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C'est dans le quartier Mercière
que sont rassemblés une centaine d'ateliers. La
plupart sont de petites offiicines qui ne comprennent que
quelques presses et où s'affairent des ouvriers
spécialisés : les compagnons.
Le bon fonctionnement d'un atelier repose
sur la coordination des tâches de chacun et sur la
présence d'un personnel très qualifié,
travaillant de deux heures du matin jusqu'à neuf ou
dix heures du soir.
Avant d'être compagnon il faut
effectuer un apprentissage de trois ou quatre ans. Un
banquet célèbre l'entrée du compagnon
dans la corporation.
Les compagnons forment une
communauté soudée et créent au
début du XVIème siècle une association
professionnelle clandestine avec serment et cotisation des
membres : la compagnie des GRIFFARINS. Ceux qui refusent de
s'y joindre sont systématiquement exclus.
En dépit de son
illégalité, la Compagnie parvient à se
maintenir pendant une quinzaine d'années et à
défendre les intérêts des Griffarins.
Lorsqu' en 1539, les maîtres-imprimeurs veulent
remettre en cause certains droits (le repas qu'ils
fournissent quotidiennement à leurs employés
entre autres), le mot d'ordre de « TRIC », qui signifie abandon
du travail, est lancé par la Compagnie. C'est la
première grande grève lyonnaise qui ne sera
réglée définitivement qu'en
1544.
Ce long conflit marquera le déclin
de l'imprimerie lyonnaise dans la deuxième
moité du XVIe siècle.
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