Biennale d’art contemporain 2017

« Mondes flottants » est l’intitulé d’une biennale placée sous le signe des flux.

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Extraits du dossier de presse :

« Nous avons l’habitude de nous représenter les objets physiques comme possédant des bords fermés. »

Cette phrase a été écrite en 1915 par John Dewey dans L’art comme expérience. Il ajoute que cette conviction est confortée par les pierres, les livres, le commerce et « la science dans ses efforts de mesures précises ». C’est pourquoi dit-il, nous l’appliquons sans discuter, persuadés que nous sommes du caractère fermé de tous les objets de l’expérience. Cependant, à l’inverse, il constate que l’expérience que nous en avons à travers notre vision est bien plus vaste et ouverte car elle est « une partie d’un tout plus large et plus global (et) les marges se fondent dans cette étendue infnie, au-delà de laquelle réside ce que l’imagination appelle l’univers ».

Aujourd’hui, le monde a changé et l’idée s’impose que les propriétés de l’espace les plus importantes ne peuvent plus être définies a priori par des catégories et des ancrages territoriaux aux bords et aux identités de forteresses imprenables. Ces propriétés sont désormais déterminées par l’écoulement permanent de courants et de flux (capitaux, hommes, risques, idées, informations...) qui changent en permanence les coordonnées spatiales.

Empruntant son titre au mot japonais ukiyô, qui envisage le monde dans son impermanence et dans son processus de renouvellement, sources de liberté et de créativité, la Biennale place au cœur de ses enjeux les attitudes libertaires d’artistes, qui ne cessent de repousser les limites de l’œuvre d’art afin de l’ouvrir, encore davantage, sur le monde. C’est au cœur d’un territoire dont l’identité s’est en partie façonnée par l’omniprésence de l’eau, dans cette ville « née des eaux », traversée par le Rhône et la Saône, que la Biennale d’art contemporain 2017 s’arrime, en réactivant l’imaginaire dont ce fleuve et son affluent sont porteurs, générant une topographie inspirée d’Édouard Glissant pour lequel « la pensée archipélique convient à l’allure de nos mondes. Elle en emprunte l’ambigu, le fragile, le dérivé. Elle consent à la pratique du détour ».

Infos pratiques :

Du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018

Du mercredi au vendredi de 14h à 18h

Le week-end de 13h à 19h

Fermeture le lundi et mardi.


flèche Sur le web : Biennale de Lyon

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