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Fille d'un riche cordier, Louise Labé
bénéficie d'une éducation moderne
inspirée des idées italiennes. Elle sait le
latin, l'italien, l'espagnol, la musique ; excellente
cavalière, elle s'est initiée aux
métiers des armes et participe à des
tournois. Elle crée l'un des premiers salons
littéraires, fréquenté par Maurice
Scève et Pelletier du Mans. En 1555, elle publie ses
oeuvres (un Débat de Folie et d'Amour en prose, trois
élégies et vingt-quatre sonnets, le tout précédé d'une épitre dédicatoire
aux revendications féministes.). Elle
est l'une des premières à revendiquer le droit
des femmes à la création littéraire.
Dans la
lignée de Marie de France, de Christine de Pisan, avec
Marguerite de Navarre et Pernette Du Guillet, Louise
Labé donne le point de vue féminin sur l'amour. L'âme amoureuse oscille de l'enchantement d'un amour parfait
à l'impossibilité de son existence. Elle
s'inspire des thèmes pétrarquistes et platoniciens, mais en les détournant et en s'en
éloignant peu à peu, ce mouvement constituant l'épine dorsale du recueil de sonnets.
Sa vie Ses oeuvres
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