Questions limitatives en spécialité, session 2018

Art Nouveau, Art et Sacré et Tina Modotti sont au programme de l’option de spécialité Histoire des arts pour la session 2018 du baccalauréat.

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Les questions limitatives sont publiées pour une année scolaire. Elles complètent les programmes de l’enseignement de spécialité en classe de terminale.

Arts, ville, politique et société :

L’Art Nouveau

Tour à tour moqué et consacré comme une étape de l’épopée des avant-gardes, l’Art Nouveau – qu’on l’appelle ainsi ou bien, selon les déclinaisons nationales, Modern Style, Modernismo, Jugendstil ou Secession – innove non seulement par son imagination formelle mais aussi par son inventivité technique, le rôle primordial qu’y jouent les arts décoratifs et appliqués, et la réponse qu’il apporte à l’évolution des sensibilités et modes de vie au tournant du XXe siècle : une évolution dont témoignent architecture, littérature, musique, photographie, cinéma naissant et arts de la scène, sans oublier la mode vestimentaire ou la chanson.

Trois axes organiseront une étude qui s’attachera, d’une part, à donner des repères sur les formes que prend ce mouvement artistique à travers l’Europe, avec ses artistes, manufactures et ateliers majeurs, et, d’autre part, à repérer ses avatars dans les objets du quotidien et bâtiments de proximité :

  • centres européens de l’Art Nouveau  : Barcelone, Bruxelles, Glasgow, Nancy, Vienne ;
  • l’Art Nouveau, un art de vivre ;
  • l’Art Nouveau à côté de chez soi.

Un artiste en son temps :

Questions et enjeux esthétiques :

L’Art et le sacré

Partant du principe que « la notion de sacré [est] une notion sociale, c’est-à-dire un produit de l’activité collective » (Marcel Mauss), l’étude des rapports entre l’art et le sacré, dans le cadre de l’enseignement de l’histoire des arts, englobe non seulement les genres artistico-religieux communément regroupés sous le qualificatif générique d’« art sacré », mais encore tout ce par quoi l’art exprime « le sacré [...] comme une catégorie de la sensibilité » (Roger Caillois), « un élément dans la structure de la conscience » (Mircea Eliade).

À l’aide d’exemples choisis dans une diversité aussi grande que possible d’époques, de domaines artistiques et de civilisations, d’objets et d’édifices cultuels ainsi que d’œuvres d’art, il s’agira : tout d’abord, d’étudier la relation complexe qu’entretient l’art avec le fait religieux, notamment dans une fonction véhiculaire ou illustrative des textes sacrés ; puis, de considérer son apport à des rituels relevant d’une acception soit strictement religieuse, soit plus largement anthropologique, voire laïque, de la notion de sacré ; enfin, de s’interroger sur la manière dont l’art devient lui-même objet de sacralisation à l’époque contemporaine.

La question s’organisera donc autour des trois axes ainsi dégagés :

  • représentations artistiques du sacré ;
  • l’art, partie prenante du rite ;
  • la sacralisation de l’art.



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