|
La prospérité de la ville attire, durant la première
partie du siècle, une nouvelle population venue de la région
ou de Savoie. Ce flux de main d'oeuvre profite aux commerçants
et à quelques artisans mais peu aux travailleurs qui se révolteront
à plusieurs reprises. En 1529 a lieu la Grande Rebeyne,
violente émeute des pauvres qui représentent à cette
date plus d'un dixième de la population. Quelques années
plus tard un grave conflit oppose les apprentis et compagnons de l'imprimerie
à leurs maîtres.
En dehors de ces périodes de crise, les
fêtes sont nombreuses comme partout à cette
époque. On pratique les activités physiques sur un
grand pré au confluent, on joue à la paume en plusieurs
salles de Saint-Jean et Saint-Georges. On se bat en duel dans les
fossés de lanterne aux terreaux. Boules, quilles et palets
roulent dans tous les quartiers. Les compagnies de penonnage et les
arbalétriers organisent des concours, des jouteurs nautiques
s'affrontent sur la Saône; les lices des tournois
s'élèvent sur la place Belle Cour, non loin du jardin
de Louise Labé.
Ce lieu plaisant où une fontaine gazouille
entre roses et marjolaine est le rendez-vous très prisé
des jeunes gens cultivés.
Tout corps de métier a sa confrèrie qui
organise fêtes et processions en l'honneur des reliques de son
saint patron.
Les enfants eux-mêmes se réunissent en
Compagnies turbulentes qui animent Mi-Carême et Mardi
Gras.
|