Alors, le confluent du Rhône et de la Saône se trouvait
au niveau de l'actuelle place Carnot. La ville est construite essentiellement
dans la presqu'île, jusqu'aux remparts des terreaux, et à Saint
Jean. Un seul pont franchit chacun des fleuves : le pont du Rhône
(Guillotière) et le Pont Neuf entre Saint-Nizier et la place du change
à Saint-Jean.
A partir de 1520, plusieurs quartiers vont être
remaniés. On construit de beaux hotels particuliers à
Saint Jean et dans la partie Nord de la presqu'île. Ces
bâtiments s'organisent autour d'une cour centrale sur laquelle
donnent des galeries parfois très ouvragées
comme
on peut le voir rue Juiverie dans l'hôtel Bullioud conçu
par Philibert Delorme.
Progressivement, les habitations empiètent sur
les nombreux enclos religieux et la ville s'étend au
delà des fossés des terreaux et sur les pentes de la
Croix Rousse. Vers 1550, certains quais sont assainis, on les
surélève pour y tracer des chemins de halage. La ville
se dote d'une nouvelle grande boucherie plus éloignée
du centre et l'on édifie plusieurs hôpitaux : le nouvel
Hôtel Dieu et l'hôpital de la Charité.
Chaque quartier est lié à une certaine
activité commerciale : les
imprimeurs ont leurs échoppes rue
Mercière, les cordiers dans le quartier
de l'Arbre sec, les banquiers à Saint Jean... Le commerce
des denrées alimentaires se fait sur des barges et des
chalands, quai Saint-Antoine au bord de la Saône.
|