec des rocailles artistement disposées au-dessous, pour dissimuler lescarpement dune ancienne carrière abandonnée. Il est coupé par un chemin zigzaguant en travers de ces parterres de pelouse et de massifs verdoyants. Deux ans avant la construction de lécole, la place des Ursules est mise en communication avec le clos Giraud au moyen de deux escaliers. Les aménagements faits en 1860 existent toujours, mis à part la fontaine. Autrefois les enfants pêchaient des têtards dans le bassin, jouaient dans le jardin de lécole, ainsi que leurs mères qui venaient y tricoter. Le jardin était très bien fréquenté, cétait un lieu de rencontre et de promenade pour les habitants du quartier, car latmosphère était calme, reposante. Les gens étaient charmés par leau tombant en cascade dans le bassin au milieu des nénuphars et des plantes, même si en 1860, le jardin a été un des principaux lieux de prostitution de Saint-Etienne. Malgré cela, tous les gens que nous avons interrogés et nous-mêmes, trouvons que ce lieu est « merveilleux » car la présence dun « château » en bon état de la fin du 19e siècle dans le centre ville est peu commun. Cet endroit forme un îlot dans la ville. Cest un lieu privilégié permettant dobserver la ville puisquil est planté sur la colline. Lintérieur de la Serre, située à droite du bâtiment, formait lendroit le plus « merveilleux » de lEcole car depuis cette salle, les étudiants avait une vue sur le bassin, les arbres, les sculptures, et bien sûr le jardin avec ses rochers, ses petits recoins, et enfin la place du marché. Tout ce paysage que le lieu leur donnait, les élèves le dessinaient depuis les salles du premier étage et naturellement depuis la Serre qui servait à dessiner la nature, (désormais, la Serre est une galerie dexposition). La grotte en rocaille avait également un caractère merveilleux. Lécole des Beaux-Arts a deux entrées : le parking des Ursules et 15 rue Henri-Gonnard. Elle a une superficie de 5000 m2 et accueille 500 élèves, un effectif record en France pour une école des Beaux-Arts. Les cours sont assurés par 36 professeurs territoriaux denseignement artistique. LEcole dispose dune notoriété excellente et rayonne au plan international. Le directeur de lEcole des Beaux-Arts se nomme Jacques Bonnaval.
Un projet de construction dun théâtre à titre provisoire fut adopté le 1er Novembre 1851, par le conseil municipal. Linauguration eut lieu le 22 Décembre 1853. Cet établissement fut baptisé plus tard Théâtre Massenet. Au cours des années, il fut consolidé et restauré plusieurs fois, en particulier en 1896 par larchitecte Lamaizière. Ce théâtre « provisoire » était une petite salle ronde, une véritable bonbonnière à étage mais admirablement proportionnée. Il contenait outre les loges du maire et du préfet, 1356 places. Le théâtre était renommé pour sa parfaite acoustique et les plus grands artistes de lépoque aimaient à sy produire. Un incendie le détruisit entièrement dans la nuit du 17 Février 1928. depuis il na pas été reconstruit sur le même lieu. Sur son emplacement sélève aujourdhui le parc à voiture des Ursules.
2°) LES MODIFICATIONS DU QUARTIER *Le Furan , qui autrefois passait au pied de la colline à ciel ouvert, coule désormais au niveau du sous-sol du parking des Ursules dans un lit souterrain, et se prolonge jusque sous la place du Peuple.
*Le parking des Ursules Sur lemplacement du marché en plein air des Ursules, sélève un parking (voir p45) car le problème de stationnement et de circulation automobile, constituait un problème majeur pour la municipalité de SaintEtienne. Au cur même de la ville, les places des Ursules et Albert Séon, seulement séparées par la rue Ronsard, présentaient les 8700 m2 au sol nécessaires, concédés par la Ville pour la réalisation de louvrage. Le montant des travaux sélevant à quinze millions de francs, la municipalité a décidé de concéder le parking à une entreprise privée, pendant trente ans. Cest la société « Esso standard » par lintermédiaire de la SEPSE qui a financé louvrage. La concession prend fin en Mai 2014. A lexpiration de cette concession, la ville prendra possession du parking, des installations, des aménagements intérieurs, des équipements et appareils indispensables au fonctionnement du parc de stationnement des Ursules. Les quatre impératifs que la Municipalité et la SEPSE se sont fixés sont :
La Société dExploitation des Parkings de Saint-Etienne (SEPSE) sest occupée de la construction du parking des Ursules. Les travaux ont débuté le 2 janvier 1967. Mais avant, les forains ainsi que tous les vendeurs du marché ont été transférés dans les Halles couvertes dans les magasins longeant la rue Ronsard et le long des trottoirs. La construction sopère en trois phases :
Malheureusement, des incidents sont survenus. Au mois de juillet 1967 des fissures verticales dues à des infiltrations deaux usées apparaissaient dans le mur de soutènement qui servait à maintenir la colline Sainte Barbe. Un affaissement de terrain était constaté au pied de lEcole des Beaux-Arts. 3000 m2 de terre ont été ajoutés. Les employés municipaux rangeaient leur matériel dans les arcades qui soutenaient jusquà présent le jardin, mais en les démolissant, les ouvriers ont fragilisé la colline, ce qui explique ce glissement de terrain. Les grèves de Mai-Juin 1968 ont également retardé les travaux. Le parking des Ursules comporte :
Cependant, seul lhéliport promis reste absent. Lentrée du parking se fait du côté sud face aux Halles, et les automobilistes sortent par la rue Ronsard. Une entrée " stylisée " permettra laccès à lécole de Dessin. Après 28 mois de travaux, le parking sest enfin achevé; son inauguration sest déroulée le 10 Mai 1969. La veille, un énorme geyser de quinze mètres a surgi rue Ronsard, les eaux sécoulaient à travers la station; ce geyser est dû a une faute professionnelle (brisement dune conduite alimentant un poteau incendie). Cet événement est ressenti comme un mauvais présage. M.Duverney, le président directeur général de la société des parkings de Saint-Etienne, donna laccès gratuit au parking jusquau 20 Mai 1969 afin que les gens se familiarisent au fonctionnement du nouveau parc de stationnement. Aujourdhui le tarif pour une heure est de neuf francs alors quil nétait que dun franc, au lancement. Lors de louverture du parking, il était possible dacquérir des places pour trente ans. |