La Triennale, Intense proximité
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« Décoloniser l’imaginaire du monde... »

Avec une telle intention, la Triennale d’art contemporain qui se tiendra au Palais de Tokyo du 20 avril au 26 août, permet d’ouvrir la réflexion sur la nouvelle question esthétique « l’Ailleurs » au-delà d’un « ailleurs » géographique : vers l’ « ailleurs » du langage, ou encore l’ « ailleurs » de la culture...

Présentation de la Triennale sur le site officiel

Puisant son inspiration dans les travaux des grandes figures de l’ethnographie française du XXe siècle, telles que Claude Lévi-Strauss, Marcel Mauss, Michel Leiris et Marcel Griaule, La Triennale s’embarquera dans une exploration des espaces où l’art et l’ethnographie convergent vers une fascination renouvelée pour l’inconnu et le lointain. L’ambition première de ce projet est d’aller au-delà de la notion d’espace national en tant que lieu géographique aux frontières établies, en faveur d’un espace dont la morphologie est en perpétuelle évolution et dont la définition dépasse les catégories habituelles du local, du national, du transnational, de la géopolitique, de la dénationalisation, de la pureté, du métissage, etc. La création y sera abordée sous l’angle de la richesse des échanges, dans un contexte où l’art apparaît désormais comme un phénomène mondialisé résultant d’un tissage complexe de relations qui s’affranchissent des distances géographiques. L’intitulé de cette édition, “Intense Proximité”, met l’accent sur les frottements et les tensions hétérogènes qui animent toute activité humaine. Il entend ainsi s’interroger sur la place de l’individu de par ses origines, sa formation intellectuelle et sa trajectoire de vie dans le contexte plus large d’une société dont les lignes de failles s’avèrent de plus en plus mouvantes.

Le site officiel de la Triennale

Désapprendre, le Journal de la Triennale (PDF)

Interview de Okwui Enwezor, commissaire de la Triennale, sur Culture.fr

« En un temps où il n’est plus ni peuple exotique ni terre vierge à découvrir », Okwui Enwezor met en balance les notions de « proche » et de « lointain ». Qu’est-ce que « l’intime » ou au contraire « l’étranger », « l’intérieur » ou « l’extérieur » ?

La Triennale se réfère ainsi au rôle pionnier des ethnologues et anthropologues du début du XXe siècle – Claude Lévi-Strauss, Marcel Mauss, Michel Leiris et Marcel Griaule – qui opéraient déjà en leur temps « un collage des distances ».

Un exemple ? La photographie d’un corps nu tatoué renvoie, par jeu de miroir, au texte de l’anthropologue, autrement dit : au regard de l’homme occidental. « Image et texte se font ainsi face, précise Okwui Enwezor. En plus d’un acte d’écriture et d’analyse scientifique, il y a dans cette démarche une valeur autre que documentaire : ces images sont belles et faites pour être regardées. Je ne suis pas intéressé par l’ethnologie, mais par la poétique de l’ethnologie qui fait tenir toute la complexité du regard dans le texte ».

L’interview sur Culture.fr


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