
ARCHIVES THEÂTRE
ONCLE
VANIA d'Anton TCHEKHOV
Mise en scène de Julie Brochen
LE
GENIE DE LA FORET d'Anton TCHEKHOV
- Mise en scène Roger PLANCHON
IVANOV
de Tchekhov au TNP
Mise en scène de Alain
Françon
LA
POSTE POPULAIRE RUSSE de Oleg BOGAIEV
Mise
en scène de Claudie BERTIN
TEATR
(Театральный роман: Записки покойного) de Mikhaïl Boulgakov
Mise en scène de Richard
Brunel
VERA
OU LES NIHILISTES d’Oscar Wilde et de Gombrowicz Mise
en scène de Catherine Hargreaves
GUERRE
ET PAIX au TNP Mise
en scène de Piotr Fomenko
Les
Démons de
DOSTOÏEVSKI Mise
en scène de Sergueï GOLOMAZOV
Ivanov
de Tchekhov Mise
en scène : Françoise Maimone
LA
CERISAIE D'Anton Tchekhov à l'ENSATT
Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV
LE
ROI NU d’Evguéni Schwartz
/ «Голый
король» (1934), Пьеса-сказка - Евгений Львович Шварц
"Requiem
pour l’Union Soviétique où nous
cherchions tous à être heureux" Mise
en scène,Tatiana Karmanova
LE
ROI NU d’Evguéni Schwartz / «Голый
король» (1934), Пьеса-сказка - Евгений Львович Шварц
mis en scène par Laurent Pelly
du 7 au 18 décembre au THATRE DE LA CROIX ROUSSE
Accueil
du public et billetterie : 04 72 07 49 49
Place Joannès Ambre - 69004 Lyon
resa@croix-rousse.com

http://www.croix-rousse.com/05-06/spec_roinu.php
Notice empruntée au site de Théâtre de la Crox-Rousse :
"Le porcher Henri aime la princesse Henriette, mais l’on sait bien que les histoires d’amour ne sont jamais aussi simples, surtout quand le roi a déjà promis la belle au despote du pays voisin. Autour de ces deux souverains tyranniques et d’une galerie de personnages surréalistes, ce sont trois contes d’Andersen qui sont repensés par Evguéni Schwartz et mis en scène selon la folie poétique de Laurent Pelly.
Conte de la folie ordinaire
Créé en janvier 2004 à Grenoble, au Cargo/Hors-les-murs, Le Roi nu
s’inscrit sur la noble liste des pièces d’extrême qualité, profondément tout
public, éminemment populaires. Le cas est suffisamment rare pour être souligné,
d’autant que tout adulte qu’on soit, on finira par trouver autant de plaisir
que ses têtes blondes à se replonger dans l’univers de ce(s) conte(s)... Un
porcher par-ci, une princesse au petit pois par-là, un roi blousé par deux
tailleurs sans scrupules, tandis que les références pleuvent et que les souvenirs
se répondent, on ne sait plus à quelle fable se vouer. Mais rien d’inquiétant
à cela : ce sont bien trois contes d’Andersen qui sont à l’origine de la pièce
écrite par Evguéni Schwartz en 1934, magnifiquement traduite
par André Markowicz, traducteur prestigieux de Dostoïevski
ou Tchekhov.
Le Roi nu est un mélange de saveurs singulier, puzzle visuel,
ludique et féerique, cocktail de qualités narratives et esthétiques qui détonne
par sa capacité à naviguer entre le premier et le deuxième degré avec une
déconcertante agilité. La magie du conte est là, elle opère dans ce décor
pareil à une gigantesque boîte aux multiples tiroirs, dont surgissent toujours
plus de personnages grotesques et fantastiques. L’espace modulable, constamment
ouvert à un ailleurs plus surprenant, renvoie au texte d’Evguéni Schwartz,
à son écriture nourrie tant du quotidien que du merveilleux, à sa figure légère
– le conte – comme à son versant plus sombre – la critique politique. Le
Roi nu n’est pas qu’une histoire d’apparences, il faut chercher notre
réalité derrière les artifices, sentir le risque derrière le théâtre épique,
la dénonciation derrière le conte ou le cabaret que dix comédiens, neuf hommes
et une femme, orchestrent à travers plus du double de personnages.
On connaît l’amour de Laurent Pelly pour la musique, passion, entre autres,
qui l’a conduit à figurer aujourd’hui parmi les metteurs en scène d’opéra
les plus réputés. Le Roi nu porte en lui cette musicalité
et l’énergie de l’artiste, une ondulation touchante entre naïveté et parodie
qui évite tout stéréotype pour préférer l’humour et la poésie. Le
Roi nu est une fête intelligente, une folie raisonnée, un désordre
impeccable... une antithèse joyeuse, pour tous."
Redécouvrir et se souvenir
"Evguéni Schwartz n’a pas eu le succès qu’il aurait mérité de son
vivant. Né en 1896, plongé dans le monde du théâtre après la Première guerre
mondiale, il se consacre d’abord à la littérature enfantine. Victime intellectuelle
d’un régime totalitaire, il voit la plupart de ses pièces pour adultes soumises
à la censure. Le Roi nu est l’une d’entre elles, écartée longtemps de la scène
pour l’écho supposé entre le despote du conte ridiculisé en habit d’Adam et
Staline lui-même. Evguéni Schwartz y voyait pourtant davantage Hitler, porté
au pouvoir l’année précédant l’écriture de la pièce. Depuis sa mort, en 1958,
sa popularité n’a cessé d’augmenter. On sait aujourd’hui que Tchekhov n’est
pas le seul grand dramaturge russe, on sait aussi apprécier qu’un conte ne
soit pas qu’une affaire de légèreté."
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http://spectacles.telerama.fr/une/tsspectacles.asp?code_postal=&genre=théâtre&page=2#
Le Roi nu
Avis de Télérama
"Un porcher rencontre une jeune princesse et connaît les douceurs du
mirage amoureux. L'innocente enfant est hélas promise à un roi que sa volonté
de puissance a porté à la folie. Le roturier enamouré trouvera le moyen de
tourner le dictateur en ridicule. Staline eut la lucidité de voir dans cette
fable politique où Evguéni Schwartz prétend moquer Hitler une peinture à l'acide
de sa propre personne. Il la fit donc interdire. Laurent Pelly, qui a eu l'heureuse
initiative de l'exhumer, excelle, une fois encore, à faire signifier à des
hommes l'autre sexe. Beaucoup de scènes où ces messieurs jouent les dames
d'honneur avec des mines câlines ont le charme canaille du music-hall d'antan.
On ne lui tiendra donc pas rigueur de la longueur excessive de certaines tirades."
Auteur : Evguéni Schwartz - Metteur en scène : Laurent
Pelly
http://www.theatreonline.com/indexation/a/detail_artiste12592.asp
"Né en 1962, Laurent Pelly crée à l'âge de 18 ans la compagnie Le Pélican,
avec laquelle il met en scène Si jamais j'te pince de Labiche, Le Dîner bourgeois
de Monnier, En cas de pluie de Philippe Beglia, tout en travaillant avec d'autres
institutions (Chat en poche de Feydeau et Tartuffe au C. D. N. Nord Pas-de-Calais,
en 1986).....En février 2003, sous la direction musicale de Marc Minkowski,
à l’Opéra de Lausanne, il met en scène Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach.
Il vient de mettre en scène pour le « Seiji Osawa project » au Japon : Gianni
Schicchi de Puccini et L’Heure espagnole de Ravel, sous la direction musicale
de Seiji Osawa. En juillet 2003, il présente La Belle Hélène au Festival de
Santa Fe et en 2004 Le roi nu d’Evguéni Schwartz..."
EN RUSSE
ШВАРЦ Евгений Львович (1896 — 1958), русский
драматург.
Насыщенные остроактуальными социально-политическими аллегориями и аллюзиями,
едкой иронией пьесы-сказки по мотивам произведений Х.К. Андерсена “Голый король”
(1934), “Тень” (1940); сатирические...
http://www.rubricon.com/ies_ann/..%5Cann%5Cies%5C26_sh%5C26_sh33604.asp
| http://www.fictionbook.ru/en/author/shvarc_evgeniyi_lvovich/ ШВАРЦ, ЕВГЕНИЙ ЛЬВОВИЧ (1896–1958), русский драматург. Родился 9 (21) октября 1896 в Казани в семье врача. Детство Шварца прошло в г.Майкопе. Шварц не окончил юридический факультет Московского университета, где учился в первые годы после Октябрьской революции 1917, поскольку начал играть в театрах-студиях – сначала в Ростове-на-Дону, а с 1921 в Петрограде, в «Театральной мастерской». В рецензиях на спектакли «Театральной мастерской» критики отмечали выдающиеся пластические и голосовые данные Шварца и прочили ему блестящее актерское будущее. Несмотря на это, он оставил сцену в начале 1920-х годов и работал литературным секретарем К.И.Чуковского, а в 1923–1924 – журналистом различных изданий г.Донецка, в том числе журнала «Забой» и известной за пределами Донбасса газеты «Кочегарка», для которой сочинял стихотворные фельетоны под псевдонимом Дед Сарай. Сотрудничал с журналом «Ленинград»..... http://www.fictionbook.ru/en/author/shvarc_evgeniyi_lvovich/ |
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http://librarian.fio.ru/news.php?n=31238&c=1787 Шварц, Евгений Львович
|
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http://www.krugosvet.ru/articles/69/1006902/1006902a1.htm
http://publ.lib.ru/ARCHIVES/SH/SHVARC_Evgeniy_L'vovich/_Shvarc_E._L..html
http://www.hrono.ru/biograf/shvarc.html
http://www.ark.ru/ins/zapoved/zapoved/schwarz.html
| A
partir du 23 mars 2005, par la pièce de Maxime Gorki,
"Мещане", s'ouvre un projet très original sur Internet Le site www.cultu.ru se propose de transmettre en continu différentes pièces du répertoire russe dans un but non lucratif. Une partie du spectacle sera présentée avec des sous-titres en anglais. Le spectacle sera retransmis à partir de minuit pendant 24 h en non stop. Sur le site sera indiquée l'heure de départ de chaque pièce. Pour plus de détails consultez le site, en russe seulement |
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"Requiem pour l’Union
Soviétique où nous
cherchions tous à être heureux"
Mise en scène : Tatiana Karmanova
Compagnie Le vent d’Est
Joué pour la dernière fois le MARDI
20 SEPTEMBRE 2005, à 20h30, à LA SALLE DU LAUSSY - 15, rue Victor
Hugo, à GIERES, Isère
Tarifs : 11 et 9 euros
"Cette comédie burlesque aborde le thème de l’immigration : suite à l’effondrement de l’URSS, les ex-soviétiques partent s’installer en Europe à la recherche d’une vie meilleure et découvrent les difficultés de l’intégration."
http://www.grenoble-univ-rech.org/82988389/0/fiche_pagelibre/
Le projet traite de l'immigration des pays de l'est, suite à l'éclatement
de l'Union soviétique, l'association propose de mettre à jour le parcours
des gens concernés par cette problématique et réfléchir ensemble sur les raisons
de cette immigration, ainsi que sur la création de l'Union européenne.
1- Débat : De l'Union soviétique à l'Union européenne avec
M. Burdy (IEP), M. Bourmeyster (U. Stendhal) et éventuellement l'intervention
d'un représentant de l'Ambassade de Lituanie.
2- Spectacle : Requiem pour l'Union soviétique où
nous cherchions tous à être heureux
3- Conférence : L'immigration des pays de l'Est, organisée
en partenariat avec l'ADATE.
4- Atelier artistique slave pour les enfants de 5 à 14 ans
qui souhaitent s'initier aux langues slaves, à travers le théâtre ou d'autres
expressions artistiques
Renseignements
L'association : Association Cie Le vent d'est
La récompense : 1000 euros
Contacter l'association : tatiana.kar@caramail.com
| http://w.mairie-gieres.fr/article.php3?id_article=319 "1917, en Russie, le plus grand événement du XXème siècle, la Grande Révolution d’octobre a lieu. La classe ouvrière prend le pouvoir et construit le communisme dans le bonheur mais aussi sous le joug de la dictature. L’influence économique de l’Occident met en cause l’utopie communiste et provoque sa chute. Les ex-soviétiques partent pour l’Europe à la recherche d’une vie meilleure. La France, pays d’accueil, est prête à les recevoir « ..à condition de remplir quelques petites conditions.. » Séparés par des barrières linguistiques et culturelles, des êtres en quête perpétuelle du bonheur, se rencontrent et vivent une véritable aventure." |
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ONCLE VANIA d' Anton TCHEKHOV - "Дядя Ваня : Сцены из деревенской жизни
в четырех действиях"
Mise en scène de Julie Brochen
du mardi 5 au vendredi 15 avril 2005 au Théâtre de la Croix-Rousse, Place
Johannès Ambre Lyon 4ème - Tel. 04 72 07 49 49
"Comment
rendre à Oncle Vania son écoulement du temps, et à ses personnages leur vérité
individuelle sans nuire à la tension unanime vers le si-peu d'espoir ?
Julie Brochen a vraiment interrogé Tchékhov, sans timidité ni forfanterie.
L'unique impudicité qu'elle donne à contempler, c'est ici celle du destin
qui exacerbe les désirs vers l'autre, ou l'idéal. Le travail de chaque acteur
approfondit d'abord la solitude avant de la faire se heurter aux autres et
de s'inscrire dans la trajectoire douloureuse de la pièce. Nulle tentation
de céder à la notoriété pour Jeanne Balibar, qui traverse l'histoire et la
magnétise comme un rêve, ou au métier impeccable pour Jean-Paul Roussillon,
Sérébriakov muré dans la prison égoïste qu'il a ouverte au Domaine. Julie
Denisse (sublime Sonia), François Loriquet (Vania), Jean-Baptiste Verquin
(Astrov) et tous les protagonistes portent le texte vers une force par moments
insoutenable, que souligne l'âpre et violente traduction d'André Markowicz
et Françoise Morvan. Mais dans les pires excès toujours subsistent la tendresse
de Julie Brochen et sa maîtrise sans orgueil de l'histoire. Cela s'appelle
l'humanité, non ?"
Dominique Dubreuil, un spectateur enthousiaste
"Красивый и грустный спектакль о хороших людях, которые отчего-то мучаются и мучают друг друга, о скуке повседневности, которая оборачивается высокой трагедией..." http://www.maly.ru/repertuar/vanya/vanya.html "В драме Дядя
Ваня (1899) реализм возвышается до вдохновенной символики..." "Une histoire
de maison, de temps qui s’effiloche, la chronique de vies enlisées.
Un moment, le désir d’un vieux professeur, célèbre à Moscou, de vendre
le domaine hérité de sa première épouse, troublera la torpeur dans laquelle
vivent oncle Vania, le régisseur des biens de son beau-frère, et Sonia,
sa nièce. La jeunesse et la beauté d’Helena, la seconde épouse du vieux
professeur, feront que des coeurs s’emballeront, des intrigues se dessineront.
Et puis, tout rentrera dans l’ordre. Restera l’ennui des vies, l’espoir
des coeurs..." |
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On peut télécharger les 4 actes
de "Дядя Ваня"
Сцены из деревенской жизни в четырех действиях
en version russe intégrale sur les sites
http://ilibrary.ru/text/972/
http://chehov.niv.ru/text/chehov.pl?108
ЧЕХОВ, АНТОН ПАВЛОВИЧ (1860–1904), русский драматург и новеллист. Родился 17 (29) (января 1860 в Таганроге. В 19 лет поступил в Московский университет на отделение медицины. Подстегиваемый нуждой, принялся сочинять рассказики, анекдоты, остроты и заметки для дешевых юмористических журналов. К 1884 некоторые его рассказы, опубликованные в популярном юмористическом журнале «Осколки», стали привлекать внимание критики.... La suite dans http://www.krugosvet.ru/articles/29/1002946/1002946a1.htm
LE GENIE
DE LA FORET - Comédie en 2 actes d'Anton TCHEKHOV
- Mise en scène Roger PLANCHON- Création
ЛЕШИЙ комедия в двух действиях-
L´Esprit des bois ou Le Génie de la forêt
est une pièce de jeunesse de Tchekhov. Ecrite à Moscou en 1889, elle n´a pas
eu le succès escompté par l´auteur et fut retirée imméditament du répertoire
de Tchekhov. Certaines scènes furent cependant réutilisées dans Oncle
Vania quelques années plus tard.
"Леший - это
сатирическая комедия, опредившая свое время по построению и драматургическому
контенту, ее задача - нагнести посредством романтики общественную критику.
Через 10 лет Чехов немного обработал комедию, убрал несколько персонажей и
написал "Дядю Ваню", более знакомого большому зрителю."
http://www.nashedelo.co.il/nashedelo/articleview.php?sec_id=26&art_id=458
Des
biographies de Tchékhov (en français) : - Théâtre National
de la Colline
http://www.colline.fr/site/mouette2.htm Des
biographies de Tchékhov (en russe) : |
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IVANOV de Tchekhov
au théâtre national populaire du 7 au 15 mai 2004
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Après
La Mouette et La Cerisaie, Alain Françon revient à Tchekhov avec une
distribution de premier ordre. La promesse d'un grand rendez-vous avec
un metteur en scène familier du théâtre national populaire. Prix des places
: 22 € plein tarif; 18 € tarif groupe (10 personnes minimum); 14€ tarif
réduit (professionnels du spectacle, demandeurs d'emploi, RMistes, moins
de 26 ans); 8 € tarif avec la Carte Jeune TNP. Sur IVANOV voir la notice d'un spectacle précédent en suivant le lien Ivanov |
LA POSTE POPULAIRE RUSSE
- Русская народная почта - de Oleg BOGAIEV
(Editions du Laquet)
Un spectacle de la Compagnie Charles Dullin -
Théâtre Vivant
Mis en scène par Claudie BERTIN sur
un texte de Oleg BOGAIEV (traduction de Ivan
P. Nikitine)
Interprété par Thomas Desfossés - Séquences
filmées réalisées par Christian Devineau
CHAMBERY
- Espace Malraux Scène Nationale : 26
et 27 février (04 79 85 55 43)
Auditorium de Seynod : 11 mars (04 50 52 02 26)

un site russe où trouver le texte
intégral de la pièce
Qu'arrive-t-il sous nos yeux : Ivan Sidorovitch Joukov, un Russe ordinaire qui n'a fait que combattre dans la Grande Guerre Patriotique et s'user à attendre l'avènement d'une société radieuse. Le problème est qu'il est devenu malade de solitude et qu'il écrit à tous - c'est-à-dire à lui-même - des lettres d'appel à l'aide. Cette folie - pour la nommer de son nom - le jeune dramaturge Oleg Bogaiev (34 ans) la traduit en un monologue cruel, et parfois drôle, qui se souvient de Gogol et de Dostoievski, du Journal d'un fou et des Carnets du sous-sol. La mise en scène rigoureuse de Claudie Bertin laisse s'épanouir les dons violents et tendres de Thomas Desfossés, en faisant composer par Christian Devineau un contrepoint de cinéma soviétique burlesque, où les correspondants de Joukov - Lenine, la reine Elisabeth, Staline... - se disputent l'héritage dérisoire d'un homme brisé. |
http://www.theatre.ural.ru/drama/bogaev.php3
Богаев Олег Анатольевич - драматург
Родился 15 июня 1970 г.Лауреат
премии "Антибукер" за 1997 г. |
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http://www.zaslavsky.ru/person/z_bogaev.htm
Сострадательная речь Олега Богаева
Олег Богаев – нестоличный житель. Эта географическая «мелочь» важна в данном случае как эстетическая деталь, ибо проясняет, почему Богаев пишет так, а не иначе. И эта «мелочь» на много лет вперед определила не столько, может быть, творческую манеру или стиль, или круг героев его пьес (или – возможных будущих прозаических сочинений), сколько – отношение автора к своим героям. У Богаева всегда достанет времени, чтобы оглядеться по сторонам и не спеша «развернуть» интерьер в подробной ремарке, а о самих своих героях, главных и второстепенных, – сказать без столичной суетности и с какою-то почти деревенской жалостью. В его пьесах всегда есть время выслушать и всегда есть – прошу прощения за некоторую корявость словосочетания – место высказаться. Здесь не принято перебивать, наоборот, все говорит о том, что у автора есть вкус к подробному и обстоятельному слову…
http://www.theatre.ru/drama/bogaev/pochta.html
Texte intégral de la pièce
Русская народная почта
Комната смеха для одинокого пенсионера в одном действии
Иван Сидорович сидит и грустно
смотрит то на телевизор, то на радиоприемник.
Два года назад у него скончалась от легочной болезни жена. Может показаться
невероятным, но Иван Сидорович этой болезни как-то не заметил.
А все же в памяти остался нечеткий, мятый след похорон: он помнил, как супругу
закопали в землю, как поставили широкую (с запасом) оградку, как потом все
стояли уныло на автобусной остановке и проклинали плохую погоду. Еще остался
в памяти сороковой день, когда никто не пришел, и он один погружал большую
поварешку в глубокую кастрюлю с компотом.
Он сознавал факт смерти жены, но "факт" для него был чем-то вроде
трещины на потолке, которая сама по себе, а Иван Сидорович сам по себе. Возможно,
сказалась логика старческого маразма, возможно, он боялся тревожить свое сердце
дополнительными инфарктом, возможно, Иван Сидорович в душе был философом и
почитал Платона в фразе: "Жизнь есть постоянное движение от рождения
к смерти". Возможно, все возможно. Не знаю.
Все так же, как при жене, он рано утром шел с бидоном в "молочный",
днем сидел на скамеечке с приятелями, а вечером смотрел телевизор, слушал
радио и переживал "за жизнь".
Прошли так два года. Жизнь текла непонятно откуда и куда, да и думать особенно
ни о чем и не хотелось: реки не выходили из берегов, ровно "тукала"
вода в водосточной трубе. Зимой, при помощи "лентяйки", снег падал
с перил балкона, весной доставались галоши, осенью - валенки.
Но неожиданно в начале осени, врасплох, "молочный" магазин перенесли
в район новостроек, приятели (словно сговорившись) покинули его и вознеслись
на "небесную скамеечку" к супруге, телевизор и радио безнадежно
поломались. Скучно стало.
И вот наш Иван Сидорович целыми днями не показывает носа на улицу, сидит на
табурете, раскачивает свое одиночество, поскрипывает половицей, и жалко ему
себя. Не с кем поговорить, никто не зайдет.
Вспоминает он свою неразговорчивую супругу, приятелей-стариков из подъезда,
жмурится на пустой экран телевизора, припоминает "живые картинки"
с людьми и вздыхает.
Однако Иван Сидорович в школе, в ФЗО, на фронте, в трудовом коллективе всегда
выделялся смекалкой и талантом на хитрые выдумки.
Именно сейчас, когда он сидит на табурете, в голове его происходит не по годам
активная, серьезная работа мысли. И кажется, он что-то придумал!
Однокомнатная квартира Ивана Сидоровича.
В комнате простая обстановка: стол, накрытый клеенкой, комод, выкрашенный
для красоты половой краской, на тумбочке телевизор, на кровати гора несвежего
белья, на полу коврик. Точно такой же коврик висит над кроватью.
Когда-то жена работала на почте, пачками таскала домой чистые конверты и бланки
телеграмм, но найти применение жесткой, грубой бумаге было сложно, остановиться
она не могла и таскала, таскала, таскала, пачками, тележками, связками, пока
не ушла на заслуженный отдых.
Из комода конверты перекочевали на антресоли, с антресолей - на балкон.
После смерти жены Иван Сидорович зачем-то вспомнил о конвертах, вернул конверты
в тепло. Они долго стояли пачками у батареи, распространяли по квартире сырость
и запах кислого клея с клопами.
Теперь Иван Сидорович нашел конвертам применение.
Из-комода, из-под обоев, из шкафа, всюду, где только можно, выглядывают серые
уголки писем. На конвертах один и тот же почерк.
Иван Сидорович поднимается с кровати, идет к шкафу, открывает, извлекает "чистую"
тетрадку и пачку конвертов. Торжественно достал из тумбочки стержень, подул
в чернильную трубочку, сел за стол, смахнул рукой хлебные крошки.
С минуту Иван Сидорович сосредоточенно чесал в ухе колпачком авторучки, крякнул
и стал старательно выводить каракули на чистом листе бумаги...
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| Mikhaïl Boulgakov Romancier,
nouvelliste et dramaturge russe, Mikhaïl Boulgakov est né
le 2 mai 1891 à Kiev et mort le 10 mars 1940
à Moscou. |
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Dans les années 1920-1930, la situation de l'écrivain
semble désespérée.
Ni publié, ni joué,
anéanti par les critiques
incessantes, il est profondément déprimé.
II envoie alors a Staline de nombreux courriers
pour lui demander de s'expatrier. Celui-ci lui téléphonera en personne
le 18 avril 1930 1. Suite à
cette conversation inattendue, Boulgakov, pris de court,
ne réussit à obtenir
qu'un modeste emploi d'assistant metteur en scène
au Théâtre d'Art (MXAT).
II doit alors se contenter d'adaptations et
de travaux alimentaires pour survivre. En 1929, Boulgakov décrit ce qu'il vit dans un court ouvrage intitulé : A une amie secrète, Ce n'est qu'en 1936 qu'il reprendra ce texte inachevé pour écrire Le Roman théâtral. C'est donc vers le théâtre que Boulgakov se tourne pour élucider le sens de sa propre existence. " J'ai le théâtre dans le sang, rien à faire!" Mikhaïl Boulgakov : Voir le petit texte en russe ci-dessous. Traduction sur demande |
Le roman théâtral ou les écrits d'un homme mort
Le Roman théâtral
est une autobiographie déguisée
en satire tragique et désopilante, dans laquelle
Boulgakov élucide le sens de sa propre existence
Comme nombre de ses oeuvres, elle ne fut jamais publiée
de son vivant.
Le Roman théâtral
comporte de nombreux éléments que l'on retrouve dans Le
Maître et Marguerite.
Surtout, omniprésent, il y a le théâtre, art par
excellence de la métamorphose
et de l'illusion.
Boulgakov a lui-même été
adaptateur, acteur, metteur en scène au Théâtre
Artistique II connaît
donc mieux que personne l'envers du décor, l'envers
de ce théâtre désormais
méconnaissable dans un contexte totalitaire. Un
théâtre qui est allé de
lâcheté en abandon, et d'abandon en reniement, au
gré des faveurs que le pouvoir lui a dispensées
avec munificence.
Maksoudov, protagoniste du roman, subit les mêmes
attaques que Boulgakov en 1926. II porte un regard vierge et naïf,
plein d'une acuité et d'une ingénuité
décapantes, sur l'étrange
univers du Théâtre Artistique.
II se heurte au conflit classique entre un metteur en scène,
pour qui les textes ne sont qu'un canevas, et un auteur, sûr
de sa vérité.
Le Théâtre Artistique, sitôt
le seuil franchi, est un espace clos et enchanté,
invisible et inaccessible au commun des mortels.
Les acteurs sont des démons prestidigitateurs aux
pouvoirs magiques et maléfiques. Maksoudov
y répète la quête initiatique des héros
de contes, en répondant comme il se doit aux questions
rituelles que lui posent les entités subalternes
postées aux accès
d'un monde régi par des lois immuables.
Cette pièce a été également mise en scène au théâtre de la Taganka
par Iouri Lioubimov en 2001. En janvier 2004 la chaîne russe Koultura
a diffusé une adaptation par Iouri Goldine et Oleg Babitski.
| CONTRAT TYPE (extrait du Roman
théâtral) L'auteur n'a pas le droit
de communiquer sa pièce à un autre théâtre de Moscou. |
Автор не имел права передавать свою пьесу
в другой театр Москвы. Автор не имел права передавать свою пьесу в какой-либо театр города Ленинграда. Автор не имел права передавать свою пьесу ни в какой город РСФСР. Автор не имел права передавать свою пьесу ни в какой город УССР. Автор не имел права печатать свою пьесу. Автор не имел права чего-то требовать от театра, а чего - я забыл (пункт 21-й). Автор не имел права протестовать против чего-то..., Автор обязуется". Согласно этому пункту, автор обязывался "безоговорочно и незамедлительно производить в своей пьесе поправки, изменения, добавления или сокращения, буде дирекция, или какие-либо комиссии, или учреждения, или организации, или корпорации, или отдельные лица, облеченные надлежащими на то полномочиями, потребуют таковых, - не требуя за сие никакого вознаграждения, кроме того, каковое указано в пункте 15-м". |
1/ Pour les russisants :
" НЕ БРОСАЙТЕ ТРУБКУ "
У Булгакова была странная и
тяжёлая судьба.
МХАТ играл только его старые пьесы. Новая пьеса “ Мольер ” была запрещена.
Прозу его перестали печатать. Он очень страдал от этого, наконец не выдержал
и написал письмо Сталину. Ответа он не получил.
Булгаков тосковал.
Лишённый возможносчти печататься, ок выдумывал для свойх близких людей удивительные
рассказы - и грустные и шутливые. Он рассказывал их дома, за чайным столом.
Я помню один такой рассказ...
Однажды Булгаков приходит к
Сталину усталый, грустный.
- Садись, Миша. Чего ты грустный ? В чём дело ?
- Да вот пьесу написал.
- Так радоваться надо, когда целую пьесу написал. Зачем грустный?
- Театры не ставят, Иосиф Виссарионович.
- А где бы ты хотел поставить?
- Да, конечно, во МХАТ'е, Иосиф Виссарионович.
- Театры допускают безобразие ! Не волнуйся, Миша. Садись.
Сталин берёт телефонную трубку.
- Барышня! А, барышня! Дайте мне МХАТ! МХАТ мне дайте! Это кто? Директор?
Слушайте, это Сталин говорит. Алло! Слушайте !
Сталин начинает сердиться и сильно дуть в трубку.
- Дураки там сидят в Наркомате связи. Всегда у них телефон Барахлит. Барышня,
дайте мне ещё раз МХАТ. Ещё раз, русским языком вам говорю! Это кто? МХАТ ?
Слушайте, только не бросайте трубку! Это Сталин говорит. Не бросайте! Где
директор? Как? Умер! Только что? Скажи, пожалуйста, какой пошёл нервный народ!
К. Г. Паустовский (1965).
VERA OU LES NIHILISTES d’Oscar Wilde et de Gombrowicz, à l’ENSATT
Du 3 au 16 octobre 2003 à 20 heures, relâches les dimanches
4 rue sœur Bouvier 69 005 Lyon
Réservation par téléphone au 04 78 15 05 07
De 14h à 18h du lundi au vendredi
Tarif plein : 7,60 € / Tarif réduit : 3 €
Les réservations sont à retirer les soirs de représentations avant 19h45
Mise en scène de Catherine Hargreaves. Avec les élèves de l’Ensatt.
Un croisement inattendu et drôle de réflexions sur les contradictions
de la nature humaine. Avec cette création, L’ENSATT nous plonge dans les univers
audacieusement mêlés d’Oscar Wilde et de Gombrowicz.
En Russie tsariste ou ailleurs, Vera croise le chemin de déportés nihilistes
en partance pour la Sibérie. Son frère, membre actif du réseau la convainc
de rejoindre le mouvement afin de les venger. S’engage alors un combat pour
la Liberté où l’individu se trouve confronté au groupe. Dans un monde tourné
en dérision où tout est remis en cause, aucune solution ne parvient à émerger.
Les univers d’Oscar Wilde et Witold Gombrowicz s’entrecroisent pour donner
naissance à un spectacle drôle et improbable où de jeunes idéalistes sont
capables de tout et vont peut-être aller jusqu’au bout…
Les 15, 16, 17, 18 octobre au TNP 8, place Docteur Lazarre Goujon à Villeurbanne 04 78 03 30 00 Mise en scène de Piotr Fomenko en russe avec sur titres en français |
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Conçu comme un simple « pressentiment » du
gigantesque chef d'oeuvre de Tolstoï- une « traversée » des premiers
chapitres ce spectacle en langue russe, surtitré en français, sera non seulement
l'occasion d'évoquer quelques aspects mythiques de la « grande Russie »
à la veille de l'invasion des armées napoléoniennes, mais surtout de découvrir
l'immense talent de Piotr Fomenko, l'un des plus grands metteurs en scène
et directeurs d'acteurs du théâtre européen.
Le spectacle présente trois scènes du début du roman de Tolstoï où l'on voit
le salon d'Anna Pavlovna Scherrer, La fête chez les Rostov, Natacha avec sa
poupée, la mort du vieux comte Bezoukhov, les monts Chauves, les préparatifs
d'André Bolkonski pour la guerre...
Piotr Fomenko est un maître
de la mise en scène russe. Il enseigne à l'Académie d'Art Dramatique de Moscou
(ancien GITIS) et dirige son propre théâtre devenu officiellement l'Atelier
Piotr Fomenko en 1992, dont les comédiens permanents sont issus de la promotion
de 1988 du GITIS. Outre Un Village, Fomenko a récemment mis en scène
Les Barbares de Gorki, ainsi que deux romans de Tolstoï, Le bonheur
familial et Guerre et paix.
Comme un seul homme,
d'Andreï Platonov
Conçu et interprété par Philippe Delaigue
Comédie de Valence - d'après la nouvelle d'Andreï Platonov Le Retour
"Alexeï
Ivanov, capitaine de la garde soviétique, rentre de guerre après quatre années
d'absence. Dans ce qu'il retrouve, il ne se reconnaît pas...".
Philippe Delaigue interprète à lui seul le rôle du soldat, de sa femme
et de son fils.
L'angoisse
russe
Cabaret nostalgique du Théâtre Krasnaja Presnja de Moscou
mise en scène de Youri Pogrebnitchko et Lilia Zagorskaya
"L'angoisse russe est un recueil de 13 romances
chantées d'une voix douce par Natalia Rojkova, accompagnée de Nicolaï Kossenko
à l'accordéon... Rendez-vous d'amour, avaeu d'un secret, chaque chanson est
un sketch qui évoque une scène de la vie quotidienne dans sa douleur, son
absurdité ou sa drôlerie..." (en russe et en français)

Ivanov (1942-1999)
d'après Le Dernier Métro de François Truffaut
et Ivanov de Tchekhov
mise en scène Claire Lasne - texte Anton Tchekhov -
traduction André Markowicz et Françoise Morvan
Coproduction : Centre Dramatique
Poitou-Charentes, Théâtre du Merlan - Scène nationale de Marseille - Théâtres
associés : Scène nationale de Poitiers, Théâtre Paris-Villette
Les Démons
de DOSTOÏEVSKI
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LES DEMONS Fiodor Mikhaïlovitch DOSTOÏEVSKI 1821-1881
Dostoïesvi |
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Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV
Adaptation de Sergueï Golomazov et Natacha Issaïeva
A L'ENSATT
(Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre)
du 18/02/2002 au 02/03/2002
4 rue des Surs Bouvier - 69005 LYON - 04.78.15.05.07
| Ecrit en
1871-1872, après "L'idiot" qui devait représenter le type du
héros positif, "Les démons" (quelquefois traduit "Les possédés")
est écrit sous l'influence des agissements du terroriste A.S. Nietchaev
et de sa société secrète nihiliste "La justice du peuple". Cependant
l'espace idéologique du roman est considérablement plus vaste. Dostoïevski
y a analysé le mouvement des Décembristes, le philosophe Tchaadaïev, le
libéralisme des années 1840, le courant des idées de 1860. Il y interprète
le 'démonisme' révolutionnaire sous un éclairage philosophique et psychologique.
Il entre en conflit avec celui-ci tout en développant le sujet comme une
suite de catastrophes, la marche tragique du destin des héros. Il reflète
dans son roman l'éclat apocalyptique des évènements tout en prônant que
la Vérité ne peut résider que dans le Christ, le peuple et la terre russe.
Ci-contre le manuscrit des "Démons" "Il y a dans Les Démons un moment où quelque chose se produit en vous qui fait que la terre disparaît. Il n'y a rien - ou plutôt, il y a quelque chose, mais quelque chose de si noir et de si singulier que cela reste au-delà des paroles, au-delà des concepts, au-delà même de l'intuition. Une présence, justement, comme d'une rumeur muette, d'un chaos, et d'un chaos concret" André Markowicz (traducteur de Dostoïevski) |
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"Le thème de la danse macabre qui fait tournoyer les gens, les envoûte, les fait changer de masque, la danse qui les rend aveugles par la lumière éblouissante et mensongère d'uns idée fausse reste actuel. Sergueï Golomazov présente une histoire qui est un songe, une rêverie bizarre et en même temps la réalité. Le petit cercle des conspirateurs se transcende pour devenir la métaphore de chaque passion déçue de ne pouvoir changer le monde"
Sergueï Golomazov et Natacha Issaïeva
Sergueï GOLOMAZOV a étudié la mise en scène au GITIS de Moscou. Il y est actuellement professeur et met en scène régulièrement les travaux d'étudiants. Il a monté des pièces d'auteurs français (Jean-Claude Grumberg, Eric-Emmanuel Schmitt...) mai aussi celles d'auteurs russes (Anton Tchekhov, Andreï Bielyï...) Il est aujourd'hui directeur de théâtre Dzhigarrhanyan de Moscou.
Ivanov
de Tchekhov Mise
en scène : Françoise Maimone
Ivanov est plus précisément, la rencontre d'un homme marié, Ivanov, 35 ans, et d'une jeune fille, Sacha, 20 ans, dans un district de la Russie centrale... Lui sait qu'il a une femme admirable et leur passé commun devrait rendre leur union plus forte : il l'a détachée de sa famille aux principes religieux juifs marqués d'intolérance. Mais c'est à lui de se détacher de tout, de son travail, de tout ce qui l'entoure...
Avec IVANOV, le héros tchékhovien est né. Désabusé, ridicule et déchirant. Le théâtre tchékhovien est né aussi, formé au rythme des jours et du temps qui passe, plein d'évènements qui ne guérissent pas l'ennui de ceux qui souffrent et de ceux qui veulent sauver les autres.Tchekhov ira plus loin, tracera dans ses autres pièces des destins plus complexes et réduira les grands discours qu'a encore Ivanov. Mais c'est l'oeuvre, étonnante, d'un écrivain de 27 ans. La volonté d"être comique, qu'il affirmera bientôt n'est pas évidente. Mais, dans une lettre, il appellera sa pièce, pour rire, Imbécilov...
A propos de la traduction
Ivanov occupe une place très particulière dans l'oeuvre de Tchekhov: c'est sa première pièce mais ce n'est pas la première (puisqu'elle dérive de cette pièce sans titre, abusivement baptisée Platonov, qu'il écrivit encore lycéen et conserva toute sa vie a l'état de manuscrit). C'est une "comédie en quatre actes et cinq tableaux", jouée à Moscou en 1887, mais c'est aussi un "drame en quatre actes", joué à Saint-Petersbourg en 1889.
Entre la comédie qui provoque un esclandre, et le drame, qui reçut un accueil triomphal, il y a plusieurs versions intermédiaires témoignant d'un travail sur le matériau scénique dont la correspondance garde trace - et ce travail aboutit à la rédaction d'une autre pièce double: L'homme des bois, "comédie en quatre actes", écrite en 1889, qui devait donner lieu à Oncle Vania .
Traduire cette première version nous a semblé d'autant plus passionnant que le premier Ivanov, jamais traduit en français, était tout à fait oublié. Or, cette comédie, incisive, violente, partageant avec Platonov un emportement et une virulence dans la satire de la vulgarité qui ne se retrouveront plus dans le théâtre de Tchekhov, pourrait bien choquer : nous y voyons une force novatrice que la version définitive a tempérée avec une grande finesse mais au risque, peut-être de l'édulcorer en la normalisant...
Françoise Morvan et André Markowicz, préface à Ivanov, éditions Acte Sud/Babel, 2000
LA
CERISAIE D'Anton Tchekhov à l'ENSATT
(Ecole Nationale Supérieure
des Arts et Techniques du Théâtre)
4 rue des Surs Bouvier - 69005 LYON - 04.78.15.05.07
du 14 au 28 février 2003 à 20h30
Mise en scène de Sergueï
GOLOMAZOV avec les étudiants de la 62ème promotion
Traduction d'André Markowicz et de Françoise Morvan.
Décidément cette saison à Lyon semble placée sous le signe
d'Anton Tchekhov car, après Ivanov de Françoise
Maimone à la salle Gérard Philippe et les trois soeurs au théâtre de la Croix
Rousse, voici la dernière pièce qu'écrivit thekhov.
| 1895-1904 sont les dernières
années de la vie de Tchekhov qui, tuberculeux, fait de long séjours à
Yalta dans le sud de la Russie. Il y a acheté en 1898 un terrain et fait construire une maison après la vente de sa propriété de Melikovo aux environs de Moscou. Il y vit séparé de sa jeune femme Olga Knipper, épousée en 1902, actrice au Théâtre d'Art de Moscou fondé par le metteur en scène Constantin Stanislavski et l'écrivain dramaturge Nemirovitch Dantchenko. Durant cette période, il écrit toutes ses grandes pièces: la Mouette (1895), Oncle Vania (1901), les Trois Soeurs (1902), la Cerisaie (1903). La Cerisaie fut créée avec succès à Moscou le 17 janvier 1904 au Théâtre d'Art dans la mise en scène de Stanislavski qui jouait Gaev et avec notamment Olga Knipper dans Lioubov Andreevna et Lilina Stanislavski dans Ania. "La pièce nous raconte le retour de Lioubov. "Le retour du héros". Après cinq ans d'absence, elle rentre à la maison, en Russie. Elle avait suivi son amant à Paris par amour, pour oublier son passé. Son retour nous raconte sa fuite. C'est une femme toujours belle, sensuelle et séduisante qu'attendent ses parents, ses amis. Elle leur apparaît ainsi, comme une femme qui vient d'accomplir un long voyage et qui, follement heureuse de rentrer, dans le train n'a pas cessé de pleurer. C'est ainsi chez Tchekhov : quand on est authentiquement heureux, on pleure réellement. Et quand on rentre, c'est pour raconter qu'on était parti, en poussant l'authenticité des sentiments jusqu'au pathétique. |
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| Donc,
Lioubov vit la joie violente de son retour en même temps que l'assaille
l'horreur de ses souvenirs. C'est dans ce tourbillon d'émotions que se
concrétisent les comportements des personnages tchekhoviens, et ce jusqu'à
la comédie." Michel Dezoteux Janvier 2001, Bruxelles. Le 22 avril 2001 dans le cadre des Olympiades du fond Stanislavski à Lioubimovka, ancien domaine de Stanislavski a été achevée la restauration de "La Cerisaie" qui servit de modèle à la pièce de tchekhov. Il y a vécu avec son épouse Olga Knipper en août 1902 et c'est là qu'est née l'idée d'écrire une nouvelle comédie connu aujourd'hui dans le monde entier sous le nom de la Cerisaie. Il observe les habitants de Lioubimovka et les intègre dans sa pièce. Presque tous les héros de la pièce ont leur prototype 'lioubimovskien' et, bien sûr, le héros principal, la cerisaie, était le verger qui, alors, était l'orgueil et l'ornement de la propriété. |
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