Se souvenir de Louise
dans le Parcieux aujourd'hui ?

 

Que reste-t-il dans le Parcieux d'aujourd'hui, petite commune de l'Ain dont les trois kilomètres carrés hébergent 900 habitants, de celui de Louise Labé ? Un nom de rue (« de la Belle Cordière ») ? Une plaque à l'inscription erronée devant l'église du XIXe siècle ? Quelques murs où se mélangent galets ronds et briques ? Des maisons dont quelques traits évoquent l'architecture renaissante ? En tout cas pas la tombe, depuis longtemps disparue. Bien sûr il y a, non loin du château de Parcieux, celui de Grange Blanche, maison de campagne de la poétesse (on ne visite pas).

Mais où l'excellent François Rigolot y a-t-il vu un lieu-dit « La Cordière » ? Un séjour dans le village et l'interrogation de la base de données de toponymes français de l'Institut Géographique National (deux millions d'entrées) nous permettent d'affirmer qu'il n'existe pas à Parcieux. On relève en France dix-huit lieux nommés « Cordière » ou « La Cordière », mais les plus proches de Parcieux se trouvent, également dans l'Ain, à l'Abergement-de-Varey, soit de l'autre côté de la Dombes, et à Saint-Priest dans le Rhône. Le critique a-t-il été induit en erreur par les lieux-dits « Les Dorriers » à Massieux et « Les Carodières » à Proulieu ? A-t-il vu ce qu'il désirait voir (et que nous aurions tant aimé pouvoir confirmer) ?

 

Château de Parcieux
Le Château de Parcieux en 1830,
dessin de Lambert-Paul Saint-Olive (Lyon 1799-1879)

 

 

Château de 
		    Grange Blanche
La Grange Blanche, à Parcieu, maison qui a appartenu à Louise Labé,
dessin exécuté en 1830 par Lambert-Paul Saint-Olive

Alors, une place pour la vaine nostalgie ?