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TOUT SUR NOËL EN RUSSIE


Noël- Souzdal - XVIe

   La veille de Noël porte le nom de «Sotchelnik » ou encore «Sotchevnik ». Ce nom provient d’un mets rituel que l’on mangeait ce jour là : la «sotchiva » ou «poliva». C’était une kacha (bouillie) de blé ou d’orge, de seigle, de pois ou de lentilles mélangée à du miel avec des amandes et du jus de pavot. En fait c’est une «koutia» plat rituel de funérailles ou de commémoration du défunt.

 Le nombre de plats lui aussi était rituel - 12 - comme les apôtres. La table se devait d’être abondante : blini, poissons, pieds de porc et de veau en gelée, cochon de lait farci de kacha, tête de porc au raifort, saucisson maison, rôti, pains d’épice au miel et, bien sûr l’oie rôtie.

Il était interdit de manger avant l’apparition de la première étoile en hommage à celle de Bethléem qui avait annoncé la Nativité aux rois mages.
Quand l’obscurité était tombée, à la première étoile, on se mettait à table et partageait des petites galettes de pain azyme en échangeant des souhaits de bonheur et de joie.

 Le sapin de Noël

Sur un oukase de Pierre le Grand on se mit à célébrer Noël en Russie le premier janvier 1700. Avant cette date il était fêté le premier septembre. Cette fête avec ce sapin (bien que sous Pierre le Grand on n’utilisât que des branches) décoré et des masques plut tout de suite au peuple russe. Avant les Russes décoraient toutes sortes d’arbres. Il y avait des cerisiers spécialement cultivés dans des caisses. Les gens croyaient que tous les arbres étaient porteurs de forces bénéfiques et qu’y vivaient de bons esprits. En accrochant aux branches des présents et des friandises on essayait de s’attirer les bonnes grâces des esprits. Bien sûr, le sapin éternellement vert, occupait une place particulière parmi les arbres. Il était le centre sacré, «l’arbre universel » qui symbolisait la vie, la sortie des ténèbres et la résurrection. On accrochait aux arbres différents fruits : des pommes symbole de la fertilité, des noix symbole de l’impénétrabilité des voies du Seigneur, des œufs symbole de la vie en gestation, de l’harmonie et de l’abondance.

L’habitude de décorer les habitations avec des branches de sapin commença avec Pierre le Grand. Dans les années 30 du XIXème siècle seuls les Allemands de Peterbourg employaient des sapins décorés. Et ce n’est qu’en 1852 que la pratique se généralisa. A la fin de ce siècle même les maisons des villages se mirent à l’imiter. En 1918, du fait de l’assimilation de cette pratique avec la fête religieuse de Noël les sapins furent interdits par le nouveau régime pendant 17 ans (jusqu’en 1935). En 1949 le premier janvier devint jour férié et ce jour pendant longtemps supplanta l’ancien Noël.

 Croyances et superstitions

De nombreux dictons et prédictions sont depuis des temps immémoriaux liés
à l’hiver, Noël et le nouvel an ;

Pour le repas de Noël il ne faut pas boire d’eau. Si vous n’en buvez pas vous n’en serez pas privé quand vous en aurez besoin et qu’il n’y en a pas ; en voyage ou au travail.

Hiver neigeux - été pluvieux.
Ciel étoilé pour le nouvel an - la moisson sera abondante.
Hiver glacé - été torride.
Tempêtes de neige en hiver - été pourri.
Si en janvier le son porte loin, l’hiver se renforce.
Les nuages vont contre le vent - la neige approche.
Si le soleil brille à la saint Spiridon - le ciel est clair et lumineux - le nouvel an sera froid et ensoleillé. Si ce jour est maussade et que les arbres sont givrés - le nouvel an sera doux, mais gris.

On pourrait en citer bien d’autres encore…

 Prédictions et divinations

L’espace de temps entre la Noël le baptême de Christ s’appelle «sviatki». Traditionnellement les jeunes filles lisaient l’avenir la veille de ce jour. Elles cherchaient, bien sûr à tout savoir sur leur promis et sur la réalisation de leurs souhaits. Le plus favorable était la nuit dans la «bania » ou dans tout autre coin bien sombre. Les jeunes filles s’enfermaient, plaçaient un miroir, une bougie et attendaient… des signes.

Quelques divinations

Les cartes

Elles mettaient avant de s’endormir un roi de carreau ou autre sous l’oreiller.
Elles pensaient à tous les fiancés possibles.
Celui dont elles rêvaient dans la nuit serait l’élu.

Les oignons :

Elles prenaient quelques oignons et les marquaient.
Ensuite elles les mettaient en terre.
Celle dont l’oignon poussait le premier se marierait la première.

L’anneau, le pain et le crochet :

La jeune fille posait sur le sol l’anneau, un crochet fait de paille et un morceau de pain.
Après les avoir couverts d’un mouchoir elle tirait un objet.  L’anneau signifiait que le fiancé serait un dandy, le pain qu’il serait riche et le crochet - misérable.

La chaussure :

La veille de Noël la jeune fille doit jeter du perron de sa maison une chaussure dans le jardin. Si la pointe de la chaussure est dirigée vers la barrière, la fille quittera bientôt la maison paternelle. Si c’est le talon, elle restera vieille fille.

Les souhaits :

On remplissait une cuvette d’eau. Sur les bords on fixait des petits papiers sur lesquels étaient écrits les vœux. Une petite chandelle était fixée sur une demi-coquille de noix qui flottait sur l’eau.
Le papier qui se mettait à brûler voyait le vœu inscrit réalisé.

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Le 25 janvier est le jour de sainte TATIANA

 C'est jour de fête pour toute la gent estudiantine de Russie. C’est, en effet le 25 janvier 1755 que l’impératrice Elisabeth Petrovna a signé l’oukase préparé par le prince Chouvalov signifiant la création de l’Université de Moscou.

Habituellement ce jour est clair, la neige fine et poudreuse et le froid vigoureux et ceci favorise une humeur joyeuse et prête à la fête.

Guiliarovski écrivait dans son livre « Moscou et les Moscovites » que les rues de la ville ne sont jamais si vivantes et bruyantes que ce jour-là

Le matin se déroulait une cérémonie solennelle à l’université en présence des plus hautes autorités académiques et municipales. Les trois-quarts de la salle étaient occupés par les étudiants pauvres qui vivotaient de leçons. S’y pressent également les enfants de la noblesse et des marchandes en uniformes de beau drap aux cols brodés ; ils portent au côté des épées aux poignées dorées.

A Moscou à la fin de la cérémonie les étudiants se précipitent par la grande rue Nikitskaïa jusqu’à la porte du même nom et vers le boulevard de Tver en chantant à pleine voix le Gaudéamus qui est leur hymne.

Petit à petit les étudiants emplissent le célèbre restaurant « l’Ermitage » où le célèbre chef français Olivier (celui dont la fameuse salade porte le nom) mettait ses salons à leur disposition. Là était invités les professeurs et écrivains favoris des étudiants. Les toasts, les discours et les poésies se succédaient. Selon les mots d’un célèbre étudiant en médecine Anton Pavlovitch Tchekhov : «  Ce jour- là on buvait tout, sauf la Moscova, et encore à cause de la glace qui la recouvrait. »

En 1995, après presque 80 ans d’interruption, l’église de sainte Tatiana a été rouverte à l’université de Moscou et dans la salle des actes de l’ancienne université (derrière le Kremlin) on remet les prix Lomonossov et Chouvalovski. Et de nouveau la jeunesse emplit les rues environnantes de ses chants joyeux.

Deux dictons : « Si pour Tatiana le soleil apparaît, les oiseaux reviendront très tôt. » « Neige pour Tatiana promet été pluvieux »

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La Chandeleur

 Le 2/15 février en Russie c’est la Chandeleur. L’étymologie de ce mot « Сретение» (Sriétiénié) signifie « rencontre ». Cette fête a lieu le 40ème jour après Noël. C’est le jour où la Vierge et Joseph conduisirent Jésus au temple de Jérusalem et le jour de la purification de la Vierge. Près du temple ils rencontrèrent Siméon qui, d’après la tradition, était le traducteur de l’hébreu en grec de l’Ancien Testament. Comme il doutait que le Sauveur naîtrait d’une vierge, un ange lui apparut qui lui annonça qu’il vivrait jusqu’à l’accomplissement de la prophétie. Il attendit longtemps la réalisation de cette promesse et il vécut jusqu’à 300 ans.

Cette fête symbolise la rencontre de l’Ancien et du Nouveau Testament. Elle revêt une grande signification pour les Orthodoxes.

Le jour de la Chandeleur coïncidait avec la fête populaire « Gromnitsa » en l’honneur du feu (grom = tonnerre). Ce jour là on confectionnait et honorait des chandelles auxquelles on attribuait une force  miraculeuse. Elles protégeaient les maisons où on les gardait de la foudre. La tradition voulait que celui qui les portait en sortant de l’église sans en éteindre la flamme, et sur la main duquel coulait trois gouttes de cire, aurait du bonheur toute l’année. A la maison on brisait la chandelle et on en plaçait les morceaux dans les étables pour protéger le bétail.

Le jour des Défenseurs de la Patrie

Le jour des Défenseurs de la Patrie est apparu en 1918 en tant que jour de la création de l’Armée Rouge pour commémorer les victoire de Narva et de Pskov sur l’envahisseur allemand.
En fait le 23 février ne correspondait à aucun fait particulier car le 23/2/1918 il n'y avait pas encore d'Armée Rouge et donc de victoire de sa part. Un an plus tard aucune mention de cette date dans les journaux. En 1922 ce jour fut déclaré "Jour de l'Armée Rouge". Pourquoi ?
Le 23 février 1917 avait marqué le début de la Révolution de février. Les Bolcheviques n'y avaient pas joué de rôle décisif mais l'avaient acceptée, fêtée et mise au 'sanctuaire' révolutionnaire. Pourtant il fallait donner au jour du renversement de l'autocratie, tout en lui conservant son caractère commémoratif, un autre nom. C'est pourquoi il devint le jour de l'Armée Rouge.
Depuis c'est la fête de tous les hommes de l'URSS puis de la Russie et ce jour-là son fêtés tous les militaires, et par la même occasion, tous les hommes, du plus petit garçon au plus vieux des anciens combattants.

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Le jour de Kalevala

 Le 28 février le calendrier russe fête l’anniversaire de la parution de l’épopée fino-carélienne composée à partir de chants populaires (runes) par le folkloriste E. Lenrot en 1835.

Pour de plus amples renseignements consultez le site

http://kalevala.gov.karelia.ru/

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Le 8 mars - Journée Internationale des Femmes.

Peu fêté en France, ce jour est une des fêtes les plus populaires en Russie. C'est un jour férié où l'on met les petits plats dans les grands et où l'on s'invite à partager un repas de gala. Bien sûr, les mauvaises langues diront que c'est un jour particulièrement pénible pour les ménagères russes qui doivent faire plus de courses, plus de cuisine, plus de vaisselle… que tous les autres jours pour satisfaire ses invités. Certains disent même que c'est plutôt le jour des hommes n°2 (après le 25 février - jour de l'Armée et des Défenseurs de la Patrie), mais c'est quand même une belle fête où elles croulent sous les fleurs, les félicitations et les petits cadeaux.

Tournons-nous sur l'histoire de ce jour qui petit à petit a perdu son sens politique originel.

A l'origine la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars fut une fête politique. A la fin du XIXème siècle, au premier congrès institutionnel de la IIème Internationale en 1889, un membre du Parti Social-démocratique allemand, la communiste Klara Tsetkine, présenta l'idée d'une union de toutes les femmes du monde afin de lutter pour l'obtention de droits égaux à ceux des hommes. En 1908, sur son initiative, à Stuttgart, au congrès de la IIéme Internationale, se déroula la première conférence Internationale des femmes-socialistes.

La conférence prit la décision de créer une organisation Internationale pour la coordination du mouvement féminin dont le quartier général serait à Stuttgart. Les membres de cette organisation se déclarèrent "Féministes" et éditèrent la revue "Egalité"
Le 8 mars 1910 se déroula à Copenhague la IIéme conférence des femmes-socialistes à laquelle participèrent 100 délégations de 17 pays. Klara Tsetkine proposa de célébrer tous les ans la journée de la Solidarité des femmes travailleuses du monde entier en lutte pour les droits égaux à ceux des hommes, pour la paix et la démocratie.

La première fois cette la Journée Internationale des Femmes se déroula en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suède le 8 mars 1911. En Russie, en 1911, cette journée ne put se fêter car la police surveillait les moindres faits des révolutionnaires et c'est seulement en 1913, à Saint Petersbourg, que cette manifestation put se dérouler. En février 1913, Alexandra Kollontaï dans son article : "La Journée des Femmes" écrivait : "Que recherchent les féministes ? Les mêmes avantages, les mêmes pouvoirs, les mêmes droits dont jouissent leurs maris, leurs pères et leurs frères." Alexandra Kollontaï devint la première femme diplomate au monde ; en tant qu'ambassadeur de l'URSS elle démontra qu'elle était une authentique féministe.

Au congrès International de Paris, le premier décembre 1945, les représentantes de 181 organisations féministes de 41 pays proclamèrent la création de la Fédération Internationale Démocratique des Femmes qui devint par la suite une organisation très influente. L'ONU et quelque une de ses organisations ( UNESCO, UNICEF, l'Organisation Mondiale de la Santé, l'Organisation Mondiale du Travail) donnèrent aux organisations féministes un statut consultatif. Le 1 octobre 1986 les gouvernements de 88 pays ont signé la Convention sur la liquidation de toutes formes de discrimination pour les femmes.

Actuellement la Fête des Femmes ne vise plus à une lutte pour des droits, mais elle est plutôt la fête du printemps un hommage à toutes les fiancées, épouses, mères et grands-mères.

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Le premier avril - День смеха

 Passé pratiquement sous silence pendant l'époque soviétique il n'y avait guère qu'à Odessa ou le jour du rire (день смеха) attirait les foules dans un stade de 50000 places pour une grandiose parade comique et des spectacles humoristiques. Vers la fin de l'ère brejnievienne c'était une façon de se démarquer de la politique dans la bonne humeur sous l'œil bienveillant des autorités.

Auparavant en Russie on disait à propos du premier avril : " Premier avril - jour de joie pour tous." Ce n'était que joyeuses plaisanteries. "Si tu ne raconte pas de blagues ce jour-là, quand en trouveras-tu le temps ?" "Premier avril - à personne ne te fie." Первый апрель - никому не верь." La tradition dit qu'en Russie les farces de ce jour se sont instaurées après qu'un matin les habitants de Peterbourg furent tirés du lit par le tocsin qui d'habitude annonçait les incendies. C'était un premier avril et c'était une plaisanterie. La tradition s'est perpétuée. Il paraîtrait que la nature capricieuse du mois d'avril en serait la cause. Les gens auraient voulu atténuer ces caprices par des farces et des plaisanteries.

On disait dans le peuple : "Какова погода 1 апреля, такова и 1 октября, и наоборот" : Le temps du 1er avril annonce celui du 1er octobre et inversement.

Le 12 avril :jour de l’aviation et de l’astronautique (Всемирный день авиации и космонавтики)

По решению Международной авиационной федерации (ФАИ) 12 апреля отмечается Всемирный день авиации и космонавтики. В России мы отмечаем День космонавтики в ознаменование первого полета человека в космос. В этот день, 12 апреля, в 1961 году гражданин СССР майор Ю.А. Гагарин на космическом корабле “Восток” впервые в мире совершил орбитальный облет Земли, открыв эпоху пилотируемых космических полетов. Праздник установлен указом Президиума Верховного Совета СССР от 9 апреля 1962 года.

Sur décision de la Fédération internationale de l’aviation, le 12 avril a été déclaré jour de l’aviation et de l’astronautique. En Russie on célèbre ce jour en l’honneur de premier vol habité dans le Cosmos effectué le 12 avril 1961 par le major de l’aviation de l’URSS Iouri Gargarine à bord du vaisseau Vostok. Ce faisant il a ouvert l’époque des vol cosmiques habités. Cette fête a été instaurée par un décret du Présidium du Soviet Suprême en date du 9 avril 1962.

Le 26 avril : Jour à la mémoire des victimes des catastrophes radioactives (День памяти погибших в радиоактивных авариях и катастрофах)

le 26 avril 1986 s’est produite la catastrophe de Tchernobyl. C’est la plus grande catastrophe écologique de 20ème siècle dont les conséquences se font malheureusement encore sentir et continueront longtemps encore. "On ne peut penser sans effroi aux conséquences bien plus atroces qui en seraient suivies sans le sacrifice des militaires, des scientifiques, des employés et des pompiers de la centrale qui ont risqué leur santé et surtout pour la majorité d'entre eux leur vie...

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Le premier mai : La fête du printemps et du travail
Праздник Весны и Труда

Anciennement : le jour de solidarité internationale des travailleurs

Le 1er mai 1886 les ouvriers américains organisèrent une grève pour réclamer la journée de 8 heures. La grève et la manifestation se terminèrent par une effusion de sang lors de chocs avec la police. En juin 1889 Le congrès de la II ème Internationale qui se déroulait à Paris décida en mémoire des ouvriers de Chicago d'organiser une manifestation annuelle le premier mai.  Elle se déroula pour la première fois en Autriche-hongrie, en Belgique, Allemagne, Danemark, Espagne, Italie, USA, Norvège, France, Suisse et quelques autres pays. Pendant longtemps le premier mai fut le symbole de la révolution et de la lutte des classes.
En URSS il fut longtemps la principale fête de l'État. Le 1er mai 1990 le gouvernement de l'URSS et les dirigeants du Parti communiste montèrent pour la dernière fois sur la tribune du mausolée de Lénine pour saluer le dernier défilé officiel du premier mai. En 1992 le jour International de la solidarité des travailleurs fut rebaptisé fête du Printemps et du Travail. Il n'en reste pas moins que les Russes utilisent ce jour traditionnel pour organiser des meetings et des manifestations dans le but de présenter leurs revendications politiques.

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2 mai 2002      Le Jeudi Saint
Великий Четверг

Un grand nombre de croyances, de présages, de signes, de rites et de représentations sont liés à ce jour de la semaine sainte. Il est parfois appelé le jeudi pur “чистым четвергом”.
Beaucoup de rites étaient liés au désir de purifier la maison, la cour et le potager des impuretés accumulées pendant l'hiver, des forces malfaisantes cachées dans les coins. Il fallait se protéger des maladies et des atteintes. Souvent on enfumait avec des torches de genévrier l'intérieur de la maison, les basses cours et les étables.
De même, on lavait très soigneusement et décorait l'isba : on posait sur le sol des paillassons propres et décoratifs, on accrochait de belles serviettes et de jolis rideaux.
Quel que soit le temps de ce jour, les gens allaient à la rivière et se plongeaient dans l'eau, même s'il y avait encore de la glace. Le contact avec l'eau devait apporter la santé et la force. Il était obligatoire d'aller au bain. On y restait jusqu'au lever du soleil disant que même le corbeau, ce jour-là, baigne ses petits. En grimpant sur les bancs on disait : "Le baptisé monte sur le banc, l'impur en descend". 
Une des tâches les plus typiques était la préparation du "sel du jeudi" (четверговой соли) : On enveloppait dans un linge du gros sel ordinaire et on le cuisait dans le four, quelquefois avec de la lie de kvas. On considérait que ce sel était purifié de l'impur, c'est à dire du contact des mains du traître Judas. Pour cette raison il possédait des vertus curatives et on le conservait toute l'année comme remède pour les gens et le bétail.

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5 mai 2002   Pâques
Пасха (Воскресение Христово)

Au jour de Pâques en Russie débutait de joyeuses fêtes pour la jeunesse : on faisait de la balançoire, dansait en rondes, chantait des chants de printemps (веснянки). A Pâques tous se saluaient trois fois : on s'embrassait sur les lèvres à la russe en disant : "Christ est ressuscité !" et on répondait : "En vérité il est ressuscité !". On s'offrait des oeufs décorés que l'on portait sur la tombe des défunts. Ce jour-là, après un jeûne de 7 semaines sur la table apparaissaient des koulitchs, du fromage blanc, de la viande et des oeufs décorés. On préparait le gâteau (Кулич) avec de la pâte au beurre où l'on mêlait des noix, des raisins secs et des épices.
L'oeuf est le principal symbole pascal de la résurrection car c'est de lui que naît un nouvel être. Les oeufs peints en rouges s'appelaient : “крашенка”, les décorés : “писанка”, et ceux faits de bois : “яйчата”.“яйчата”. L'oeuf rouge signifiait pour les gens la renaissance par le sang du Christ. On croyait même que si on se lavait avec une eau où avait été plongé un de ces oeufs, on serait beau et bien portant. Veiller pendant la nuit précédant Pâques protégeait de la maladie, et garantissait un mariage heureux, une moisson abondante et une chasse fructueuse.
(Voir la recette de la Пасха)

6 mai 2003 День Матери. Радоница - поминование усопших (Radounitsa)

 La deuxième semaine après Pâques est celle de Thomas. Radounitsa (Radonitsa) se situe 9 jours après Pâques. C’est le jour des parents, le jour du souvenir des défunts. En ce jour il convient de se rendre au cimetière et d’honorer particulièrement la mémoire des disparus en apportant sur leur tombe un peu du repas pascal, des oeufs décorés ou du koulitch.
A l’origine, Radounitsa (Radonitsa, Trizna) étaient les noms de divinités qui personnifiaient le respect des défunts, les gardiens de leurs âmes. Il paraît plus certain que ce nom ait pour origine les mots " rod" (rод) ou "radost'" (радость) signifiant lignée et joie. On apportait à ces divinités des offrandes de nourriture et de boissons sur les tumulus (курганы) afin que l’âme du défunt qui rôdait encore aux alentours puisse se réjouir des marques de respect que lui manifestaient les vivants.
Peu à peu le mot Trizna prit le sens de repas funéraire et Radounitsa celui de jour du souvenir au printemps. Justement au printemps car les hommes s’efforçaient à cette époque d’amadouer les défunts au moment de l’épanouissement de la nature et de la retraite définitive de l’hiver, saison du sommeil de mort de toute la terre.

" A Radounitsa le matin on laboure, le jour on pleure et le soir on danse "
" S’il pleut à Radounitsa, ne t’en réjouis pas. "

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Le 6 juin 2003  Пушкинский день России Le jour de Pouchkine

Avant ce jour s'appelait "La fête Poushkine de la poésie". Célébrée depuis 1998 par un oukaza du président de la Fédération de Russie du 21.05.97 "Pour le 200ème anniversaire de la naissance d'Alexandre Serguéïevitch Pouchkine" 

Le 22 juin "Jour du souvenir et du chagrin"

Le majorité des citoyen de la Russie considère le 22 juin comme le jour du souvenir et du chagrin. Ce jour-là, il y a exactement 60 ans, commença la "Grande guerre Patriotique" (Великая Отечественная война) au cours de laquelle périrent plus de 27 millions de personnes.

A l'aube du 22 juin 1941 les armées allemandes, après avoir soumis presque toute l'Europe, envahirent le territoire de l'URSS. Ce sont les gardes frontières qui reçurent le premier choc ainsi que la forteresse de Brest-Litovsk. Soixante ans après, partout on déposera des gerbes et des couronnes sur les tombes des soldats inconnus. Ce jour sera également un jour de fierté nationale dédiée à ceux qui firent tout pour que la guerre ne se termine pas comme l'avait prévu l'état major allemand.

Quelles que soient les véritables causes de l'invasion allemande, pour ceux qui ont survécu à la Grande guerre Patriotique, les plus grandes dates de la vie resteront le 22 juin et le jour de la Victoire, le 9 mai.

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Le 18 septembre : День Святого Иосифа Купертинского (покровитель летчиков и космонавтов)

 Ce saint (1603-1663) Joseph de Copertino est devenu le patron de tous les navigateurs aériens suite à la légende qui raconte qu'il s'élevait souvent au-dessus de sa chaire pendant ses sermons. Longtemps on a considére ces faits commes mensongers. Ce n'est qu'en 1753 qu'il a été béatifié par le pape Benoît XIV et élévé au rang de saint en 1767 par le pape Clément XIII.

Le 21 septembre : Jour de gloire militaire russe ; la bataille de Koulikovo

Jour de gloire militaire de la Russie : La bataille de Koulikovo (Du champ des bécasses)
Ce jour a été instauré en l'honneur de la victoire des armées russes sous les ordres du Grand Prince Dmitri Donskoï sur les troupes mongolo-tatares en 1380.

21 septembre  : Saint Mathieu

Jour du Saint apôtre Mathieu protecteur des percepteurs, des banquiers et des douaniers.
Depuis novembre 2000 il est également, en Russie, le protecteur de l'inspection des impôts.

6 décembre : Saint Alexandre Nevsky

Ce jour-là les orthodoxes célèbrent la fête du défenseur de la Russie le Grand prince Alexandre Nevsky, un des saints orthodoxes les plus respectés en Russie

Le règne de ce prince, 1236-1263, coïncida avec une des plus tragiques périodes de l'histoire de la Russie. Il dut faire face à des assauts venus de l'est et de l'ouest alors que la Russie était affaiblie par des guerres intestines. Alexandre devint la figure centrale de la nouvelle Russie qui renaissait alors des ruines des principautés morcelées. C'est vers lui que se tournèrent les espoirs en tant que défenseur et unificateur des terres face à la menace de la Horde D'Or.

Le nom de ce prince intrépide était glorifié de son vivant déjà gràce à ses victoires sur les Suèdois, les chevaliers Porte-Glaive (Teutoniques) et les Lithuaniens. Ses premiers combats contre les envahiseurs se terminèrent par la victoire le 15 juillet 1240 sur les Suèdois qui se livraient alors à d'incessantes incursions lors de la ''bataille sanglante'' du lac Ladoga. Plus tard, le 5 avril 1242, il écrasa les chevaliers teutoniques sur le lac Tchoud'. C'est cet épisode glorieux de l'histoire russe qui est au centre du film "Alexandre Nevsky" d'Eisenstein. Par ses campagnes en Lithuanie de 1246 il assura pour longtemps la paix en Russie.

Le peuple russe a chanté la gloire d'Alexandre Nevsky bien avant sa canonisation par l'Eglise.

Un décret du Présidium du Soviet Suprême de l'URSS du 29 juillet 1942 a institué l'Ordre D'Alexandre Nevsky. Cette décoration a récompensé les militaires qui distinguaient par des actes de bravoure, ou une exceptionnelle aptitude au commandement dans les combats pour la Patrie lors de la deuxième guerre mondiale (la Grande guerre Patriotique)