Louise Labé (152?-1566)

 

Fille d'un riche cordier, Louise Labé bénéficie d'une éducation moderne inspirée des idées italiennes. Elle sait le latin, l'italien, l'espagnol, la musique ; excellente cavalière, elle s'est initiée aux métiers des armes et participe à des tournois. Elle crée l'un des premiers salons littéraires, fréquenté par Maurice Scève et Pelletier du Mans. En 1555, elle publie ses oeuvres (un Débat de Folie et d'Amour en prose, trois élégies et vingt-quatre sonnets, le tout précédé d'une épitre dédicatoire aux revendications féministes.). Elle est l'une des premières à revendiquer le droit des femmes à la création littéraire.

Dans la lignée de Marie de France, de Christine de Pisan, avec Marguerite de Navarre et Pernette Du Guillet, Louise Labé donne le point de vue féminin sur l'amour. L'âme amoureuse oscille de l'enchantement d'un amour parfait à l'impossibilité de son existence. Elle s'inspire des thèmes pétrarquistes et platoniciens, mais en les détournant et en s'en éloignant peu à peu, ce mouvement constituant l'épine dorsale du recueil de sonnets.

Sa vie
Ses oeuvres