Visite au musée des Beaux-Arts
jeudi 4 mars 2010 - CE1
Article mis en ligne le 11 mars 2010

par Gilles David
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De 9h15 à 10h45, notre classe de CE1 a fait un parcours dans le palais Saint-Pierre sur le thème des animaux légendaires. Nous avons pu découvrir plus particulièrement 5 œuvres, détaillées par notre guide. Voici ce que nous avons retenu…

  • « Persée délivrant Andromède ».

Cette sculpture en terre de Joseph Chinard, lyonnais, date de 1791. Persée est un jeune homme héroïque, demi-dieu possédant des petites ailes sur la tête et aux chevilles. Il a sauvé une jeune femme, Andromède, des griffes d’un monstre ressemblant à un dragon doté d’une corne sur le museau tel un rhinocéros. Ce dernier git à terre, la langue pendante, terrassé, sous les pieds de Persée. Une autre créature a été tuée par Persée. Il s’agit de « Méduse ». Cette créature à visage de femme et corps de poisson avait un pouvoir particulier : il lui suffisait de regarder quelqu’un pour le pétrifier et le changer en pierre. Persée, rusé, l’a vaincue en se servant d’un bouclier d’Athéna (déesse de la guerre) poli comme un miroir. Il a pu observer le reflet de Méduse et lui couper la tête sans que leurs regards ne se croisent directement. Ce bouclier est orné d’une gravure de Pégase, cheval volant. (image = œuvre vue)

  • La deuxième œuvre est une sculpture antique en marbre.

Elle se trouve dans la première pièce à gauche du musée. Un dragon ailé, aux dents pointues et au museau (orné d’une houppette et d’une barbichette) ressemblant à celui d’un chien, a le cou pris dans un collier et est tenu en laisse par une femme. Son poitrail montre un alignement régulier de bosses, ses pattes sont recouvertes de plumes… L’histoire veut que ce dragon ait voulu manger une femme nommée Marguerite. Il la pourchassa et l’avala. Celle-ci resta coincée dans le cou de la bête grâce au collier de pierres précieuses qu’elle portait. L’animal proche de l’étouffement la recracha et n’eut d’autre possibilité que de se soumettre à Marguerite qui le domestiqua et lui mit son collier autour du cou ! (image à titre illustratif)

  • Sculpture en bois doré.

Il s’agit d’étagères faites pour l’intérieur d’un riche marchand italien du 18e siècle (années 1750 environ). Deux têtes étranges sur chaque côté ressemblent à des dragons tels que nous pouvons les imaginer. Au centre de la sculpture repose un grand vase blanc décoré d’un dragon rouge à 8 pattes et à tête de lion. Il ressemble à un dragon chinois, symbole de force et d’énergie. Ce dragon est supposé pouvoir vivre dans l’eau, dans l’air et sous la terre ! (image à titre illustratif)

  • « Saint-Georges terrassant le dragon » est un vitrail d’Eugène Grasset et Lucien Bégule.

Il date de 1889. Un vitrail est une réalisation faite avec des morceaux de verre colorés, maintenus les uns aux autres par des fils de plomb. On en trouve principalement dans les églises. Cette œuvre semble sortie du Moyen-Âge. Elle représente un château fort au bas d’une montagne, une princesse épuisée près d’un arbre, et surtout un chevalier armé sur un cheval blanc (effrayé et cabré) qui plante une lance dans un dragon à terre. Ce dernier voulait manger la princesse… Ce dragon a une tête de serpent, des pattes de crapaud et de poule, un corps de crocodile, des ailes d’aigle. Les artistes ont donc créé leur dragon en assemblant des éléments d’animaux différents. La robe de la princesse a les mêmes couleurs que le dragon (camaïeu de bleus et de verts). Georgius était turc et membre de l’armée romaine. Il a défendu une ville où un dragon mangeait des jeunes gens. De cette légende, les artistes ont tiré ce vitrail.
(image = œuvre vue)

  • Dernière œuvre : « Saint-Jean-Baptiste et Saint-Michel » de Benvenuto di Giovanni (Italie, 1480).

Deux personnes auréolées sont côte-à-côte. Une créature à corps de serpent, tête de chien et dotée de deux ailes rouges de la forme de celles d’une chauve-souris, est piétinée par l’un des deux hommes représentés. Le vainqueur est un ange blond ailé, vêtu d’une armure bleue ornée d’or et de perles, et d’une courte jupe marron. Il a planté sa lance dans la tête de l’animal. Ce « guerrier » est Saint-Michel. Il a les jambes habillées de chausses remontant au niveau des genoux et de la même couleur kaki que le monstre. Dans l’occident chrétien de l’époque, le dragon représentait le mal. (image à titre illustratif)



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