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A. Mendez, écrivain guatémaltèque, rencontre des lycéens de seconde et terminale

Publié le vendredi 12 novembre 2010 par Luc Channelliere
Modifié le 5 mai 2017


Un écrivain Guatémaltèque à la rencontre d'élèves du lycée H. Carnot

Un écrivain Guatémaltèque au lycée H. Carnot

Dans le cadre du festival des bellas latinas, le lycée H. Carnot a eu le plaisir d'accueillir, Alejandro Mendez, écrivain Guatémaltèque et auteur de nouvelles fantastiques. Animée par M. Dubruc (enseignante d'Espagnol) cette journée a permis aux lycéens de mieux connaître la littérature Sud Américaine.

Sa visite a été organisée en deux parties. Le matin il a rencontré deux classes de seconde qui avaient étudié certaines de ses nouvelles en Français (les ombres du jaguar) avec C. Blanc et F. Durieu.

L'après midi, s'est articulée autour d'une conférence " Mendez, témoin acteur d'une société latino américaine" avec les classes de terminales SVT et SI encadrées par les enseignants d'histoire géographie, Ch. Paterna et D. Gallant. Lors de cette conférence, a été abordé la problématique de la violence et des conflits politiques en Amérique centrale.

Pour Francisco Alejandro Mendez, cette immersion dans les lycées français lui permet de partager son quotidien et de faire vivre aux lycéens ces diverses expériences. Son statut de journaliste lui confère une position de privilégié, qui comporte aussi des risques liés aux trafics de drogue et crime organisé mais aussi aux guérillas ethniques. Sa fonction lui permet d'être là où ne peuvent être la plupart des gens, de vivre des situations enrichissantes et surtout relater ce qu'il vit ensuite. Même s'il subit la censure voir l'autocensure quand sa vie est en jeu. Le Guatemala est un pays géo stratégique pour les Etats-Unis. Sa position en Amérique Centrale sert de pont pour passer la drogue et subit une forte immigration vers les Etats-Unis. C'est le dernier pays avant de rejoindre l'Amérique du Nord.

Aujourd'hui, le Guatemala c'est vingt trois ethnies (mayas, noirs, métisse, …). Cette diversité permet un bouillon de culture qui inspire et donne de la matière à écrire. Pour A. Mendez, être journaliste cela lui a permis de développer une certaine sensibilité. Les faits réels, vécus, lui servent dans ses fictions, lui offrent la possibilité de montrer un monde différent.

Au cours de sa conférence, A. Mendez a abordé l'avènement d'internet dans son pays. L'apport de cet outil a permis de développer des blogs ou autres supports permettant une pluralité d'expression sans commune mesure avec ce qu'il a connu dans les années quatre vingt. L'accès internet est limité mais en plein développement. Depuis 1996 et la fin de la guerre civile, les Guatémaltèques ont volonté à savoir ce qui s'est passé auparavant. Il cherche à comprendre et découvrir la vérité sur cette période. Pour l'anecdote, des claviers avec l'écriture maya ont été fabriqués afin de permettre aux ethnies mayas de témoigner sur ce qu'ils ont vécu entre 1960 et 1996. A cela s'ajoute une campagne d'alphabétisation et une croissance forte qui incite le pays à se construire intellectuellement. Signe des temps, Le Guatemala, pays machiste, donne la parole aux femmes. Celles-ci ont compris le rôle qu'elles pouvaient jouer dans la reconstruction culturelle de leur nation.

Grâce à Alejandro Mendez, les lycéens ont pu découvrir , s'imprégner, vivre la culture Sud Américaine. Ils sont ressortis de la conférence avec une meilleure visibilité sur cette nation.

A. mendez encadré par S. Vila, Ch. Paterna, M. Dubruc et D. Gallant enseignants