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Témoignages d'anciens élèves

...qui ont réussi leur vie professionnelle grâce au RUSSE

Cette page accueillera tous les témoignages que vous nous enverrez,
et qui démontreront sûrement qu'apprendre le russe
peut parfois permettre de trouver un travail...

blebul1d.gif (1048 octets)Huitième témoignage
Sonia, à la Mission Economique de l'Ambassade de France en Russie

blebul1d.gif (1048 octets)Septième  témoignage
D'Adrien Boucher, étudiant de
l'École Centrale de Lyon, en stage à Moscou (mars 2005)

blebul1d.gif (1048 octets)  Sixième témoignage
de Martine Filiptchenko, ancien étudiante de l'Université de Grenoble
actuellement traductrice à Lyon au bureau
"Langues de l'Europe Centrale et Orientale"

blebul1d.gif (1048 octets)  Cinquième témoignage
de Nicolas Guyot, ancien étudiant de l'École Centrale de Lyon
actuellement ingénieur chez Danone à Moscou.

blebul1d.gif (1048 octets)Quatrième témoignage
de Mélanie HACKL, ancienne élève de russe du Lycée Lalande
donne actuellement des cours de français des affaires dans un organisme privé et au centre culturel français.

blebul1d.gif (1048 octets)Troisième témoignage
envoyé par Jean-Louis Cantau professeur de russe au lycée Jean Perrin à Lyon :  
 Priscille Delouis, 23 ans, Stagiaire chez Aventis Pasteur

blebul1d.gif (1048 octets) Deuxième témoignage
de Sandrine Ribot, épouse Vorontsov, comptable
à l’Ambassade de France à Sofia en Bulgarie 

blebul1d.gif (1048 octets) Premier témoignage
de Jean-François Mignot,Chef de Produits chez L’Oreal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

blebul1d.gif (1048 octets) Deuxième témoignage (Sandrine Vorontsov)

blebul1d.gif (1048 octets) Premier témoignage
envoyé par Marie-José Martinez, professeur de russe à 01-Bourg-en-Bresse :  

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de Jean-François Mignot, 26 ans, Chef de Produits chez L’Oreal

J’ai commencé le russe au Lycée Lalande de Bourg-en-Bresse, en Septembre 1988. Je l’avais pris en deuxième langue. J’ai continué tranquillement jusqu’au Baccalauréat.

Tout le monde dit que le russe, c’est " dur ". Peut-être, mais au niveau du plaisir, rien de mieux ! Très rapidement, dans les autres cours, on s’échangeait des petits mots que seule notre professeur de russe, madame Martinez, pouvait comprendre.

L’alphabet russe fait peur alors qu’il est très beau et pas difficile du tout. De plus, les Russes écrivent plus simplement que nous : faire des fautes d’orthographe, c’est presque impossible en russe, alors qu’en anglais, c’est à tous les mots qu’on hésite : pourquoi " gh " ne se prononce-t-il pas pareil dans " though " et " tough " ?

En classe de 3°, en 1990, on est parti en voyage à Tchernigov, une petite ville

(300 000 habitants !) d’Ukraine. On a passé deux semaines absolument fantastiques, entourés de gens très sympathiques et dans des conditions pas du tout comme on les imaginait à l’époque. J’y suis retourné ensuite en 92, tout seul : un été génial ! On partait dans la forêt, avec de quoi manger, un peu de vodka, de quoi faire un feu, des couvertures, et surtout deux ou trois guitares. On pouvait y passer la nuit à chanter tous ensemble, à se faire des maïs grillés et à se raconter des blagues ( les russes sont spécialistes !). Je suis toujours en contact avec mes amis de là-bas.

Après mon bac, je suis parti à Lyon faire un DEUG LEA (Langues Etrangères appliquées, Affaires et Commerce ). Après mon DEUG, je suis parti faire ma licence et un BA en Angleterre. Après mon BA , je suis parti faire ma maîtrise en Finlande, pas très loin de la frontière russe : pendant l’hiver, de la neige, beaucoup de nuit, des forêts, des lacs et des saunas fantastiques !

Ma maîtrise en poche, je suis parti à Moscou comme étudiant au sein du Mastere Franco-russe de Management international. C’est un diplôme délivré conjointement par la chambre de Commerce de Paris et l’académie du Commerce Extérieur de Russie. Une quinzaine de Français, une vingtaine de Russes ; des cours en français le matin, en russe l’après-midi. Ce qui était fantastique, c’est que tous les professeurs français venaient de Paris. En droit, nous avons eu Nicole Ferry, future présidente d’HEC, en marketing, un prof de Sup de Co Paris. En russe, au tout début de l’année, nous avons eu quelques cours de russe intensif, donnés par une prof dont le mari était un ancien membre du KGB, de la garde de Gorbatchev, et le père un ancien cosmonaute : elle avait été voisine de Jean-Loup Chrétien !

En février, nous devions commencer un stage. J’ai envoyé ma candidature chez L’Oreal, et j’ai été pris. En France, faire un stage chez le N° 1 mondial des cosmétiques, ça relève de la mission impossible. Mais à Moscou, on m’a pris en tant que chef de produit (marketing). Je me suis occupé de la russification des packaging, j’ai fait les prévisions de ventes, les lancements pour la presse, la publicité, j’ai conçu les matériaux publicitaires pour les points de vente… Une fois par mois, on m’envoyait dans n’importe quelle ville de Russie pour tester le marché.

Et puis, à la fin de mon stage, j’ai été convoqué par le directeur du personnel et on m’a annoncé que, si je le désirais, L’Oreal m’embauchait. Un point important : alors qu’en France, on paie rarement un stagiaire, à Moscou j’ai été payé environ 6000 francs par mois, repas de midi compris. Tous mes amis ont trouvé des places intéressantes : Mérieux, Rhône Poulenc, Jacques Dessange ou encore un travail chez Danone, etc … A Moscou, la communauté française est très petite, donc ça facilite les contacts.

Beaucoup de monde parle anglais, espagnol ou allemand ; le RUSSE, c’est un moyen d’être différent . Quand un recruteur reçoit une pile de 5000 CV, il y a des chances qu’en les feuilletant rapidement, il soit attiré par cette différence.

La Russie, quoi qu’on en dise, est un marché encore en expansion et qui va l’être encore pour longtemps parce que, à l’heure actuelle, le marché a crû surtout grâce aux capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg, et qu’il reste encore un pays entier à développer.

Maintenant, je suis en poste à Paris, après une année passée à Dubaï (Emirats arabes unis) . Si je n’avais pas fait de russe, jamais je n’en serais arrivé là. J’aurais peut-être passé des concours administratifs, mais jamais je n’aurais été motivé comme je le suis maintenant : avec une vie crevante mais passionnante, des gens différents autour de moi, des voyages …

J’aurais vraisemblablement vécu une période de chômage, comme tout le monde ! 

blebul1d.gif (1048 octets) Deuxième témoignage (Sandrine Vorontsov)