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A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911
Alexandre Benois - Étude pour le décor de Pétrouchka de Stravinsky-1911

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911Théâtre A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Opéra A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Musique A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Expos A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Cinéma A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Colloques et conférences  A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911  Festivals et salons

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THEÂTRE

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 LE GARS (МОЛОДЕЦ) de Marina Tsvetaïeva - Lucie Berelowitsch & Vladimir Pankov
du 6 au 10 février 2008
au Théâtre des Ateliers 5 rue du petit David 69002 Lyon - Tel. 04 78 37 46 30

« Ceci est l’histoire d’une jeune humaine qui aima mieux perdre ses proches, soi-même et son âme que son amour. Ceci est l’histoire d’un damné qui fit tout pour sauver de soi celle qu’il devait infailliblement perdre. D’une humaine devenue inhumaine. D’un damné devenu humain. Et finalement, de deux devenus un. Et voici enfin la Russie, rouge d’un autre rouge que celui de ses drapeaux d’aujourd’hui »
Marina Tsvetaïeva.

Présentation "A la fois ancré dans le folklore russe et profondément moderne, Le Gars pose la question de la transgression, de la fascination de l’interdit, à travers le mythe fantasmatique et érotique du vampire. C’est la dépendance amoureuse qui devient le sujet principal de l’œuvre, l’endroit où l’amour peut impliquer la non-liberté."


Марина Цветаева - МОЛОДЕЦ Сказка
Борису Пастернаку — «за игру за твою великую, за утехи твои за нежные...»
"Синь да сгинь — край села,
Рухнул дуб, трость цела.
У вдовы у той у трудной
Дочь Маруся весела"...

Version intégrale du texte dans http://www.ipmce.su/~tsvet/WIN/verse/molodec.html

Цветаева, Марина Ивановна dans Wikipedia en russe
Marina Tsvetaïeva dans Wikipedia en français

http://www.tribuna.ru/news/2007/11/13/news3876/
Молодец. Марина Цветаева. Франко-российский проект Проекты "Трибуны"
"
Жизнь Марины Цветаевой - это поэтическая ярость и одержимость. Это вечная неустроенность, революция, чужбина, одиночество. И посреди всего этого - единственная правда, обжигающая и головокружительная: правда слова. Есть одна поэма-сказка, которая следовала за Мариной повсюду, от Москвы до Праги проездом через Берлин, потом в Париж. Это «Молодец» - история девушки-крестьянки, влюбившейся в вампира. История безумной, абсолютной любви. Сначала Марина написала ее по-русски, а потом переписала по-французски: на том особом, своем французском языке, что соответствовал ее поэтической вокализе, ритму ее родного, русского языка."
Постановка: Владимир Панков (Россия), Люси Берелович (Франция) - Участвуют французские и российские актеры и музыканты

http://inout.ru/?action=pv&id=396735

Молодец
Франко-русский проект Театра Наций и студии Владимира Панкова "SounDrama" по мотивам поэмы-сказки Марины Цветаевой "Молодец".
"Сюжет о любви крестьянской девушки Маруси и вампира для режиссеров - выпускников РАТИ Владимира Панкова и Люси Берелович - оказался не главным. Спектакль рождается из причудливого сплава живой рок-музыки, французской и русской стихотворной речи, стилизованной под отечественный фольклор, старинные плачи, обрядовые песни и колыбельные. Играют русские и французские актеры, а также музыканты из студии "Саудрама". Первые показы прошли в Шербуре, московская премьера состоялась в рамках фестиваля NET."
Рок-фолк-опера Марины Цветаевой
"Для меня "Молодец" - это автобиография самой Марины Цветаевой, это ее разговор с Богом, это настоящая греческая трагедия", - рассказывал перед премьерой Владимир Панков. Цветаева начала писать сказку о "сестрах-близнецах" - любви и смерти - еще в Москве до эмиграции, продолжила в Берлине и завершила в Праге в 1922 году, а позже, перебравшись в Париж, создала оригинальный французский вариант, основанный на традициях русского фольклора.Для Панкова, человека, придумавшего несколько лет назад новый театральный жанр - "саудрама", эта мелодичная сказка стала настоящим подарком: "Когда я прочитал поэму "Молодец", то понял, что Марина Цветаева создала настоящую оперу или рок-оперу или ораторию, то есть произведение именно для жанра «саундрамы», где звук, музыка - это главные действующие лица, где сам текст - музыка, где каждый артист - это музыкальный инструмент, и весь спектакль строится по музыкальной партитуре"... Lire la suite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911

 

 




 

 

 


 

             

                                      

 

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OPERA


 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 LA DAME DE PIQUE de Piotr Ilitch TCHAÎKOVSKI et Alexandre POUCHKINE

du 24 janvier au 5 février 2008 à l'OPERA DE LYON

www.opera-lyon.com
1, Place Comédie - 69001 Lyon
04 72 00 45 00

OPÉRA EN TROIS ACTES, 1890

Direction musicale : Kirill Petrenko
Mise en scène : Peter Stein

Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Peter Stein, un œil extraordinaire

 

"La Dame de Pique, œuvre tardive créée à Saint-Petersbourg en 1890, est sans doute le plus grand succès
de la carrière lyrique de Tchaïkovski.
C'est le propre frère du compositeur, Modeste, qui rédigea le livret, dérivé de la nouvelle éponyme de Pouchkine."

 

 

Tout sur La Dame de pique dans Wikipedia

La Dame de pique (Пиковая дама en russe) est une nouvelle d'Alexandre Pouchkine publiée en 1834. Structurée comme un conte, cette histoire met en scène des personnages aux traits empruntés au théâtre populaire de l'époque. Cette courte nouvelle sera d'ailleurs adaptée en livret d'opéra par Piotr Ilitch Tchaïkovski : La Dame de pique.
Résumé
:
Au cours d'une soirée de jeu, deux jeunes hommes de la bonne société russe du XIXe siècle parlent entre eux du pouvoir que détiendrait la comtesse Anna Fédotovna, grand-mère d'un des interlocuteurs, Tomski. Cette femme aurait le don de deviner à l'avance les trois prochaines cartes tirées au cours d'un jeu de hasard.
Fasciné par les perspectives de richesse que pourrait lui amener ce pouvoir, Hermann, jeune officier du génie, use de tous ses charmes pour courtiser Lisabeta Ivanovna, jeune demoiselle de compagnie auprès de la comtesse, afin de pouvoir s'approcher de cette comtesse et lui soustraire son secret.
Au cours d'une soirée, alors qu'il a rendez-vous avec Lisaveta dans sa chambre, il s'introduit dans l'autre porte, et se cache dans un cabinet de travail. Après plusieurs heures d'attente, il entre dans la chambre de la comtesse pour découvrir le secret. Paniquée sous la menace d'une arme, celle-ci s'effondre et meurt.
Le soir de l'enterrement de la comtesse, Hermann a une vision, dans laquelle la comtesse entre chez lui et lui révèle le secret et les fameuses cartes : le trois, le sept et l'as. Mais en échange, elle lui fait promettre d'épouser sa pupille, Lisaveta, et de ne plus jouer. Sûr de lui et de sa vision, il joue avec succès les deux premières cartes. En jouant toute sa fortune sur l'as, la troisième carte, il voit alors que la troisième carte tirée est la dame de pique. Il s'effondre, ruiné, et sombre dans la folie. Dans un hôpital, il marmonne : « trois, sept, as ; trois, sept, dame ».
Lisaveta Ivanovna épousa un fort aimable jeune homme et Tomski épousa la princesse Pauline.


Лариса Дядькова
в роли Графини
(театр Ковент-Гарден)

Larissa Diadkova
dans le rôle de la Comtesse
(Théâtre de Covent-Garden)

 

Tout sur Piotr Ilitch Tchaïkovski dans Wikipedia

Wikipedia en russe

"Piotr Ilitch Tchaïkovski (en russe : Пётр Ильич Чайкoвский) est un compositeur russe de l'ère romantique né le 25 avril du calendrier julien / 7 mai 1840 à Votkinsk et mort le 25 octobre du calendrier julien/6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg. Bien qu'il ne fasse pas partie du groupe de compositeurs nationalistes dénommé Groupe des Cinq, sa musique est connue et admirée pour son caractère russe ainsi que pour ses riches harmonies et ses mélodies enjouées. Tchaïkovski était un compositeur éclectique. Son œuvre, d'une inspiration plus occidentale que celle de ses contemporains, incorpore en effet des éléments internationaux, mais ceux-ci sont additionnés à des mélodies folkloriques nationales.
Orchestrateur génial, doté d'un grand sens de la mélodie, Tchaïkovski composa dans tous les genres, s'illustrant particulièrement par ses œuvres symphoniques et par ses opéras. C'est également lui qui donna ses lettres de noblesse au ballet, ajoutant une dimension symphonique à un genre auparavant considéré comme "inférieur".
Tchaïkovski est aujourd'hui salué, en Russie, comme ailleurs dans le monde, comme un des compositeurs majeurs et sa popularité semble désormais durablement établie."

Dernier portrait
de Tchaïkovski
en 1893

 

Tout sur Alexandre Pouchkine dans Wikipedia (en français)

Wikipedia en russe

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (en russe : Александр Сергеевич Пушкин) est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le 6 juin 1799 (26 mai 1799 selon le calendrier julien) et mort à Saint-Pétersbourg le 10 février 1837 (29 janvier 1837 calendrier julien).
Il était l'arrière-petit-fils d'Abraham Hanibal, un prince éthiopien au destin étonnant, capturé par des marchands d'esclaves au service des Ottomans et devenu le filleul de Pierre le Grand...

Citations
Vladimir Weidlé : « Un poème de Pouchkine, traduit honnêtement mais sans miracle, produit l’impression la plus fâcheuse, celle du lieu commun » La qualité de son œuvre tient en propre à la langue russe qu’il a utilisée comme une musique.

Bielinski disait de lui que : « ses vers étaient profondément différents quant au fond et quant à la forme d’une année sur l’autre ».

En 1815 Joukovski écrivit : « Notre jeune et prodigieux Pouchkine est l’espoir de notre littérature ».

Alexandre Pouchkine inaugura une nouvelle littérature russe en l'affranchissant de sa dépendance à l'égard de normes étrangères. Gogol, Dostoïevski, Tolstoï, qui furent de la génération suivante, se sont tous inspirés de son œuvre, ainsi que les compositeurs russes Tchaïkovski et Moussorgski. Pouchkine voulait « dire simplement des choses simples ».

Portrait (huile)
d'Alexandre Pouchkine
par Vassili Tropinine,
1827.

 

 

 

 



 

 

 

 

 

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MUSIQUE

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Evgueni Koroliov, piano
Vendredi 25 janvier à 20h30
"Les Grands interprètes"
à l'Auditorium de Lyon -
149, rue Garibaldi – 69003 Lyon - 04 78 95 95 95

J. S. Bach : Suite française n° 3, en si mineur, BWV.814
F. Couperin : La Verneuil – Sœur Monique – Le Tic-Toc-Choc, ou Les Maillotins
Debussy : Suite bergamasque
Rameau : Gavotte et six doubles des Nouvelles Suites
Ravel : Pavane pour une infante défunte – Menuet – « Toccata » du Tombeau de Couperin
J. S. Bach : Suite française n° 5, en sol majeur, BWV.816

Né en 1949, Evgeni Koroliov est originaire de Moscou. Lauréat de nombreux Prix Internationaux dont le Prix Bach de Leipzig, le Prix Van-Cliburn, le Grand Prix Clara Haskil de Vevey-Montreux, il a étudié dès son plus jeune âge le piano à l'Ecole Centrale de Musique de sa ville natale, puis a intégré le prestigieux Conservatoire Tchaïkovski.
Koroliov quitte son pays. en 1976, pour s'établir en Yougoslavie avec son épouse. Deux ans plus tard, il est appelé à Hambourg où il enseigne le piano au Conservatoire. Outre les classiques et romantiques, Evgeni Koroliov a des affinités particulières avec Jean-Sébastien Bach. Depuis une dizaine d'années, il s'est ainsi imposé sans conteste dans le monde comme l'un de ses grands serviteurs.


Королёв, Евгений (пианист)

Евге́ний Королёв (род. 1 октября 1949, Москва) — русско-германский пианист.
Окончил Московскую консерваторию, где учился сперва у Льва Оборина, а затем у Льва Наумова. В 1976 г. женился на иностранке и уехал из СССР в Югославию. С 1978 г. преподаёт в Гамбургской Высшей школе музыки. В 1977 г. стал лауреатом Международного конкурса пианистов имени Клары Хаскил, завоёвывал также призы и награды на других международных конкурсах.
Наиболее широкое признание Королёв получил как исполнитель произведений Иоганна Себастьяна Баха: уже в 17-летнем возрасте он выступил в Москве с концертом, в ходе которого исполнил целиком «Хорошо темперированный клавир». Уже в Германии он осуществил записи «Хорошо темперированного клавира», «Искусства фуги», Гольдберг-вариаций и других произведений Баха, получившие высокую оценку критики и специалистов: Дьёрдь Лигети, в частности, заявил, что если бы ему позволили взять с собой на необитаемый остров только одно музыкальное произведение, то он выбрал бы Баха в исполнении Королёва (газета «Stuttgarter Zeitung» [1]). Среди других записей Королёва — «Времена года» Чайковского, произведения Гайдна, Шуберта, Дебюсси, Прокофьева и др
http://ru.wikipedia.org


 



A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 CHANTS DES MONASTÈRES DE RUSSIE

Chœur d’Hommes du Monastère Saint-Alexandre Nevsky de Saint-Petersbourg
Direction Boris Satsenko

Samedi 1er décembre 2007 à 20h30
à la Chapelle de la Trinité
29-31, Rue de la Bourse, 69002 Lyon - Tel : 04 78 38 09 09


http://www.lachapelle-lyon.org/flash/fr/index01.html

 


http://www.latoisondart.com/trinite.html

"Le Chœur d'Hommes de la Laure de la Trinité Saint-Alexandre Nevsky a été fondé en 1996 lors de la restauration de la vie monastique dans l'enceinte de ce monastère fondé par Pierre Le Grand durant les premières années de la construction de Saint-Pétersbourg. Le premier directeur du chœur fut le Père Dimitri DACHEVSKI. Depuis l'année 2000, c'est Boris SATSENKO qui est le chef principal du chœur.
L'ensemble est constitué en majeure partie de chanteurs professionnels et également d'étudiants en technique vocale et en direction chorale du Conservatoire d'Etat Rimsky-Korsakoff de Saint-Pétersbourg. Le haut niveau de leur formation musicale leur permet l'exécution d'un répertoire très varié.
Ce répertoire est constitué de pièces religieuses de la tradition monastique et d'œuvres sacrées de compositeurs russes : Degtiarev, Kalinnikov, Tchesnokov, Tchaikovsky, Bortniansky, Arkhanguelsky, Rimsky-Korsakoff...
Hormis la participation aux offices liturgiques, l'ensemble est très actif dans la vie culturelle de Saint-Pétersbourg. Il a participé à de nombreux festivals et concerts dans les meilleures salles de Saint-Pétersbourg et de sa région.
Boris SATSENKO, directeur
Boris SATSENKO est né en 1979 à Saint-Pétersbourg. Il débute ses études musicales à l'âge de 5 ans. A 7 ans, il intègre l'Ecole de Chant de la Capella Glinka de Léningrad puis poursuit ses études au Conservatoire d'Etat Rimsky-Korsakoff. Il étudie également à l'Institut Pédagogique A. I. Hertzen de Saint-Pétersbourg.
Parrallèlement, dès l'âge de 16 ans, il s'initie aux fondements de l'art du chant liturgique dans diverses églises de sa ville natale et rejoint en 1996, le Chœur du Monastère de la Trinité Saint-Alexandre Nevsky, où il poursuit sa formation auprès du Père Dimitri DACHEVSKY. De simple chanteur, il devient chef-adjoint puis prend les rênes de l'ensemble en remplacement du Père DACHEVSKY durant l'année 2000."

" Мужской хор Свято-Троицкой Александро-Невской Лавры".
Мужской хор Свято-Троицкой Александро-Невской Лавры был образован 1996 году, после возобновления в обители монашеской жизни. Первым регентом мужского хора был священник Димитрий Дашевский. В репертуаре хора - духовные произведения известных русских композиторов: С. Рахманинова, П. Чеснокова, С. Трубачева, А. Гречанинова, о. Димитрия Дашевского. Хор выступал с сольными концертами в Санкт-Петербургской Академической капелле, С 2000 г. регентом хора является Борис Саценко. В состав хора входит 30 человек, в основном - выпускники и учащиеся Санкт-Петербургской Духовных школ и Санкт-Петербургской Академической Консерватории.

http://lavra.spb.ru/index.php?option=com_content&task=view&id=60&Itemid=35

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 ARCADI VOLODOS, piano

Clementi Sonate pour piano op. 25 n° 5
Brahms Klavierstücke op. 76 – Variations pour piano op. 21 n° 1
Schumann Scènes de la forêt op. 82
Liszt «Après une lecture du Dante» (des Années de Pèlerinage/Italie)

Auditorium de Lyon
Lundi 26 novembre 20h30
149, rue Garibaldi – 69003 Lyon - 04 78 95 95 95

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadi_Volodos
Arcadi Volodos (en russe : Аркадий Володось) est un pianiste russe né à Saint-Pétersbourg le 24 février 1972. Il est surtout reconnu pour ses interprétations de Sergueï Rachmaninov et de Franz Liszt ainsi que pour ses transcriptions.
S'il toucha pour la première fois un piano à l'âge de 8 ans, il suivit d'abord des études de chef d'orchestre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, Ce n'est qu'après qu'il s'intéressa sérieusement au piano, à l'âge de 16 ans. Il part en 1987 étudier au Conservatoire de Moscou avec Galina Eguizarova. En 1993, il vient en France pour étudier une année au Conservatoire de Paris avec Jacques Rouvier. Enfin, il étudie depuis à l'École supérieure de musique Reine-Sophie à Madrid avec Dmitri Bashkirov.
Il se produit aujourd'hui sur les plus grandes scènes mondiales, du Carnegie Hall au théâtre des Champs-Élysées en compagnie des plus grands chefs d'orchestre tel Seiji Ozawa ou encore Alexander Lazarev et James Levine.

http://www.arte.tv/fr/art-musique/Maestro/Interviews/Artistes-S-Z/723222.html
Arte : Interview avec le pianiste Arcadi Volodos - Teresa Pieschacón Raphael

On vous appelle le « virtuose qui ne sourit pas »
(Rire). Je ne lis jamais ce que l’on écrit à mon sujet. De plus, je n’aime pas la façon dont on emploie aujourd’hui le terme virtuose, qui ne qualifie plus que la rapidité, la puissance, le caractère démonstratif, et pas l’art véritable. Cette performance sportive n’a pour moi rien à voir avec la virtuosité, qui est quelque chose de bien plus complexe. Un virtuose doit pouvoir ajouter une note poétique, des couleurs, des nuances. Aujourd’hui, pourtant, le public est moins exigeant.

Vous ne pouvez pas nier que votre répertoire, qui consiste essentiellement en arrangements, paraphrases et interprétations virtuoses, comprend certains éléments démonstratifs ?.
Le côté « spectacle » et clinquant ne m’intéresse absolument pas. La plupart des gens ne sont pas suffisamment cultivés, et n’ont souvent pas d’opinion propre. Une pièce de Liszt offre d’innombrables possibilités de découverte de la musique et du piano. Cette grande inspiration, cette rapidité de composition… C’est réellement impressionnant........................
la suite sur http://www.arte.tv/fr/art-musique/Maestro/Interviews/Artistes-S-Z/723222.html.

Аркадий Володось -

1972 Санкт-Петербург

Аркадий Володось, один из наиболее успешных музыкантов своего поколения...

http://www.peoples.ru/art/music/classical/volodos/

http://www.mmv.ru/interview/28-06-2001_volodos.htm
Интервью с Аркадием Володось

- Верно ли, что Вы не собирались становиться музыкантом?

- Да. Я родился в Ленинграде, в музыкальной семье, мои родители - вокалисты; и мама, взяв меня за руку, отвела меня во Второе хоровое училище.

- Серьезно заниматься фортепьяно Вы начали сравнительно поздно...

- Совершенно верно. В училище, где готовили дирижеров-хоровиков, конечно, преподавали общее фортепьяно, но всерьез я начал учиться в 16 лет. Обстановка и методика преподавания в Ленинграде мне не понравились, и я уехал в Москву.

- Кто были Ваши педагоги?

- Моим первым серьезным педагогом стала Галина Егиазарова, и я очень многим ей обязан.

- Что именно она Вам дала?

- Она учила меня музыке. Знаете, ведь, чем обычно занимаются педагоги? Мучают детей. Но у нас было иначе - то было общение двух музыкантов, я очень много слушал, и она дала мне уверенность в себе. Потом я занимался у нее в Мадриде - она была ассистентом Дмитрия Башкирова, и у самого Башкирова я также учился, а кроме того - в Париже, у Жака Курвье.

- Кто Ваши любимые исполнители?

- Записи, которые я слушал больше всего - Рахманинов, Корто, Шнабель.

- Чем они Вам так дороги?

- Не могу сказать. Музыка - для того, чтобы ее играть и ее слушать, а не затем, чтобы о ней говорить.

- Господин Володось, я согласен с каждым Вашим словом, но мне-то платят именно за рассуждения о музыке...

- Понимаю. Тогда напишите: Аркадий Володось считает, что музыку нужно и играть и слушать, а говорить о ней - нечего.

- Благодарю вас. Быть может, у Вас есть особые привязанности среди композиторов?

- Вовсе нет. Для меня лучшая музыка та, которую я сейчас играю. Я не предпочитаю, скажем, Шуберта Брамсу. Это все равно, что спросить - что вам нравится больше: море, горы или лес.

- Музыкальные критики пишут о Вашей невероятной виртуозности, сравнивают Вас с Листом и Горовицем. Что Вы сами об этом думаете?

- Во-первых, никто не слышал, как играет Лист, - с улыбкой отвечает Володось. - Во-вторых, под виртуозностью обычно понимают скорость перемещения пальцев по клавиатуре, но это как раз не самое важное.

- Что же важно?

- Музыка. Проникновение в атмосферу произведения, в его краски, в то, что невозможно измерить никакими приборами. В моем представлении поистине виртуозное произведение - это "Музыкальные моменты" Шуберта. А когда пианисты сидят и по пятьдесят раз проигрывают один и тот же фрагмент - я не вижу в этом большого смысла.

- Вы делаете головокружительную карьеру, не участвуя ни в каких конкурсах. При этом многие убеждены, что без победы на международном конкурсе быть замеченным крайне сложно.

- Да, я не играл ни на каких конкурсах, что же до карьеры, то для нее я не прилагал практически никаких усилий. Соревнования, конкурсы противны моей натуре, мне представляется крайне странным сыграть на сцене одну прелюдию и фугу Баха, потом одно сочинение композитора-романтика и потом еще что-нибудь. Уж лучше сыграть несколько прелюдий, в этом куда больше смысла.
Всякая "обязаловка" мне глубоко чужда. Мне важен не процесс восхождения к славе, для меня важна музыка.

- Вы много занимаетесь?

- Когда я учился в Москве, то под воздействием общей студенческой атмосферы я занимался на рояле очень много. Теперь мне это время представляется потраченным впустую. Я предпочитаю "заниматься в голове". Сейчас, во время турне (я даю 75 - 80 концертов в год), если программа моя разнообразна и каждый второй день я играю другое произведение, я занимаюсь и за роялем, но если нет - я к нему не прикасаюсь. Видите ли, тут мы уже обращаемся к области исполнительства, это - особое искусство странствующего музыканта: правильно распределить свои душевную и физическую энергию. Не все это умеют, я стараюсь этому научиться. Что касается восстановления сил, то лично я, возвратившись домой после тяжелого турне, по 15 - 20 дней не подхожу к инструменту.

- Сейчас многие сетуют на то, что классическая музыка умирает. А как по-Вашему?

- Есть страны, где музыка не умрет никогда, например, Германия, а есть страны, где она давно умерла - но называть их я, конечно, не стану.

Он добавляет:

- Вы знаете, я всегда был пессимистом в том, что касается человеческой жизни, и оптимистом в том, что касается музыки.

Максим Рейдер

Voir aussi : http://www.peoples.ru/art/music/classical/volodos/
Автор: Илья Овчинников - Сайт: Газета (gzt.ru) -
Статья: "Отчего гибнет классическая музыка"






 


 

 





 

 

 

 

 

 


 

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911

 






CHANSONS

 

 

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EXPOSITIONS

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911


 

 

 


                                        

 

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CINEMA

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Loin de Sunset Boulevard - «Далеко от Сансет бульвара» - de Igor Minaiev

un article en russe (vmdaily.ru)
un article en français (telerama.fr)

 

http://www.vmdaily.ru/article.php?aid=57742


Фотоматериалы к статье

"Тень сталинских времен на Елисейских полях"
"Сегодня в Париже состоится премьера российско-французского фильма «Далеко от Сансет бульвара»
российского режиссера Игоря Минаева, выпущенного совместно студиями «Президент – фильм» (Россия) и «Адезиф Продюксьон» (Франция). Продюсерами картины являются Владилен Арсеньев (Россия) и Фредерик Подетти (Франция).
Прокат во Франции начинается с 7 мая в двух парижских кинотеатрах – «Эспас Сент Мишель» на площади Сент-Мишель,77 и «Паблик де Летуаль» на Елисейских полях, 133. Прокатчиком фильма во Франции стала компания «Зелиг Фильм».
В картине пересекаются два временных пласта – наши дни и советские 30-е годы прошлого века. Две бывшие звезды сталинского времени - самая яркая актриса советского кинематографа Лидия Полякова и ее муж, режиссер всех ее картин, Константин Далматов живут теперь отшельниками в своем загородном доме. Они почти забыты всеми, но отпечаток сталинской эпохи навсегда остался в их душе. Даже в наши дни они продолжают жить в страхе, что «за ними придут». И когда накануне юбилея актрисы журналисты и папарацци атакуют дачу, где живут супруги, старики решают, что это облава, которую устроили спецслужбы, и теперь их бросят в тюрьму. Они начинают спешно готовиться к аресту - сжигать бумаги и собирать вещи.
Перед зрителями проходит вся история их жизни: триумфальный успех и слава в кино, изрядно приправленный постоянным страхом за свою жизнь и свободу. Молодой режиссер Константин Далматов смог снять свою первую картину лишь при условии, что станет сотрудничать с МГБ, в том числе и «стучать» на своего учителя - Александра Мансурова, который к тому же является его любовником. Далматов находит для своего первого фильма никому неизвестную молодую опереточную актрису, которая становится звездой советского экрана и его фиктивной женой. Вдвоем им легче противостоять враждебному строю и миру вообще. Спецслужбы устраняют Мансурова, и супруги остаются совсем одни. Лидия в тайне надеется, что муж со временем полюбит ее, но актрису ждет жестокое разочарование.
Поездки за границу, возможность сравнить жизнь «там» и у «нас» только добавляют горечи в и без того нереализованную личную жизнь супругов. А постоянное преследование со стороны спецслужб делают их существование и вовсе невыносимой. Они все время живут в ожидании нового подвоха, новых опасностей. Герои фильма, наконец, поселяются на служебной даче, отгородившись от всего мира. Но и здесь их не оставляет навязчивая идея, что скоро их посадят.
В финале фильма пожилые кумиры минувшей эпохи под прицелом телекамер с чувством ужаса и обреченности выходят во двор, окруженный незнакомцами, в каждом из которых они видят врага.
Сценарий фильма написали Игорь Минаев и Ольга Михайлова. Главные роли исполнили звезды отечественного кино Татьяна Самойлова (Лидия Полякова в старости) и Игорь Дмитриев (Далматов в старости). Молодую Лидию сыграла актриса Юлия Свежакова, а Константина в молодости - Сергей Цысс. Роль Мансурова исполнил Борис Невзоров. В фильме снялись российские актеры Сергей Колесников, Александр Берда, Иван Шибанов и Сергей Романюк, а также известный советский актер Лембит Ульфсак.
Фильм собрал множество наград. Картина была удостоена приза за лучшую мужскую роль (Сергей Цысс) на кинофестивале «Киношок» в Анапе (2006), Гран При за лучший сценарий на XV Фестивале российского кино в Онфлере (Франция). Также фильм получил кинопремию «Золотой орел» за лучшую работу художника по костюмам (Эмма Беглярова) в России в 2007 году и стал лучшим фильмом на Фестивале музыкальных фильмов в Парк-Сити в США (2007)."


http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=295177&onglet=critique

"C'est le plus grand cinéaste soviétique des années 30 et le voilà qui revient en URSS après un séjour américain. Dans ses bagages, son assistant - son amant -, qui souhaite transposer à Moscou les comédies musicales découvertes à Hollywood... Igor Minaïev a modifié les noms et romancé les faits. Mais il est facile de deviner Eisenstein dans le personnage du génie gênant, vite et habilement empoisonné.

Et dans celui de son amant, Grigori Aleksandrov, auteur de comédies qu'adorait Staline (Les Joyeux Garçons, Volga Volga), suffisamment réussies pour avoir traversé le temps. Aujourd'hui encore, son actrice fétiche, Lioubov Orlova, est plus connue par les Russes que Garbo ou Marlene, et les bals populaires continuent de jouer inlassablement le tango des Joyeux Garçons (1934) : « Merci, mon coeur, de savoir si bien aimer », chante-t-on en choeur...

Les amours, à l'époque, étaient pourtant aussi fausses que le cinéma. Après la mort de son mentor, le jeune cinéaste du récit est contraint d'épouser la star qu'il aime d'un amour fraternel, pour échapper à la malédiction proférée par l'écrivain Maxime Gorki : l'homosexuel est forcément un fasciste. Et tandis que certains de ses techniciens, accusés d'espionnage, sont remplacés, l'un après l'autre, par des costauds aux yeux vides, il tourne, à la gloire d'un régime qui le terrifie de plus en plus, des oeuvrettes où il tente, sans y parvenir, de retrouver l'élégance sophistiquée des ballets de Busby Berkeley.

Un artiste, même sincère, peut-il impunément tricher avec les autres et lui-même ? De ce décalage entre l'art et le mensonge Igor Minaïev (bien silencieux depuis L'Inondation, en 1994, avec Isabelle Huppert) a tiré un mélo à la Fassbinder. Un roman-photo aux ocres pâles, aux bleus délavés, où même les étoiles rouges, ces symboles de la nation qui ornent jusqu'aux assiettes des puissants, semblent lentement s'éteindre. Ce qu'il parvient sans cesse à suggérer, c'est l'inquiétude.

Devant un scénariste trop jovial. Un magicien faussement muet. Ou ce traiteur d'un restaurant, dont les serveurs à la grâce toute militaire envahissent l'appartement du cinéaste, avant de repartir, aussi vite qu'ils étaient apparus, après un mystérieux appel téléphonique... Cette peur diffuse finit par s'infiltrer jusque dans les intrigues à l'eau de rose qui ravissaient les foules et dont Minaïev fait mesurer, peu à peu, l'angoissante gaieté forcée."

Pierre Murat - Télérama, Samedi 10 mai 2008

 

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 MONGOL - Réalisé par Sergei Bodrov
Avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun Plus...
Film kazakh, allemand, russe, mongol. Genre : Historique, Biopic
Durée : 2h 4min. Année de production : 2007
Distribué par Metropolitan FilmExport

"L'incroyable destinée de Gengis Khan. De son vrai nom Temudgin, ce légendaire chef des forces armées mongoles fut l'un des plus grands conquérants de l'histoire de l'humanité. Entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, il réussit à unir les tribus mongoles et créa un empire colossal comparable en taille à celui d'Alexandre le Grand." Plus... sur Allociné

Le site officiel du film

 

Очень эпическое кино Сергея Бодрова

Монгол (2007) - драма

Режиссер: Сергей Бодров - В ролях: Таданобу Асано, Хулан Чулуун, Амаду Мамадаков, Басан, Алия, …

Кадр из фильма "Монгол"

"В дикой средневековой Монголии — где предательство и грабеж считаются достоинствами, а кочевые племена бесконечно враждуют друг с другом — маленький мальчик по имени Тэмуджин с детства вынужден спасать свою жизнь. Его отца убил хан враждебного племени, а весь его род порабощен. Чувство собственного достоинства заставляет мальчика убегать от врагов и набираться сил. Чтобы однажды отомстить всем своим обидчикам и самому стать ханом — царем над всей Монголией. Два его единственных родных человека, мать и жена, которую у монголов принято выбирать в отроческом возрасте, вызволяют Тэмуджина из всех тех передряг, в которые он постоянно попадает: никто не упускает случая обидеть странноватого юношу с подозрительно гордым взглядом." Сергей Сычев

"Сергей Бодров завершил свой давний проект о детстве Чингисхана. Фильм, о котором два года назад говорилось с огромным энтузиазмом, за прошедшее время успел забыться, а большинство людей вообще уверились в том, что он выродился в прошлогодний блокбастер "Кочевник". Тем неожиданнее было обнаружить, что проект все же никуда не делся и, более того, готов к прокату. На этом неожиданности не заканчиваются. Не будет большим преувеличением сказать, что "Монгол" — один из первых российских больших фильмов, который не стыдно смотреть из-за вторичности или малобюджетности. Бодрову удалось снять полноценный масштабный киноэпос.

Этот жанр, как известно, отличает своеобразное понимание времени. Оно течет не так, как в привычном нам мире: в эпосе временная протяженность зависит от событий, которые происходят в жизни действующих лиц. Если сказать упрощенно, то если ничего существенного не происходит, то времени как бы нет, оно исчезает, если же происходит нечто важное с точки зрения повествователя, время не только появляется, но даже растягивается настолько, чтобы можно было рассказать о событии максимально подробно — в соответствии с его значимостью. Отсюда — отрывистые картины, в которых мы видим отдельные, самые яркие эпизоды из жизни будущего Чингисхана. Но отрывистость эта величественна, нетороплива, сценарий нигде не возбуждает мысли о сюжетных проколах.

Фильм снят на монгольском языке. К сожалению, состояние российского проката вряд ли позволит выпустить во всех кинозалах субтитрированную версию и большинству зрителей будет не понять, отчего Тэмуджин в одной из сцен произносит панегирик родному языку ("Когда-нибудь весь мир будет говорить на монгольском! Ты только прислушайся, как красиво звучит!"). Но продюсер фильма Сергей Сельянов пообещал, что несколько копий с оригинальным звуком все же будут доступны — видимо, только в ряде кинотеатров крупных городов. Уникальная звуковая картина "Монгола" дополняется изображением, которое доведено в своей аутентичности Монголии XII столетия почти до совершенства. Картины бескрайних степей, в которых невозможно укрыться от врагов, костюмы, изящные движения воинственных дикарей — все это выверено до малейшей детали, нигде не заставляя вспомнить о том, что где-то поблизости находится куча техники и персонала. Поступки героев по-эпически монументальны, независимы от времени, и при этом совершенно не претенциозны, не наполнены ложной метафоричностью. Как будто эти люди живут собственной жизнью, которая случайно оказалась доступна нашему взгляду. В отличие от нашумевшего "Апокалипсиса" Мела Гибсона, напоминающего по форме научно-популярные игровые реконструкции ВВС, а по содержанию — навязчивые протестантские проповеди, "Монгол" не пытается быть актуальным высказыванием. Перед нами разворачивается трагическая судьба неординарного человека на фоне ужасающего положения его народа, до которого тот довел себя сам. Любые параллели тут вторичны и настолько же оправданны, как и в отношении любого другого эпоса.

Удивление, восхищение, ужас — это те состояния, в которых последовательно оказывается зритель "Монгола". Ни одного лишнего кадра, вплоть до некоторой скупости — в хорошем смысле слова, ни одного компромисса, вызванного разностью тех эпох, в которую говорится и о которой говорится. Батальные сцены и локальные стычки, диалоги и программные монологи персонажей остаются эффектными, но и исполненными духа своего времени, и в то же время соответствующими эпическим канонам. Словом, "Монгол" — это событие для российского жанрового кинематографа и огромная творческая удача режиссера Бодрова, с которой его и всех, кто работал над картиной, можно только поздравить."
Сергей Сычев

 


 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 "LE BANNISSEMENT" de André ZVIAGUINTSEV - "ИЗГНАНИЕ" - ЗВЯГИНЦЕВ

Film belge, français, russe.
Genre : Drame -
Durée : 2h 30min.
Année de production : 2006

Allociné
"Un homme, sa femme et leurs deux enfants, quittent une cité industrielle pour la campagne d'où est originaire le mari et s'installent dans la vieille maison du père de celui-ci.
En contraste avec le lieu d'avant (la ville qui enjolive les rapports entre les personnages), le nouveau lieu est donc la Nature, une nature envoûtante.
Et personne ne retiendra la main du père levée sur son fils. Aucune voix ne sera entendue, le fils ne sera pas remplacé par l'agneau. Car celui qui brandit le couteau n'entend pas, ses yeux ne voient pas, son coeur est sec. Mais sa foi en la "loi" de la fierté humaine est aussi violente qu'insatiable.
Comme n'importe quel film, Le Bannissement parle, quelle qu'en soit la manière, de nous tous : de gens beaux et charitables plongés dans des circonstances tragiques et sans issue."

Andreï Zviaguintsev : Wikipedia en français

Андрей Звягинцев : Wikipedia en russe

«Изгнание»психологический фильм режиссёра Андрея Звягинцева.
"Фильм повествует о семейной драме, конфликте между мужем и женой. Съёмки проходили в течение 103 дней во Франции, Бельгии, Молдавии и России. Главные роли исполняют российский актёр Константин Лавроненко, снимавшийся в предыдущей картине Звягинцева «Возвращение», и шведская актриса Мария Бонневи. Мировая премьера состоялась 18 мая 2007 года на Каннском кинофестивале.
Фильм представлял Россию в основном конкурсе 60-го Каннского кинофестиваля, по итогам которого Константин Лавроненко получил приз за лучшую мужскую роль."

Тайны и метафоры Звягинцева в 'Изгнании'
Независимая газета
Фильма Андрея Звягинцева "Изгнание" ждали с особым интересом и нетерпением. Почти четыре года назад невероятный успех "Возвращения" - сразу два "Золотых льва" на 60-м Венецианском кинофестивале - поставил Звягинцева в сложное положение....Lire la suite

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 "Litvinenko. Empoisonnement d'un ex-agent du KGB" de Andreï Nekrassov

"Un film russe de Andreï Nekrassov et Olga Konskaïa

avec Alexandre Litvinenko, Marina Litvinenko, Walter Litvinenko, Anna Politkovskaïa, Mikhail Trepashkin, Andreï Nekrassov, Natalia Lazareva, Boris Berezovsky, Alexandre Gusak, Andreï ponkin, André Glucksmenn, Jurgen Roth, Bill Bowring, Ivan Demushkin, Sergeï Dorenko, Svetlana Sorokina, Andreï Lugovoï, et Vladimir Poutine"

http://www.nord-cinema.com/fiches/film,2405.html

В Лондоне показан новый фильм о Литвиненко

В Каннах показали фильм о жизни и смерти Александра Литвиненко

Copyright © Allociné 2008.

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 FESTIVAL LES INATTENDUS

Liste de films diffusés dans le cadre du festival
LES INATTENDUS
qui se déroule à LYON du 21 au 27 janvier 2008.

www.inattendus.com




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Dimanche 27 Janvier à 11h / Elysée - 14 rue basse combalot 69007 LYON

Carte blanche au festival "Open Cinéma" de Saint Petersbourg, Russie
www.artbereg.ru

Open Cinéma est le seul festival international en plein air de films courts et d’animation en Russie. Il est organisé par le Centre d’Art Bereg et se déroule depuis 2005 à Saint Petersbourg, dans divers lieux de la ville. Toujours à la recherche d’idées novatrices et partant du principe que le court métrage est souvent un passage obligatoire avant le format long, il permet aux jeunes réalisateurs d’élaborer et exprimer leur identité propre. Sa programmation éclectique mêlent fictions, documentaires, animation, art vidéo, films expérimentaux, clips et rétrospectives.

Ratio-Emotio de Pavel Matveev
2007, Russie, 5 min 50s, Expérimental


In Scale de Tatyana Moshkova
2007, Russie, 7 min, Animation

Un petit oiseau, qui vit sur une échelle dessinée, doit lutter pour la survie de son oisillon.


Air de Stas Bulov
2007, Russie, 9 min, Fiction

Le professeur et son disciple marchent dans la forêt, avec l’intention visible de faire quelque chose. Mais quoi ?


Loop de Maxim Luschuk
2007, Russie, 1 min 40s, Animation

La vie n'est pas une existence. En boucle.

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Mardi 22 Janvier à 20h / CNP Bellecour - 12 rue de la Barre 69002 LYON

Dubus de AV
2005, Russie, 4 min 9s, DVD, Expérimental

Des extraits de plusieurs films américains classiques sont recyclés au rythme d’une musique composée par Zelany Rashoho, mélangeant jazz, musique électronique et dub.

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Samedi 26 Janvier à 22h / CNP Bellecour - 12 rue de la Barre 69002 LYON

Mame (To Mom) de Dušan Gligorov
Russie, 13 min, Fiction

Qu’offririez-vous à votre mère, pour son anniversaire, si vous étiez à l’armée, à plus de mille kilomètres de chez vous ? Sergei et son ami Igor prennent un jour de permission, empruntent une caméra vidéo et vont à Moscou. Ils tentent alors de faire un petit film sur la capitale russe pour la mère de Sergei, qui n’y a jamais été.

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Dimanche 27 Janvier à 11h / Elysée - 14 rue basse combalot 69007 LYON


Russian Choir de Thierry Horace et Sebastian Fischer
2006, Allemagne, 2 min 25s, Expérimental

Un quatuor chante les quatre voix d’un ancien chant populaire russe.

Sébastien ESCANDE.
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Les Inattendus
Bureau : 14, rue basse-combalot, Lyon 7ème
Courrier : BP 1117, 69202 Lyon Cedex 01
tel/fax : 04.78.61.71.18

www.inattendus.com

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 L'Ile - Film de Pavel Lounguine avec Piotr Mamonov, Viktor Soukhoroukov, Vika Issakova. (1 h 52)
au CNP Bellecour, à Lyon.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3476,36-996992,0.html?xtor=RSS-3476
LE MONDE | 08.01.08

"L'Ile" : en Russie, un fou de Dieu
"De Taxi Blues à Familles à vendre, les films du Russe Pavel Lounguine font défiler une procession d'êtres égarés, à la recherche de leurs racines et d'une ligne de vie authentique. Nationalistes, émigrés, descendants de victimes du goulag ou de la Shoah, chercheurs de tombes et bénéficiaires d'héritages. Chacun déterminé à "réformer son âme".

Flics corrompus, buveurs de vodka frelatée, artistes parasites, mafieux constituent la fresque picaresque dans le secret de laquelle le cinéaste guette le sursaut rédempteur. Pavel Lounguine est un homme de foi.

Rien de surprenant à le voir dépeindre les transes mystiques d'un moine orthodoxe dans L'Ile, son nouveau film, impressionnant par sa majesté, la coexistence de l'humilité et de l'indiscipline. Si conversion il y a, elle est d'ordre esthétique.

Flanqué d'un nouveau chef opérateur, Andreï Jegalov, Lounguine oublie le style des farces frénétiques pour une photographie à la fois austère et somptueuse, la palette des noirs et des bruns, des blancs et des bleutés, un lyrisme soufflé par la nature. Paysage aride, de glace, eau et cris de mouettes. Le rythme aussi a changé. "Jusqu'alors, dit-il, je pensais qu'il fallait imprimer du mouvement, accélérer pour suggérer l'énergie dans l'image. Là, je me suis rendu compte que plus on ralentissait, plus l'énergie était forte."


GUÉRIR LES MALADES
C'est sur une île perdue de la mer Blanche, dans l'Arctique, que se situe le monastère où le père Anatoli fait des siennes. Ce moine perturbe la vie de la congrégation. Il est toujours en retard à la messe, où il arrive avec un seul pied chaussé et braille au lieu de chanter. Iconoclaste, blasphémateur, il houspille le Père supérieur, dont il envoie les bottes au feu pour le débarrasser des biens matériels ("C'est dans les bottes d'évêque que se nichent le plus de péchés"). Il vit à l'écart dans un taudis, ramassant du charbon pour alimenter la chaudière du monastère, tel Sisyphe.

Selon une rumeur, il posséderait le pouvoir de guérir les malades, d'exorciser les démons et de prédire l'avenir. Les étrangers le croient, qui ne cessent de venir le consulter. Anatoli met la foi de ces visiteurs à l'épreuve ; il éconduit une femme enceinte qui voulait avorter, fait le ventriloque devant une veuve pour lui prouver que son mari est vivant et qu'elle doit abandonner sa ferme pour le rejoindre, exige d'une mère venue avec un fils à la jambe gangrenée qu'elle reste une nuit au monastère pour garantir le miracle.

Humble, priant sans cesse le Seigneur d'avoir pitié de lui, de le purifier, de ne pas l'abandonner, Anatoli a un secret. A 17 ans, il a tué un compatriote pendant la seconde guerre mondiale, sous la contrainte des SS (scène filmée comme un cauchemar, où l'on ne voit pas les visages). Il est depuis miné par la culpabilité, se considère indigne de l'intérêt qu'il suscite. Voué à la prière, mi-fou mi-illuminé, il s'est imposé cette sorte d'emprisonnement pour faire acte de repentance et implorer un pardon pour pouvoir mourir en paix.

Cet halluciné est interprété avec charisme par Piotr Mamonov, ex-chanteur rock, touché par la grâce comme son personnage. Lounguine confie qu'il n'aurait pas tourné le film sans lui."


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La proposition divergente d'un fervent de la Russie et de son cinéma

Un Raspoutine convulsionnaire
"Qu’est-ce qui arrive à Pavel Lounguine ? Qu’est-ce qui arrive à la Russie, enthousiasmée par L’Ile, et à la critique française qui, emboîtant le pas, se lève et marche ? S’agit-il d’un retour du spirituel par les voies septentrionales du territoire, grâce à l’histoire d’un jeune homme devenu moine pour expier ce qu’il croit être un crime de guerre (sous la contrainte psychologique de l’occupant nazi) et qui 35 ans plus tard accède, via miracles et macérations, au pardon de ses péchés et de ceux de son environnement ? Après une ouverture en flash-back violente, le film montre complaisamment, longuement, lourdinguement, modalités et effets de cette invasion prétendument sacrée. Une communauté fruste et extatique perdue dans les neiges, des visiteurs aussi crédules que possédés par le malheur médical, et pour finir le prétendu assassiné, passé amiral brejnevien ( !) qui revient avec sa fille totalement givrée, tout le monde succombe à cette tornade blanche dont on soupçonne qu’il faudrait, sous peine de mise en examen pour doute, voire offense aux religions, admirer la symbolique de trémulation édifiante. Un acteur en transe – l’ex-rockeur Piotr Mamonov –, qui finit par se coucher dans son cercueil pour y recevoir l’onction apaisante d’une sainte mort (naturelle !), et l’audimat claironné du service après-vente dans la Russie (« 48% d’audience télévisuelle » au pays de Poutine ; on connaît l’argument galopant dans notre hexagone sarkozyfié: « c’est beau et vrai parce que ça fait recette ») devraient achever de nous foudroyer sur le chemin de Damas. Convulsionnaires de Saint-Médard, miraculés ou born again de tous pays et époques, unissez-vous pour terrasser l’incroyance !

Par esprit de contradiction, hasardons tout de même quelques questions. Est-ce que les petites pièces jaunes qui tintent dans les troncs des sanctuaires de pèlerinage sont une monnaie de l’absolu ? Est-ce que le bon vieux truc de l’exorcisme pour traquer les diables dans le placard à balais résout la question angoissante du mal parmi les humains ? Est-ce qu’il suffit de déclarer la filiation avec les staretz de Dostoieski et une tradition des moines-fous-de-Dieu pour faire surgir le lapin spirituel du chapeau d’un ex-agité de la caméra ? Surtout : est-ce que les signes de ce spirituel – théologiquement comme esthétiquement – n’empruntent pas voies et voix infiniment plus subtiles de frémissement et de trouble ? N’est pas Tarkovski ou Bresson qui s’y efforce en ahanant…

A moins que… Et si Lounguine composait – sournoisement – un film à double lecture, où certains dérapages raspoutiniens (en particulier du côté des roublardises et manipulations de son Père Anatoli) suggéreraient à qui veut ne pas tout avaler dévotement qu’une farce hénaurme est lisible en filigrane ? Le passé filmique de Lounguine et de ses personnages inclinerait à considérer cette hypothèse. Mais en l’absence de preuve tangible, contentons-nous de faire comme s’il nous fallait ici croire, et crions : « Au secours, Gogol et Voltaire, ils reviennent ! »

Dominique Dubreuil


 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911


КАННСКИЙ ФЕСТИВАЛЬ 2007 г.


ALEXANDRA

IZGNANIÉ

ALEXANDRA réalisé par Alexander SOKUROV
Pays: RUSSIE, FRANCE - Année: 2006

INTERPRÉTES
Galina VISHNEVSKAYA - Alexandra
Vasily SHEVTSOV - Denis
Raisa GICHAEVA - Malika

SYNOPSIS

"Un officier russe basé en Tchétchénie reçoit la visite de sa grand-mère, Alexandra. Par son indépendance d’esprit et son franc-parler, la vieille dame bouleverse la vie bien réglée du camp militaire qui l'accueille. Elle pose des questions, écoute les soldats, plus qu'elle ne parle. Elle sort aussi dans le village voisin pour aller au marché. Alexandra y rencontre des femmes tchétchènes, se lie d'amitié avec elles; elles discutent de leurs sorts respectifs, constatent qu’il n’y a pas de différences entre elles.."


n° 863 - 16 mai 2007 - Dossier / Festival de Cannes 2007

http://www.courrierinternational.com/article.asp?prec=0&suiv=4723&page=2&obj_id=73969

Anton Doline et Ilia Ovtchinnikov
Moskovskié Novosti

Alexandre Sokourov filme la Tchétchénie
Le grand cinéaste russe présente en sélection officielle Alexandra, un film tourné à Grozny. Entretien.

"En Russie comme en Occident, personne ne doute aujourd’hui du talent exceptionnel et de l’incroyable capacité de travail d’Alexandre Sokourov. On sait toutefois que même les gens unanimement reconnus comme des artistes majeurs doivent de temps en temps passer par l’expérimentation pour éviter de se retrouver statufiés de leur vivant. Sokourov, lui, a engagé deux expériences inhabituelles en même temps, et ce n’est sans doute pas un hasard. Il a signé sa première mise en scène d’opéra, en montant Boris Godounov au Théâtre Bolchoï, et tourné un film en Tchétchénie, confiant le rôle principal à la plus illustre diva russe du XXe siècle, Galina Vichnevskaïa.
Ces dernières années, le cinéma de Sokourov a suivi deux axes principaux : l’axe historique (avec son cycle sur les tyrans du XXe siècle, Moloch, Taurus et Le Soleil – et, en partie, L’Arche russe) et l’axe privé, sur la famille (Mère et fils, Père et fils). Il avait promis de poursuivre cette série avec une œuvre sur la fratrie, mais, au lieu de cela, il nous a donné Alexandra. Un sujet familial, certes, puisqu’il parle d’une grand-mère et de son petit-fils ; mais aussi historique, bien que, chose rare chez lui, il s’agisse d’histoire très récente, la guerre en Tchétchénie.
Alexandra Nikolaevna, la grand-mère, est une femme seule, autoritaire et intelligente, qui décide de se rendre en Tchétchénie pour voir son petit-fils, officier dans l’armée. De son cabas à roulettes, elle tire des pirojki, des cadeaux tout simples apportés de son Stavropol natal. Son petit-fils n’est pas un pauvre gringalet qui ferait son service militaire comme simple appelé, mais un superman arrogant, un engagé qui ne s’imagine pas du tout dans la vie civile. Leur rencontre éveille en chacun des sentiments nouveaux. Pour le jeune homme, la tendresse, la vulnérabilité, la solitude ; pour la vieille dame, la conscience que le monde est mal fait puisque les gens sont obligés de choisir leur camp et de s’entre-tuer. Ce genre de conflit est forcément insoluble. Dans Alexandra, il n’y a ni explosions ni combats, et pourtant on ressent très bien les horreurs de la guerre. A la fin, sa visite achevée, la grand-mère rentre chez elle.
L’héroïne que joue Galina Vichnevskaïa est bien sûr la mère patrie. La comparaison n’est pas de nous, elle s’impose d’elle-même. Sauf qu’il s’agit ici d’une grand-mère patrie. Et que, au lieu d’exhorter ses enfants et petits-enfants au combat, elle les incite à rentrer à la maison.

Beaucoup de vos films se déroulent partout et nulle part, quand ils ne sont pas situés à une époque historique lointaine. Alexandra est au contraire un film actuel.
L’actualité, c’est très relatif. L’époque que nous avons retracée dans ce film est déjà du passé par rapport à aujourd’hui. Nous avons tenté de reconstituer des oppositions qui ont existé, qui existent encore et existeront demain, une sorte de “présent continu”. Le spectateur qui a une sensibilité sociale forte pourra trouver ce film très actuel, mais Alexandra n’est pas lié à l’actualité. Il ne contient pas un seul mot qui n’aurait pu être prononcé il y a quarante ans, et je ne suis pas sûr que, dans quarante ans, les choses dont il parle auront changé. Pour ce qui est du lieu choisi, je dois dire qu’en tant que fils de militaire ayant beaucoup vécu dans des villes de garnison je ne le trouve ni actuel ni exotique. Les thèmes abordés dans le film sont universels. L’héroïne pourrait tout aussi bien être une Américaine venue retrouver son petit-fils en Irak ou une Anglaise en Afghanistan.

Tout de même, vous n’avez pas simplement tourné dans une ville de garnison, vous êtes allé en Tchétchénie pour de vrai !
Dans les films réalisés ces dernières années, la Tchétchénie était reconstituée en Kabardino-Balkarie [autre petite République caucasienne de la Fédération de Russie], mais nous, nous avons décidé d’aller réellement sur place. Il y a là-bas un autre souffle. Nous avons tourné l’année dernière, dans Grozny, près de Grozny et à Khankala, où sont stationnées des troupes russes. Nous sommes restés vingt-huit jours en tout. Nous partions en tournage dans des blindés et sous escorte, car les routes sont minées, il y a des attaques, des guet-apens. Nous changions à chaque fois de plaques, de véhicules, d’itinéraires, et tout était codé. Parfois, nous descendions des véhicules pour sept minutes de tournage, et retour immédiat à la base. Nous avons tourné là où les soldats servent, vivent, dorment, mangent. Cette ambiance nous a aidés à trouver le bon équilibre, à y voir plus clair, à être plus honnêtes. Plus l’objectif est artistique, plus l’honnêteté doit être grande.
Quelle actrice s’est révélée Galina Vichnevskaïa ? Elle est évidemment une grande dame de la scène, mais presque une débutante au cinéma.
Je l’écoute chanter depuis mon enfance. Le jour où je l’ai rencontrée pour la première fois, chez Mstislav Rostropovitch [son époux, le grand violoncelliste décédé récemment], à Saint-Pétersbourg, j’ai compris que tout ce que j’avais en moi allait prendre vie. Un matin, les détails du futur film me sont venus. Elle était alors à Paris, je lui ai téléphoné, pour lui dire : “Galina Pavlovna, j’ai une idée en tête et je voudrais écrire un scénario rien que pour vous, si vous approuvez l’idée et le lieu de tournage.” Je lui ai raconté mon histoire, qui lui a fait forte impression. Je me souviens de son silence, j’ai entendu sa respiration, puis l’amorce de sa réponse : “Oui, bien sûr, nous allons le faire ensemble.” Après avoir lu le scénario, elle a seulement dit : “Est-ce que je vais y arriver ?” Je lui ai répondu que, naturellement, elle aurait besoin d’un temps d’adaptation, qu’elle devrait s’habituer à des dialogues très différents de ceux de l’opéra, mais que je l’aiderais.

Et comment cela s’est-il passé ?
Nous étions convenus qu’elle ne montrerait le scénario à personne et que tout resterait secret jusqu’à ce que le film soit terminé. Je suis allé la voir à Moscou, nous avons écouté des disques du chanteur d’opéra Chaliapine, regardé des films avec Anna Magnani ; nous les avons décortiqués, pour tenter de comprendre en quoi l’absence de beauté peut être belle à l’écran. Elle a travaillé très intensément. Je l’ai sentie évoluer. Elle n’affichait pas la moindre arrogance, pas le moindre orgueil. Elle avait conscience de devoir se métamorphoser, ce que seul un acteur sur mille parvient à faire vraiment. Elle était très inquiète. Pour composer ses traits, nous avons travaillé avec la maquilleuse Janna Rodionova, qui avait réalisé pour mes précédents films les visages de Lénine, de Hitler et de Tchekhov. Cela n’a pas été facile. Notre héroïne paraît beaucoup plus âgée que Galina Pavlovna ne l’est en réalité, alors qu’elle s’attendait à une autre image, plus esthétique, plus flatteuse. Mais, peu à peu, elle s’est identifiée à son personnage.

Que pensez-vous du fait qu’en Occident on vous considère souvent comme l’héritier, le disciple, l’élève de Tarkovski ?
Il y a des choses qui sont supérieures à la réalisation cinématographique : la philosophie, l’esthétique, l’éthique, tout ce qui relève des “humanités”. Il existe plusieurs façons de les promouvoir. Nous sommes de moins en moins nombreux à le faire, et pas uniquement en Russie, mais dans le monde entier. Je ne peux pas dire que je me place dans la lignée d’Andreï Tarkovski, je n’adhère pas à tout dans son cinéma. Mais, sur le plan moral, nous sommes ensemble. Nous étions très proches, peut-être parce que nous parlions peu de cinéma. Nous avions d’autres discussions, avec énormément de convergences, conscientes ou non. Je l’aimais beaucoup et je voyais que c’était réciproque. J’ignore pourquoi, mais je n’oublierai jamais cela. Quand j’ai eu à traverser des périodes difficiles, cela m’a aidé à ne pas céder, à aller de l’avant, à tenir bon et à faire ce que je voulais vraiment. On peut me qualifier de continuateur de l’œuvre de Tarkovski dans l’exacte mesure où lui-même était le continuateur de celle d’Alexandre Dovjenko, par exemple. Mais mon seul maître a été le réalisateur Iouri Bespalov, qui travaille toujours pour la télévision à Nijni-Novgorod. Je n’en ai pas eu d’autre."

Anton Doline et Ilia Ovtchinnikov - Moskovskié Novosti

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IZGNANIE (LE BANNISSEMENT) réalisé par Andreï ZVIAGUINTSEV
Pays: RUSSIE - Année: 2007

INTERPRÉTES
Konstantin LAVRONENKO - Alex
Alexander BALUYEV - Mark
Maxim SHIBAEV - Kir
Katya KULKINA - Eva
Maria BONNEVIE - Vera

SYNOPSIS

"Un homme, sa femme et leurs deux enfants (un garçonnet et une fillette), quittent une cité industrielle pour la campagne d’où est originaire le mari et s’installent dans la vieille maison du père de celui-ci. En contraste avec le lieu d’avant, (la ville qui enjolive les rapports entre les personnages, qui arrondit les angles, créant même une certaine illusion du bonheur et de l’amour), le nouveau lieu est donc la Nature. Une nature envoûtante, aux chauves collines qui se perdent à l’horizon, comme au fond d’une mer préhistorique, une terre fertile qui s’étend dans les ruines de l’aversion. Une terre triste mais fière en même temps. Une terre qui ne laisse rien paraître mais qui exige un immense sacrifice. Et personne ne retiendra la main du père levée sur son fils. Aucune voix ne sera entendue, le fils ne sera pas remplacé par l’agneau. Car celui qui brandit le couteau n’entend pas, ses yeux ne voient pas, son coeur est sec. Mais sa foi en la « loi » de la fierté humaine est aussi violente qu’insatiable. Aussi violente que son remords. Quand la graine est semée, la récolte ne saurait tarder."


n° 863 - 16 mai 2007 - Dossier / Festival de Cannes 2007
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73976

Métaphysique de la famille
Le “plus prometteur des jeunes réalisateurs russes”, Andreï Zviaguintsev, dont le premier film, Le Retour, avait obtenu en 2003 le Lion d’or au festival de Venise et de nombreux autres prix russes et européens, présente cette année en sélection officielle L’Exil (Izgnanié). Centré autour du couple – “tantôt l’amour, tantôt le désamour” –, le film développe de nouveau la “métaphysique des relations familiales”. Une note officielle décrit ainsi le film : “Le caractère dramatique de la condition humaine. La nature de l’amour. La trahison. La nécessité du choix. L’incompréhension. La mort. L’illumination… Ces mots convenus, en se matérialisant dans des héros et des circonstances, deviennent les faits déterminants de l’existence.” Ces lignes étranges seront peut-être bientôt déchiffrées et interprétées par le monde entier. Ou pas, si Zviaguintsev ne passe pas la plus terrible épreuve du débutant talentueux, celle du deuxième film.
(Moskovskié Novosti, Moscou)


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A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911

 

 


 

 

 

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911

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Colloques, conférences

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 Ludmila Oulitskaia, écrivain russe, sera à Lyon le mardi 27 mai à 12H30 à la librairie 'Le Bal des Ardents', pour une lecture en V.O et une rencontre.


Ludmila Oulitskaia à Lyon le 27 mai 2008
photo de François Laurent



« Le train russe »
Nouvelle inédite tirée du recueil
Les sujets de notre tsar (à paraître aux éditions Gallimard en 2008) - traduit du russe par Sophie Benech

« Nous avions fait nos bagages en vitesse, mais sans déroger à la tradition : de la vodka, des harengs, du pain. Ce dernier n’était pas dénué d’importance car dans le village où nous allions, il n’y avait plus de magasin depuis longtemps. Pour être tout à fait francs, nous avions un sac à dos entier rempli de nourriture.
Dehors, c’était le 30 décembre. Une date limite. À la gare de Savélov, on nous avait vendu des billets en dépit d’une queue considérable. Nous n’avions pas tardé à comprendre qu’on en vendait à tous les amateurs, lesquels étaient deux fois plus nombreux que les places. Sur le quai, il se passait quelque chose de nostalgique – la guerre, une évacuation avec un bombardement à la clé, ou le tournage d’un film sur ces années-là. Mes compagnons avaient senti se réveiller en eux un savoir faire remontant à leur enfance en temps de guerre, et nous avions réussi à nous introduire assez adroitement dans une voiture bondée. Et nous voilà partis vers le nord. »

« Variation vertigineuse sur l’imaginaire et la sincérité, le roman de Ludmila Oulitskaïa s’impose également comme une évocation subtile de la vie quotidienne d’aujourd’hui à Moscou, sans que jamais ne se démente la tendresse sincère que porte la grande romancière russe à ses contemporains. » Nathalie Lacube, La Croix

Lecture suivie d’une rencontre animée par Raphaëlle Poyet, étudiante en Master 1 de Lettres Modernes à l’Université Jean Moulin - Lyon 3.

Entrée libre - 17, rue Neuve, 69001 Lyon
http://air.villagillet.net:80/what/4-ludmila-oulitskaia-lit-le-train-russe

 

 

Людмила Улицкая
Издательство: Эксмо Год издания: 2006 Количество страниц: 367

"...Красота листьев и камней и человеческих лиц, и облаков слеплена одним и тем же мастером, и слабое дуновение ветерка меняет и расположение листьев относительно друг друга, и их оттенки. Рябь на воде приобретает новый узор, умирают старики, и вылупляется молодь, а облака тем временем преобразовались в воду, были выпиты людьми и животными и вошли в почву вместе с их растворившимися телами. Маленькие люди нашего царя наблюдают эту картину, задрав голову. Они восхищаются, дерутся, убивают друг друга и целуются. Совершенно не замечая автора, которого почти нет."
Людмила Улицкая

http://salber.ru/catalogue/fiction/sovremennaya_proza/rossiyskaya_proza/eksmo_lyudi_nashego_tsarya/

http://pagesperso-orange.fr/mondalire/oulitskaia.htm

 

 

Людмила Евгеньевна Улицкая

"Люди нашего царя"
Pассказы

"Однажды обнаруживаешь, что тебя нет. Ты разбит на тысячу кусков, и у каждого куска свой глаз, нос, ухо. Зрение делается фасеточным,- в каждом осколке своя картинка,- слух стереофоническим, а запахи свежего снега и общепита, перемешавшись с ароматами тропических растений и чужих подмышек, образуют какофонию...дальше

On peut lire en russe quelques nouvelles du recueil Les sujets de notre tsar - Люди нашего царя - dans le site allbooks.es à l'adresse http://allbooks.es/chr_245/txt_author_id_4606/txt_book_id_11562/index_txt.html









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