ARCHIVES THEÂTRE

ONCLE VANIA d'Anton TCHEKHOV Mise en scène de Julie Brochen
LE GENIE DE LA FORET d'Anton TCHEKHOV - Mise en scène Roger PLANCHON
IVANOV de Tchekhov au TNP Mise en scène de
Alain Françon
LA POSTE POPULAIRE RUSSE de Oleg BOGAIEV Mise en scène de Claudie BERTIN
TEATR (Театральный роман: Записки покойного) de Mikhaïl Boulgakov Mise en scène de Richard Brunel
VERA OU LES NIHILISTES d’Oscar Wilde et de Gombrowicz Mise en scène de Catherine Hargreaves
GUERRE ET PAIX au TNP Mise en scène de Piotr Fomenko
Les Démons de DOSTOÏEVSKI Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV
Ivanov de Tchekhov Mise en scène : Françoise Maimone
LA CERISAIE D'Anton Tchekhov à l'ENSATT Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV
LE ROI NU d’Evguéni Schwartz
/ «Голый король» (1934), Пьеса-сказка - Евгений Львович Шварц
"Requiem pour l’Union Soviétique où n
ous cherchions tous à être heureux" Mise en scène,Tatiana Karmanova

 

 

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 LE ROI NU d’Evguéni Schwartz / «Голый король» (1934), Пьеса-сказка - Евгений Львович Шварц
mis en scène par Laurent Pelly
du 7 au 18 décembre au THATRE DE LA CROIX ROUSSE
Accueil du public et billetterie : 04 72 07 49 49
Place Joannès Ambre - 69004 Lyon
resa@croix-rousse.com


http://www.croix-rousse.com/05-06/spec_roinu.php

Notice empruntée au site de Théâtre de la Crox-Rousse :

"Le porcher Henri aime la princesse Henriette, mais l’on sait bien que les histoires d’amour ne sont jamais aussi simples, surtout quand le roi a déjà promis la belle au despote du pays voisin. Autour de ces deux souverains tyranniques et d’une galerie de personnages surréalistes, ce sont trois contes d’Andersen qui sont repensés par Evguéni Schwartz et mis en scène selon la folie poétique de Laurent Pelly.

Conte de la folie ordinaire
Créé en janvier 2004 à Grenoble, au Cargo/Hors-les-murs, Le Roi nu s’inscrit sur la noble liste des pièces d’extrême qualité, profondément tout public, éminemment populaires. Le cas est suffisamment rare pour être souligné, d’autant que tout adulte qu’on soit, on finira par trouver autant de plaisir que ses têtes blondes à se replonger dans l’univers de ce(s) conte(s)... Un porcher par-ci, une princesse au petit pois par-là, un roi blousé par deux tailleurs sans scrupules, tandis que les références pleuvent et que les souvenirs se répondent, on ne sait plus à quelle fable se vouer. Mais rien d’inquiétant à cela : ce sont bien trois contes d’Andersen qui sont à l’origine de la pièce écrite par Evguéni Schwartz en 1934, magnifiquement traduite par André Markowicz, traducteur prestigieux de Dostoïevski ou Tchekhov.
Le Roi nu est un mélange de saveurs singulier, puzzle visuel, ludique et féerique, cocktail de qualités narratives et esthétiques qui détonne par sa capacité à naviguer entre le premier et le deuxième degré avec une déconcertante agilité. La magie du conte est là, elle opère dans ce décor pareil à une gigantesque boîte aux multiples tiroirs, dont surgissent toujours plus de personnages grotesques et fantastiques. L’espace modulable, constamment ouvert à un ailleurs plus surprenant, renvoie au texte d’Evguéni Schwartz, à son écriture nourrie tant du quotidien que du merveilleux, à sa figure légère – le conte – comme à son versant plus sombre – la critique politique. Le Roi nu n’est pas qu’une histoire d’apparences, il faut chercher notre réalité derrière les artifices, sentir le risque derrière le théâtre épique, la dénonciation derrière le conte ou le cabaret que dix comédiens, neuf hommes et une femme, orchestrent à travers plus du double de personnages.
On connaît l’amour de Laurent Pelly pour la musique, passion, entre autres, qui l’a conduit à figurer aujourd’hui parmi les metteurs en scène d’opéra les plus réputés. Le Roi nu porte en lui cette musicalité et l’énergie de l’artiste, une ondulation touchante entre naïveté et parodie qui évite tout stéréotype pour préférer l’humour et la poésie. Le Roi nu est une fête intelligente, une folie raisonnée, un désordre impeccable... une antithèse joyeuse, pour tous."

Redécouvrir et se souvenir
"Evguéni Schwartz n’a pas eu le succès qu’il aurait mérité de son vivant. Né en 1896, plongé dans le monde du théâtre après la Première guerre mondiale, il se consacre d’abord à la littérature enfantine. Victime intellectuelle d’un régime totalitaire, il voit la plupart de ses pièces pour adultes soumises à la censure. Le Roi nu est l’une d’entre elles, écartée longtemps de la scène pour l’écho supposé entre le despote du conte ridiculisé en habit d’Adam et Staline lui-même. Evguéni Schwartz y voyait pourtant davantage Hitler, porté au pouvoir l’année précédant l’écriture de la pièce. Depuis sa mort, en 1958, sa popularité n’a cessé d’augmenter. On sait aujourd’hui que Tchekhov n’est pas le seul grand dramaturge russe, on sait aussi apprécier qu’un conte ne soit pas qu’une affaire de légèreté."


http://spectacles.telerama.fr/une/tsspectacles.asp?code_postal=&genre=théâtre&page=2#

Le Roi nu
Avis de Télérama
"Un porcher rencontre une jeune princesse et connaît les douceurs du mirage amoureux. L'innocente enfant est hélas promise à un roi que sa volonté de puissance a porté à la folie. Le roturier enamouré trouvera le moyen de tourner le dictateur en ridicule. Staline eut la lucidité de voir dans cette fable politique où Evguéni Schwartz prétend moquer Hitler une peinture à l'acide de sa propre personne. Il la fit donc interdire. Laurent Pelly, qui a eu l'heureuse initiative de l'exhumer, excelle, une fois encore, à faire signifier à des hommes l'autre sexe. Beaucoup de scènes où ces messieurs jouent les dames d'honneur avec des mines câlines ont le charme canaille du music-hall d'antan. On ne lui tiendra donc pas rigueur de la longueur excessive de certaines tirades."
Auteur : Evguéni Schwartz - Metteur en scène : Laurent Pelly


http://www.theatreonline.com/indexation/a/detail_artiste12592.asp
"Né en 1962, Laurent Pelly crée à l'âge de 18 ans la compagnie Le Pélican, avec laquelle il met en scène Si jamais j'te pince de Labiche, Le Dîner bourgeois de Monnier, En cas de pluie de Philippe Beglia, tout en travaillant avec d'autres institutions (Chat en poche de Feydeau et Tartuffe au C. D. N. Nord Pas-de-Calais, en 1986).....En février 2003, sous la direction musicale de Marc Minkowski, à l’Opéra de Lausanne, il met en scène Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach.
Il vient de mettre en scène pour le « Seiji Osawa project » au Japon : Gianni Schicchi de Puccini et L’Heure espagnole de Ravel, sous la direction musicale de Seiji Osawa. En juillet 2003, il présente La Belle Hélène au Festival de Santa Fe et en 2004 Le roi nu d’Evguéni Schwartz..."

 

EN RUSSE

ШВАРЦ Евгений Львович (1896 — 1958), русский драматург.
Насыщенные остроактуальными социально-политическими аллегориями и аллюзиями, едкой иронией пьесы-сказки по мотивам произведений Х.К. Андерсена “Голый король” (1934), “Тень” (1940); сатирические...
http://www.rubricon.com/ies_ann/..%5Cann%5Cies%5C26_sh%5C26_sh33604.asp

http://www.fictionbook.ru/en/author/shvarc_evgeniyi_lvovich/

ШВАРЦ, ЕВГЕНИЙ ЛЬВОВИЧ (1896–1958), русский драматург.

Родился 9 (21) октября 1896 в Казани в семье врача. Детство Шварца прошло в г.Майкопе. Шварц не окончил юридический факультет Московского университета, где учился в первые годы после Октябрьской революции 1917, поскольку начал играть в театрах-студиях – сначала в Ростове-на-Дону, а с 1921 в Петрограде, в «Театральной мастерской». В рецензиях на спектакли «Театральной мастерской» критики отмечали выдающиеся пластические и голосовые данные Шварца и прочили ему блестящее актерское будущее. Несмотря на это, он оставил сцену в начале 1920-х годов и работал литературным секретарем К.И.Чуковского, а в 1923–1924 – журналистом различных изданий г.Донецка, в том числе журнала «Забой» и известной за пределами Донбасса газеты «Кочегарка», для которой сочинял стихотворные фельетоны под псевдонимом Дед Сарай. Сотрудничал с журналом «Ленинград»..... http://www.fictionbook.ru/en/author/shvarc_evgeniyi_lvovich/

http://librarian.fio.ru/news.php?n=31238&c=1787

Шварц, Евгений Львович
[21.10.2004]

Евгений Львович Шварц родился 21 октября 1896 года в Казани в семье врача. Детство он провел в Майкопе. Уже в это время он мечтал о театре и о литературе. Но в 1914 г. по окончании гимназии он поступил на юридический факультет Московского университета. Правда, его юридическое образование осталось незаконченным, помешала первая мировая, а затем гражданская войны.
После гражданской войны с 1917 по 1921 год Шварц работал актером в «Театральной мастерской» в Ростове-на-Дону, журналистом в Донбасских шахтерских периодических изданиях. Это помогло ему отточить природный дар блестящего рассказчика, благодаря которому коллеги прозвали его «устный писатель»...... http://librarian.fio.ru/news.php?n=31238&c=1787

http://www.krugosvet.ru/articles/69/1006902/1006902a1.htm

http://publ.lib.ru/ARCHIVES/SH/SHVARC_Evgeniy_L'vovich/_Shvarc_E._L..html

http://www.hrono.ru/biograf/shvarc.html

http://www.ark.ru/ins/zapoved/zapoved/schwarz.html

 


 

A partir du 23 mars 2005, par la pièce de Maxime Gorki, "Мещане", s'ouvre un projet très original sur Internet 
Le site www.cultu.ru se propose de transmettre en continu différentes pièces du répertoire russe dans un but non lucratif. Une partie du spectacle sera présentée avec des sous-titres en anglais. Le spectacle sera retransmis à partir de minuit pendant 24 h en non stop. Sur le site sera indiquée l'heure de départ de chaque pièce. 
Pour plus de détails consultez le site, en russe seulement 

             

                                      
A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911 "Requiem pour l’Union Soviétique où n
ous cherchions tous à être heureux"
Mise en scène : Tatiana Karmanova
Compagnie Le vent d’Est

Joué pour la dernière fois le MARDI 20 SEPTEMBRE 2005, à 20h30, à LA SALLE DU LAUSSY - 15, rue Victor Hugo, à GIERES, Isère
Tarifs : 11 et 9 euros

"Cette comédie burlesque aborde le thème de l’immigration : suite à l’effondrement de l’URSS, les ex-soviétiques partent s’installer en Europe à la recherche d’une vie meilleure et découvrent les difficultés de l’intégration."

http://www.grenoble-univ-rech.org/82988389/0/fiche_pagelibre/
Le projet traite de l'immigration des pays de l'est, suite à l'éclatement de l'Union soviétique, l'association propose de mettre à jour le parcours des gens concernés par cette problématique et réfléchir ensemble sur les raisons de cette immigration, ainsi que sur la création de l'Union européenne.
1- Débat : De l'Union soviétique à l'Union européenne avec M. Burdy (IEP), M. Bourmeyster (U. Stendhal) et éventuellement l'intervention d'un représentant de l'Ambassade de Lituanie.
2- Spectacle : Requiem pour l'Union soviétique où nous cherchions tous à être heureux
3- Conférence : L'immigration des pays de l'Est, organisée en partenariat avec l'ADATE.
4- Atelier artistique slave pour les enfants de 5 à 14 ans qui souhaitent s'initier aux langues slaves, à travers le théâtre ou d'autres expressions artistiques

Renseignements
L'association : Association Cie Le vent d'est
La récompense : 1000 euros
Contacter l'association : tatiana.kar@caramail.com

http://w.mairie-gieres.fr/article.php3?id_article=319

"1917, en Russie, le plus grand événement du XXème siècle, la Grande Révolution d’octobre a lieu. La classe ouvrière prend le pouvoir et construit le communisme dans le bonheur mais aussi sous le joug de la dictature. L’influence économique de l’Occident met en cause l’utopie communiste et provoque sa chute. Les ex-soviétiques partent pour l’Europe à la recherche d’une vie meilleure. La France, pays d’accueil, est prête à les recevoir « ..à condition de remplir quelques petites conditions.. » Séparés par des barrières linguistiques et culturelles, des êtres en quête perpétuelle du bonheur, se rencontrent et vivent une véritable aventure."

Haut de la page

ONCLE VANIA d' Anton TCHEKHOV - "Дядя Ваня : Сцены из деревенской жизни в четырех действиях"
Mise en scène de Julie Brochen
du mardi 5 au vendredi 15 avril 2005 au Théâtre de la Croix-Rousse, Place Johannès Ambre Lyon 4ème - Tel. 04 72 07 49 49

"Comment rendre à Oncle Vania son écoulement du temps, et à ses personnages leur vérité individuelle sans nuire à la tension unanime vers le si-peu d'espoir ?
Julie Brochen a vraiment interrogé Tchékhov, sans timidité ni forfanterie. L'unique impudicité qu'elle donne à contempler, c'est ici celle du destin qui exacerbe les désirs vers l'autre, ou l'idéal. Le travail de chaque acteur approfondit d'abord la solitude avant de la faire se heurter aux autres et de s'inscrire dans la trajectoire douloureuse de la pièce. Nulle tentation de céder à la notoriété pour Jeanne Balibar, qui traverse l'histoire et la magnétise comme un rêve, ou au métier impeccable pour Jean-Paul Roussillon, Sérébriakov muré dans la prison égoïste qu'il a ouverte au Domaine. Julie Denisse (sublime Sonia), François Loriquet (Vania), Jean-Baptiste Verquin (Astrov) et tous les protagonistes portent le texte vers une force par moments insoutenable, que souligne l'âpre et violente traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan. Mais dans les pires excès toujours subsistent la tendresse de Julie Brochen et sa maîtrise sans orgueil de l'histoire. Cela s'appelle l'humanité, non ?"
Dominique Dubreuil, un spectateur enthousiaste

"Красивый и грустный спектакль о хороших людях, которые отчего-то мучаются и мучают друг друга, о скуке повседневности, которая оборачивается высокой трагедией..." http://www.maly.ru/repertuar/vanya/vanya.html

"В драме Дядя Ваня (1899) реализм возвышается до вдохновенной символики..."
http://www.krugosvet.ru/articles/29/1002946/1002946a1.htm

"Une histoire de maison, de temps qui s’effiloche, la chronique de vies enlisées. Un moment, le désir d’un vieux professeur, célèbre à Moscou, de vendre le domaine hérité de sa première épouse, troublera la torpeur dans laquelle vivent oncle Vania, le régisseur des biens de son beau-frère, et Sonia, sa nièce. La jeunesse et la beauté d’Helena, la seconde épouse du vieux professeur, feront que des coeurs s’emballeront, des intrigues se dessineront. Et puis, tout rentrera dans l’ordre. Restera l’ennui des vies, l’espoir des coeurs..."
La suite dans http://www.croix-rousse.com/04-05/spec_oncle_vania.php

On peut télécharger les 4 actes de "Дядя Ваня" Сцены из деревенской жизни в четырех действиях
en version russe intégrale sur les sites
http://ilibrary.ru/text/972/

http://chehov.niv.ru/text/chehov.pl?108

ЧЕХОВ, АНТОН ПАВЛОВИЧ (1860–1904), русский драматург и новеллист. Родился 17 (29) (января 1860 в Таганроге. В 19 лет поступил в Московский университет на отделение медицины. Подстегиваемый нуждой, принялся сочинять рассказики, анекдоты, остроты и заметки для дешевых юмористических журналов. К 1884 некоторые его рассказы, опубликованные в популярном юмористическом журнале «Осколки», стали привлекать внимание критики.... La suite dans http://www.krugosvet.ru/articles/29/1002946/1002946a1.htm

LE GENIE DE LA FORET - Comédie en 2 actes d'Anton TCHEKHOV - Mise en scène Roger PLANCHON- Création
ЛЕШИЙ комедия в двух действиях-

L´Esprit des bois ou Le Génie de la forêt est une pièce de jeunesse de Tchekhov. Ecrite à Moscou en 1889, elle n´a pas eu le succès escompté par l´auteur et fut retirée imméditament du répertoire de Tchekhov. Certaines scènes furent cependant réutilisées dans Oncle Vania quelques années plus tard.

"Леший - это сатирическая комедия, опредившая свое время по построению и драматургическому контенту, ее задача - нагнести посредством романтики общественную критику. Через 10 лет Чехов немного обработал комедию, убрал несколько персонажей и написал "Дядю Ваню", более знакомого большому зрителю."
http://www.nashedelo.co.il/nashedelo/articleview.php?sec_id=26&art_id=458

Des biographies de Tchékhov (en français) :
- Littératures & Compagnies : http://www.litt-and-co.org/citations_litteraires/20e-cita/r_z_20e/tchekov_bibliographie_biographie.htm

- Théâtre National de la Colline http://www.colline.fr/site/mouette2.htm

Intégrale de la pièce en russe à imprimer ou à télécharger dans Библиотека Интернет : http://ilibrary.ru/text/968/

Des biographies de Tchékhov (en russe) :
- Биография и Очерк творчества http://www.abc-people.com/data/chehov/bio2.htm
- Des photos, des liens vers d'autres sitesdans
http://www.abc-people.com/data/chehov/
- Tchékhov et tous les écrivains de tous les pays, de А à Я, dans http://www.foxdesign.ru/aphorism/author/

IVANOV de Tchekhov au théâtre national populaire du 7 au 15 mai 2004

Après La Mouette et La Cerisaie, Alain Françon revient à Tchekhov avec une distribution de premier ordre. La promesse d'un grand rendez-vous avec un metteur en scène familier du théâtre national populaire.
Ivanov de Anton Tchekhov. Texte français André Markowicz et Françoise Morvan.
Mise en scène Alain Françon ; dramaturgie Guillaume Lévêque ; scénographie Jacques Gabel; costumes Patrice Cauchetier; lumière Joël Hourbeigt.
Avec : Sandrine Belmont, Bruno Blairet, Valérie Blanchon, Fred Cacheux, Éric Caravaca, Laurent Charpentier, Évelyne Didi, Éric Elmosnino, Alexandra Flandrin, Victor Gauthier-Martin, Alain Kaufmann, Guillaume Lévêque, Pierre Mégemont, Jean-Paul Roussillon, Sophie Rodrigues, Hélène Surgère, Dominique Valadie, Jean-Marie Winling.
Production Théâtre national de la Colline.
Calendrier des représentations: vendredi 7 mai 20h30; samedi 8 mai 20h30; lundi 10 mai 20h30; mardi 11 mai 20h30; mercredi 12 mai 19h30; jeudi 13 mai 19h30; vendredi 14 mai 20h30; samedi 15 mai 20h30. Location dès le vendredi 16 avril.

Prix des places : 22 € plein tarif; 18 € tarif groupe (10 personnes minimum); 14€ tarif réduit (professionnels du spectacle, demandeurs d'emploi, RMistes, moins de 26 ans); 8 € tarif avec la Carte Jeune TNP.
8 place Lazare-Goujon 69627 Villeurbanne Cedex www.tnp-villeurbanne.com 04 78 03 30 00

Sur IVANOV voir la notice d'un spectacle précédent en suivant le lien Ivanov

 

LA POSTE POPULAIRE RUSSE - Русская народная почта - de Oleg BOGAIEV (Editions du Laquet)
Un spectacle de la Compagnie Charles Dullin - Théâtre Vivant
Mis en scène par Claudie BERTIN sur un texte de Oleg BOGAIEV (traduction de Ivan P. Nikitine)
Interprété par Thomas Desfossés - Séquences filmées réalisées par Christian Devineau

CHAMBERY - Espace Malraux Scène Nationale : 26 et 27 février (04 79 85 55 43)
Auditorium de Seynod : 11 mars (04 50 52 02 26)

 


un site russe où trouver le texte intégral de la pièce

Qu'arrive-t-il sous nos yeux : Ivan Sidorovitch Joukov, un Russe ordinaire qui n'a fait que combattre dans la Grande Guerre Patriotique et s'user à attendre l'avènement d'une société radieuse. Le problème est qu'il est devenu malade de solitude et qu'il écrit à tous - c'est-à-dire à lui-même - des lettres d'appel à l'aide. Cette folie - pour la nommer de son nom - le jeune dramaturge Oleg Bogaiev (34 ans) la traduit en un monologue cruel, et parfois drôle, qui se souvient de Gogol et de Dostoievski, du Journal d'un fou et des Carnets du sous-sol. La mise en scène rigoureuse de Claudie Bertin laisse s'épanouir les dons violents et tendres de Thomas Desfossés, en faisant composer par Christian Devineau un contrepoint de cinéma soviétique burlesque, où les correspondants de Joukov - Lenine, la reine Elisabeth, Staline... - se disputent l'héritage dérisoire d'un homme brisé.

http://www.theatre.ural.ru/drama/bogaev.php3

Богаев Олег Анатольевич - драматург

Родился 15 июня 1970 г.Лауреат премии "Антибукер" за 1997 г.
Окончил техникум транспортного строительства в г. Свердловске. Работал осветителем в ТЮЗе, в г. Екатеринбурге.
В 1998 г. окончил Екатеринбургский государственный театральный институт, отделение "Драматургия" (семинар Н.Коляды).
Пьесы О.Богаева печатались в журналах "Драматург", "Современная драматургия", газете "Экран и сцена", в сербском журнале "Остови".
Пьеса О.Богаева "Русская народная почта" поставлена в Театре-студии под руководством О.Табакова, в Пушкинском театре г. С.-Петербурга, в Екатеринбургском академическом театре драмы и многих других театрах.
Пьесы О.Богаева переведены на сербский, немецкий, шведский, французский и другие языки.
С 1999 г. О.Богаев - стипендиат Akademie Schloss Solitude (г. Штуттгарт, Германия)(i) "Метель", Банк культурной информации. Екатеринбург, 1999 г.


http://www.zaslavsky.ru/person/z_bogaev.htm

Сострадательная речь Олега Богаева

Олег Богаев – нестоличный житель. Эта географическая «мелочь» важна в данном случае как эстетическая деталь, ибо проясняет, почему Богаев пишет так, а не иначе. И эта «мелочь» на много лет вперед определила не столько, может быть, творческую манеру или стиль, или круг героев его пьес (или – возможных будущих прозаических сочинений), сколько – отношение автора к своим героям. У Богаева всегда достанет времени, чтобы оглядеться по сторонам и не спеша «развернуть» интерьер в подробной ремарке, а о самих своих героях, главных и второстепенных, – сказать без столичной суетности и с какою-то почти деревенской жалостью. В его пьесах всегда есть время выслушать и всегда есть – прошу прощения за некоторую корявость словосочетания – место высказаться. Здесь не принято перебивать, наоборот, все говорит о том, что у автора есть вкус к подробному и обстоятельному слову…

http://www.theatre.ru/drama/bogaev/pochta.html

A. Benois. Etude pour le décor de Petrouchka de Stravinski, 1911

Texte intégral de la pièce
Русская народная почта
Комната смеха для одинокого пенсионера в одном действии

Иван Сидорович сидит и грустно смотрит то на телевизор, то на радиоприемник.
Два года назад у него скончалась от легочной болезни жена. Может показаться невероятным, но Иван Сидорович этой болезни как-то не заметил.
А все же в памяти остался нечеткий, мятый след похорон: он помнил, как супругу закопали в землю, как поставили широкую (с запасом) оградку, как потом все стояли уныло на автобусной остановке и проклинали плохую погоду. Еще остался в памяти сороковой день, когда никто не пришел, и он один погружал большую поварешку в глубокую кастрюлю с компотом.
Он сознавал факт смерти жены, но "факт" для него был чем-то вроде трещины на потолке, которая сама по себе, а Иван Сидорович сам по себе. Возможно, сказалась логика старческого маразма, возможно, он боялся тревожить свое сердце дополнительными инфарктом, возможно, Иван Сидорович в душе был философом и почитал Платона в фразе: "Жизнь есть постоянное движение от рождения к смерти". Возможно, все возможно. Не знаю.
Все так же, как при жене, он рано утром шел с бидоном в "молочный", днем сидел на скамеечке с приятелями, а вечером смотрел телевизор, слушал радио и переживал "за жизнь".
Прошли так два года. Жизнь текла непонятно откуда и куда, да и думать особенно ни о чем и не хотелось: реки не выходили из берегов, ровно "тукала" вода в водосточной трубе. Зимой, при помощи "лентяйки", снег падал с перил балкона, весной доставались галоши, осенью - валенки.
Но неожиданно в начале осени, врасплох, "молочный" магазин перенесли в район новостроек, приятели (словно сговорившись) покинули его и вознеслись на "небесную скамеечку" к супруге, телевизор и радио безнадежно поломались. Скучно стало.
И вот наш Иван Сидорович целыми днями не показывает носа на улицу, сидит на табурете, раскачивает свое одиночество, поскрипывает половицей, и жалко ему себя. Не с кем поговорить, никто не зайдет.
Вспоминает он свою неразговорчивую супругу, приятелей-стариков из подъезда, жмурится на пустой экран телевизора, припоминает "живые картинки" с людьми и вздыхает.
Однако Иван Сидорович в школе, в ФЗО, на фронте, в трудовом коллективе всегда выделялся смекалкой и талантом на хитрые выдумки.
Именно сейчас, когда он сидит на табурете, в голове его происходит не по годам активная, серьезная работа мысли. И кажется, он что-то придумал!
Однокомнатная квартира Ивана Сидоровича.
В комнате простая обстановка: стол, накрытый клеенкой, комод, выкрашенный для красоты половой краской, на тумбочке телевизор, на кровати гора несвежего белья, на полу коврик. Точно такой же коврик висит над кроватью.
Когда-то жена работала на почте, пачками таскала домой чистые конверты и бланки телеграмм, но найти применение жесткой, грубой бумаге было сложно, остановиться она не могла и таскала, таскала, таскала, пачками, тележками, связками, пока не ушла на заслуженный отдых.
Из комода конверты перекочевали на антресоли, с антресолей - на балкон.
После смерти жены Иван Сидорович зачем-то вспомнил о конвертах, вернул конверты в тепло. Они долго стояли пачками у батареи, распространяли по квартире сырость и запах кислого клея с клопами.
Теперь Иван Сидорович нашел конвертам применение.
Из-комода, из-под обоев, из шкафа, всюду, где только можно, выглядывают серые уголки писем. На конвертах один и тот же почерк.
Иван Сидорович поднимается с кровати, идет к шкафу, открывает, извлекает "чистую" тетрадку и пачку конвертов. Торжественно достал из тумбочки стержень, подул в чернильную трубочку, сел за стол, смахнул рукой хлебные крошки.
С минуту Иван Сидорович сосредоточенно чесал в ухе колпачком авторучки, крякнул и стал старательно выводить каракули на чистом листе бумаги...

TEATR (Театральный роман: Записки покойного) de Mikhaïl Boulgakov à l'ENSATT
Du 16 au 26 février 2004 à 20 heures, relâche le dimanche
4 rue sœur Bouvier 69 005 Lyon
Réservation par téléphone au 04 78 15 05 07
De 14h à 18h du lundi au vendredi
Tarif plein : 7,60 € / Tarif réduit : 3 €
Les réservations sont à retirer les soirs de représentations avant 19h45
Mise en scène de Richard Brunel. Avec les élèves de l’Ensatt. Collaboration à la mise en scène : Blandine Savetier. Texte d'après l'adaptation de Sophie Renauld

 

 

Mikhaïl Boulgakov

Romancier, nouvelliste et dramaturge russe, Mikhaïl Boulgakov est né le 2 mai 1891 à Kiev et mort le 10 mars 1940 à Moscou.
Quasiment exclu de la vie littéraire de son vivant par la censure, Mikhaïl Boulgakov est pourtant aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands écrivains russes du XXè siècle.
Satiriste incisif, styliste nerveux et brillant dont la pr
ose toute entière est marquée par sa passion du théâtre, il s'inscrit dans la lignée des grands classiques, qu'il prolonge avec une vigoureuse originalité.
Son oeuvre ne sera d
écouverte qu'à titre posthume, l'auteur s'étant heurté toute sa vie au régime soviétique qui lui reproche sa liberté de ton et son regard critique sur le monde qui l'entoure. Sous-tendue par une théâtralité multiforme, l'oeuvre de Boulgakov ne put connaître qu'un mode de diffusion oral grâce à la lecture à haute voix qui la rattachait directement à la culture populaire. De ses quatre romans, La Garde blanche, La vie de monsieur de Molière, Le Roman théâtral et Le Maître et Marguerite, seul le premier fut publié de son vivant.

Dans les années 1920-1930, la situation de l'écrivain semble désespérée. Ni publié, ni joué, anéanti par les critiques incessantes, il est profondément déprimé. II envoie alors a Staline de nombreux courriers pour lui demander de s'expatrier. Celui-ci lui téléphonera en personne le 18 avril 1930 1. Suite à cette conversation inattendue, Boulgakov, pris de court, ne réussit à obtenir qu'un modeste emploi d'assistant metteur en scène au Théâtre d'Art (MXAT). II doit alors se contenter d'adaptations et de travaux alimentaires pour survivre.
En 1929, Boulgakov d
écrit ce qu'il vit dans un court ouvrage intitulé : A une amie secrète, Ce n'est qu'en 1936 qu'il reprendra ce texte inachevé pour écrire Le Roman théâtral. C'est donc vers le théâtre que Boulgakov se tourne pour élucider le sens de sa propre existence.
" J'ai le théâtre dans le sang, rien
à faire!"
Mikha
ïl Boulgakov
 : Voir le petit texte en russe ci-dessous. Traduction sur demande


Le roman théâtral ou les écrits d'un homme mort


Le Roman th
éâtral est une autobiographie déguisée en satire tragique et désopilante, dans laquelle Boulgakov élucide le sens de sa propre existence Comme nombre de ses oeuvres, elle ne fut jamais publiée de son vivant.
Le Roman th
éâtral comporte de nombreux éléments que l'on retrouve dans Le Maître et Marguerite. Surtout, omniprésent, il y a le théâtre, art par excellence de la métamorphose et de l'illusion.
Boulgakov a lui-m
ême été adaptateur, acteur, metteur en scène au Théâtre Artistique II connaît donc mieux que personne l'envers du décor, l'envers de ce théâtre désormais méconnaissable dans un contexte totalitaire. Un théâtre qui est allé de lâcheté en abandon, et d'abandon en reniement, au gré des faveurs que le pouvoir lui a dispensées avec munificence.
Maksoudov, protagoniste du roman, subit les m
êmes attaques que Boulgakov en  1926. II porte un regard vierge et naïf, plein d'une acuité et d'une ingénuité décapantes, sur l'étrange univers du Théâtre Artistique. II se heurte au conflit classique entre un metteur en scène, pour qui les textes ne sont qu'un canevas, et un auteur, sûr de sa vérité
Le Th
éâtre Artistique, sitôt le seuil franchi, est un espace clos et enchanté, invisible et inaccessible au commun des mortels.
Les acteurs sont des d
émons prestidigitateurs aux pouvoirs magiques et maléfiques. Maksoudov y répète la quête initiatique des héros de contes, en répondant comme il se doit aux questions rituelles que lui posent les entités subalternes postées aux accès d'un monde régi par des lois immuables.

Cette pièce a été également mise en scène au théâtre de la Taganka par Iouri Lioubimov en 2001. En janvier 2004 la chaîne russe Koultura a diffusé une adaptation par Iouri Goldine et Oleg Babitski.

CONTRAT TYPE (extrait du Roman théâtral)

L'auteur n'a pas le droit de communiquer sa pièce à un autre théâtre de Moscou.
L'auteur n'a pas le droit de communiquer sa pièce à un autre théâtre de Léningrad quel qu'il soit.
L'auteur n'a pas le droit de réclamer au théâtre.
L'auteur n'a pas le droit de protester contre...
L'auteur est tenu de faire subir à sa pièce, sur le champ et sans restrictions, toutes corrections, modifications, additions et suppressions nécessaires, au cas où, soit la direction, soit une commission, une administration, une organisation ou une corporation quelconque, soit des personnes habilitées et revêtues des pouvoirs de droit viendraient à les exiger, et ce sans pouvoir réclamer aucune rétribution autre que celle prévue à l'alinéa 15.

Автор не имел права передавать свою пьесу в другой театр Москвы. 
Автор не имел права передавать свою пьесу в какой-либо театр города Ленинграда. 
Автор не имел права передавать свою пьесу ни в какой город РСФСР. 
Автор не имел права передавать свою пьесу ни в какой город УССР. 
Автор не имел права печатать свою пьесу. 
Автор не имел права чего-то требовать от театра, а чего - я забыл (пункт 21-й). 
Автор не имел права протестовать против чего-то..., 
Автор обязуется". Согласно этому пункту, автор обязывался "безоговорочно и незамедлительно производить в своей пьесе поправки, изменения, добавления или сокращения, буде дирекция, или какие-либо комиссии, или учреждения, или организации, или корпорации, или отдельные лица, облеченные надлежащими на то полномочиями, потребуют таковых, - не требуя за сие никакого вознаграждения, кроме того, каковое указано в пункте 15-м".

1/ Pour les russisants :

" НЕ БРОСАЙТЕ ТРУБКУ "

У Булгакова была странная и тяжёлая судьба.
МХАТ играл только его старые пьесы. Новая пьеса “ Мольер ” была запрещена. Прозу его перестали печатать. Он очень страдал от этого, наконец не выдержал и написал письмо Сталину. Ответа он не получил.
Булгаков тосковал.
Лишённый возможносчти печататься, ок выдумывал для свойх близких людей удивительные рассказы - и грустные и шутливые. Он рассказывал их дома, за чайным столом.
Я помню один такой рассказ...

Однажды Булгаков приходит к Сталину усталый, грустный.
- Садись, Миша. Чего ты грустный ? В чём дело ?
- Да вот пьесу написал.
- Так радоваться надо, когда целую пьесу написал. Зачем грустный?
- Театры не ставят, Иосиф Виссарионович.
- А где бы ты хотел поставить?
- Да, конечно, во МХАТ'е, Иосиф Виссарионович.
- Театры допускают безобразие ! Не волнуйся, Миша. Садись.
Сталин берёт телефонную трубку.
- Барышня! А, барышня! Дайте мне МХАТ! МХАТ мне дайте! Это кто? Директор? Слушайте, это Сталин говорит. Алло! Слушайте !
Сталин начинает сердиться и сильно дуть в трубку.
- Дураки там сидят в Наркомате связи. Всегда у них телефон Барахлит. Барышня, дайте мне ещё раз МХАТ. Ещё раз, русским языком вам говорю! Это кто? МХАТ ? Слушайте, только не бросайте трубку! Это Сталин говорит. Не бросайте! Где директор? Как? Умер! Только что? Скажи, пожалуйста, какой пошёл нервный народ!

К. Г. Паустовский (1965).

VERA OU LES NIHILISTES d’Oscar Wilde et de Gombrowicz, à l’ENSATT
 
Du 3 au 16 octobre 2003 à 20 heures, relâches les dimanches
4 rue sœur Bouvier 69 005 Lyon
Réservation par téléphone au 04 78 15 05 07
De 14h à 18h du lundi au vendredi
Tarif plein : 7,60 € / Tarif réduit : 3 €
Les réservations sont à retirer les soirs de représentations avant 19h45
Mise en scène de Catherine Hargreaves. Avec les élèves de l’Ensatt.

Un croisement inattendu et drôle de réflexions sur les contradictions de la nature humaine. Avec cette création, L’ENSATT nous plonge dans les univers audacieusement mêlés d’Oscar Wilde et de Gombrowicz. 
En Russie tsariste ou ailleurs, Vera croise le chemin de déportés nihilistes en partance pour la Sibérie. Son frère, membre actif du réseau la convainc de rejoindre le mouvement afin de les venger. S’engage alors un combat pour la Liberté où l’individu se trouve confronté au groupe. Dans un monde tourné en dérision où tout est remis en cause, aucune solution ne parvient à émerger.
Les univers d’Oscar Wilde et Witold Gombrowicz s’entrecroisent pour donner naissance à un spectacle drôle et improbable où de jeunes idéalistes sont capables de tout et vont peut-être aller jusqu’au bout…

GUERRE ET PAIX au TNP
Les 15, 16, 17, 18 octobre au TNP 
8, place Docteur Lazarre Goujon à Villeurbanne
04 78 03 30 00
Mise en scène de Piotr Fomenko en russe
avec sur titres en français
 

 Conçu comme un simple « pressentiment » du gigantesque chef d'oeuvre de Tolstoï- une « traversée » des premiers chapitres ce spectacle en langue russe, surtitré en français, sera non seulement l'occasion d'évoquer quelques aspects mythiques de la « grande Russie » à la veille de l'invasion des armées napoléoniennes, mais surtout de découvrir l'immense talent de Piotr Fomenko, l'un des plus grands metteurs en scène et directeurs d'acteurs du théâtre européen.
Le spectacle présente trois scènes du début du roman de Tolstoï où l'on voit le salon d'Anna Pavlovna Scherrer, La fête chez les Rostov, Natacha avec sa poupée, la mort du vieux comte Bezoukhov, les monts Chauves, les préparatifs d'André Bolkonski pour la guerre... 
Piotr Fomenko est un maître de la mise en scène russe. Il enseigne à l'Académie d'Art Dramatique de Moscou (ancien GITIS) et dirige son propre théâtre devenu officiellement l'Atelier Piotr Fomenko en 1992, dont les comédiens permanents sont issus de la promotion de 1988 du GITIS. Outre Un Village, Fomenko a récemment mis en scène Les Barbares de Gorki, ainsi que deux romans de Tolstoï, Le bonheur familial et Guerre et paix.

  Comme un seul homme, d'Andreï Platonov
Conçu et interprété par Philippe Delaigue
Comédie de Valence - d'après la nouvelle d'Andreï Platonov Le Retour

"Alexeï Ivanov, capitaine de la garde soviétique, rentre de guerre après quatre années d'absence. Dans ce qu'il retrouve, il ne se reconnaît pas...".
Philippe Delaigue interprète à lui seul le rôle du soldat, de sa femme et de son fils.

L'angoisse russe
Cabaret nostalgique du Théâtre Krasnaja Presnja de Moscou
mise en scène de Youri Pogrebnitchko et Lilia Zagorskaya

"L'angoisse russe est un recueil de 13 romances chantées d'une voix douce par Natalia Rojkova, accompagnée de Nicolaï Kossenko à l'accordéon... Rendez-vous d'amour, avaeu d'un secret, chaque chanson est un sketch qui évoque une scène de la vie quotidienne dans sa douleur, son absurdité ou sa drôlerie..." (en russe et en français)

angruss.jpg (99512 octets)

 

Ivanov (1942-1999)
d'après Le Dernier Métro de François Truffaut et Ivanov de Tchekhov
mise en scène Claire Lasne - texte Anton Tchekhov -
traduction André Markowicz et Françoise Morvan

Coproduction : Centre Dramatique Poitou-Charentes, Théâtre du Merlan - Scène nationale de Marseille - Théâtres associés : Scène nationale de Poitiers, Théâtre Paris-Villette

  Les Démons de DOSTOÏEVSKI

perov2-middle.jpg (18808 octets)

LES DEMONS

Fiodor Mikhaïlovitch DOSTOÏEVSKI

1821-1881

 

 

 

Dostoïesvi 
par Perov

dost__1.gif (41811 octets)

Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV
Adaptation de Sergueï Golomazov et Natacha Issaïeva

A L'ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) 
du 18/02/2002 au 02/03/2002
4 rue des Sœurs Bouvier - 69005 LYON - 04.78.15.05.07 

Ecrit en 1871-1872, après "L'idiot" qui devait représenter le type du héros positif, "Les démons" (quelquefois traduit "Les possédés") est écrit sous l'influence des agissements du terroriste A.S. Nietchaev et de sa société secrète nihiliste "La justice du peuple". Cependant l'espace idéologique du roman est considérablement plus vaste. Dostoïevski y a analysé le mouvement des Décembristes, le philosophe Tchaadaïev, le libéralisme des années 1840, le courant des idées de 1860. Il y interprète le 'démonisme' révolutionnaire sous un éclairage philosophique et psychologique. Il entre en conflit avec celui-ci tout en développant le sujet comme une suite de catastrophes, la marche tragique du destin des héros. Il reflète dans son roman l'éclat apocalyptique des évènements tout en prônant que la Vérité ne peut résider que dans le Christ, le peuple et la terre russe.

Ci-contre le manuscrit des "Démons"

"Il y a dans Les Démons un moment où quelque chose se produit en vous qui fait que la terre disparaît. Il n'y a rien - ou plutôt, il y a quelque chose, mais quelque chose de si noir et de si singulier que cela reste au-delà des paroles, au-delà des concepts, au-delà même de l'intuition. Une présence, justement, comme d'une rumeur muette, d'un chaos, et d'un chaos concret"

André Markowicz (traducteur de Dostoïevski)

besy_ruk1.jpg (106046 octets)

"Le thème de la danse macabre qui fait tournoyer les gens, les envoûte, les fait changer de masque, la danse qui les rend aveugles par la lumière éblouissante et mensongère d'uns idée fausse reste actuel. Sergueï Golomazov présente une histoire qui est un songe, une rêverie bizarre et en même temps la réalité. Le petit cercle des conspirateurs se transcende pour devenir la métaphore de chaque passion déçue de ne pouvoir changer le monde"

Sergueï Golomazov et Natacha Issaïeva

Sergueï GOLOMAZOV a étudié la mise en scène au GITIS de Moscou. Il y est actuellement professeur et met en scène régulièrement les travaux d'étudiants. Il a monté des pièces d'auteurs français (Jean-Claude Grumberg, Eric-Emmanuel Schmitt...) mai aussi celles d'auteurs russes (Anton Tchekhov, Andreï Bielyï...) Il est aujourd'hui directeur de théâtre Dzhigarrhanyan de Moscou.

Ivanov de Tchekhov Mise en scène : Françoise Maimone

Ivanov est plus précisément, la rencontre d'un homme marié, Ivanov, 35 ans, et d'une jeune fille, Sacha, 20 ans, dans un district de la Russie centrale... Lui sait qu'il a une femme admirable et leur passé commun devrait rendre leur union plus forte : il l'a détachée de sa famille aux principes religieux juifs marqués d'intolérance. Mais c'est à lui de se détacher de tout, de son travail, de tout ce qui l'entoure...

Avec IVANOV, le héros tchékhovien est né. Désabusé, ridicule et déchirant. Le théâtre tchékhovien est né aussi, formé au rythme des jours et du temps qui passe, plein d'évènements qui ne guérissent pas l'ennui de ceux qui souffrent et de ceux qui veulent sauver les autres.Tchekhov ira plus loin, tracera dans ses autres pièces des destins plus complexes et réduira les grands discours qu'a encore Ivanov. Mais c'est l'oeuvre, étonnante, d'un écrivain de 27 ans. La volonté d"être comique, qu'il  affirmera bientôt n'est pas évidente. Mais, dans une lettre, il appellera sa pièce, pour rire, Imbécilov...

A propos de la traduction

Ivanov occupe une place très particulière dans l'oeuvre de Tchekhov: c'est sa première pièce mais ce n'est pas la première (puisqu'elle dérive de cette pièce sans titre, abusivement baptisée Platonov, qu'il écrivit encore lycéen et conserva toute sa vie a l'état de manuscrit). C'est une "comédie en quatre actes et cinq tableaux", jouée à Moscou en 1887, mais c'est aussi un "drame en quatre actes", joué à Saint-Petersbourg en 1889.

Entre la comédie qui provoque un esclandre, et le drame, qui reçut un accueil triomphal, il y a plusieurs versions intermédiaires témoignant d'un travail sur le matériau scénique dont la correspondance garde trace - et ce travail aboutit à la rédaction d'une autre pièce double: L'homme des bois, "comédie en quatre actes", écrite en 1889, qui devait donner lieu à Oncle Vania .

Traduire cette première version nous a semblé d'autant plus passionnant que le premier Ivanov, jamais traduit en français, était tout à fait oublié. Or, cette comédie, incisive, violente, partageant avec Platonov un emportement et une virulence dans la satire de la vulgarité qui ne se retrouveront plus dans le théâtre de Tchekhov, pourrait bien choquer : nous y voyons une force novatrice que la version définitive a tempérée avec une grande finesse mais au risque, peut-être de l'édulcorer en la normalisant...

Françoise Morvan et André Markowicz, préface à Ivanov, éditions Acte Sud/Babel, 2000



LA CERISAIE D'Anton Tchekhov à l'ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) 
4 rue des Sœurs Bouvier - 69005 LYON - 04.78.15.05.07 
du 14 au 28 février 2003 à 20h30
Mise en scène de Sergueï GOLOMAZOV avec les étudiants de la 62ème promotion
Traduction d'André Markowicz et de Françoise Morvan.
Décidément cette saison à Lyon semble placée sous le signe d'Anton Tchekhov car, après Ivanov de
Françoise Maimone à la salle Gérard Philippe et les trois soeurs au théâtre de la Croix Rousse, voici la dernière pièce qu'écrivit thekhov. 

1895-1904 sont les dernières années de la vie de Tchekhov qui, tuberculeux, fait de long séjours à Yalta dans le sud de la Russie.
Il y a acheté en 1898 un terrain et fait construire une maison après la vente de sa propriété de Melikovo aux environs de Moscou.
Il y vit séparé de sa jeune femme Olga Knipper, épousée en 1902, actrice au Théâtre d'Art de Moscou fondé par le metteur en scène Constantin Stanislavski et l'écrivain dramaturge Nemirovitch Dantchenko.
Durant cette période, il écrit toutes ses grandes pièces: la Mouette (1895), Oncle Vania (1901), les Trois Soeurs (1902), la Cerisaie (1903).
La Cerisaie fut créée avec succès à Moscou le 17 janvier 1904 au Théâtre d'Art dans la mise en scène de Stanislavski qui jouait Gaev et avec notamment Olga Knipper dans Lioubov Andreevna et Lilina Stanislavski dans Ania.
"La pièce nous raconte le retour de Lioubov. "Le retour du héros". Après cinq ans d'absence, elle rentre à la maison, en Russie. Elle avait suivi son amant à Paris par amour, pour oublier son passé. Son retour nous raconte sa fuite. C'est une femme toujours belle, sensuelle et séduisante qu'attendent ses parents, ses amis. Elle leur apparaît ainsi, comme une femme qui vient d'accomplir un long voyage et qui, follement heureuse de rentrer, dans le train n'a pas cessé de pleurer.
C'est ainsi chez Tchekhov : quand on est authentiquement heureux, on pleure réellement. Et quand on rentre, c'est pour raconter qu'on était parti, en poussant l'authenticité des sentiments jusqu'au pathétique. 
Donc, Lioubov vit la joie violente de son retour en même temps que l'assaille l'horreur de ses souvenirs. C'est dans ce tourbillon d'émotions que se concrétisent les comportements des personnages tchekhoviens, et ce jusqu'à la comédie." Michel Dezoteux Janvier 2001, Bruxelles.
Le 22 avril 2001 dans le cadre des Olympiades du fond Stanislavski à Lioubimovka, ancien domaine de Stanislavski a été achevée la restauration de "La Cerisaie" qui servit de modèle à la pièce de tchekhov. Il y a vécu avec son épouse Olga Knipper en août 1902 et c'est là qu'est née l'idée d'écrire une nouvelle comédie connu aujourd'hui dans le monde entier sous le nom de la Cerisaie. Il observe les habitants de Lioubimovka et les intègre dans sa pièce. Presque tous les héros de la pièce ont leur prototype 'lioubimovskien' et, bien sûr, le héros principal, la cerisaie, était le verger qui, alors, était l'orgueil et l'ornement de la propriété.