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B2i et CDI : où en est-on dans l'Académie ? Journées de regroupement
des documentalistes juin 2007 L'atelier s'est déroulé de la même façon pour l'ensemble des quatre journées :
Ces témoignages étaient souvent similaires, et plutôt que faire un compte rendu de ceux ci, il nous a semblé plus intéressant d'essayer de dresser une typologie des expériences passées ou en cours. Plan du compte rendu :
1-Rappel des fondamentaux du B2i :
Il est rappelé que les connaissances, les capacités et
les attitudes attestées pour le B2i collège sont au service
du socle commun. 2-Quelle place pour le professeur documentaliste dans la mise en place du B2i? Les documentalistes qui ont témoignés se positionnent de deux manières :
Cette distinction entre deux types de positionnement est importante parce que l'idée qui circule souvent est que les documentalistes impliqués dans le B2i sont des « pionniers », des « doués en informatique », alors que dans la réalité, beaucoup de documentalistes n'interviennent dans le B2i qu'au même titre que les autres professeurs. 3-Les
activités les plus fréquentes : la communication et la validation Le témoignage des documentalistes est donc différent selon la manière dont ils interviennent. Vu le développement encore limité du B2i dans les établissements scolaires, il ne faut pas négliger le travail des documentalistes qui participent à la phase de mise en place, en communiquant autour du B2i par la réalisation d'affiches avec présentation des items à valider, par exemple, ou encore en diffusant le livret de compétence à l'ensemble des professeurs et en le faisant reproduire dans le carnet de correspondance afin que les élèves comme leurs familles sachent ce que l'on attend d'eux. La communication est essentielle parce que beaucoup de professeurs ne se sentent encore pas concernés par le B2i, voire même, n'ont pas les compétences pour valider le B2I, ce qui parfois conduit à des situations paradoxales. Exemple, une collègue de lycée a accueilli dans son établissement une stagiaire en informatique. Il lui a été demandé de réaliser un QCM pour les élèves, afin qu'ils prennent connaissance du B2i et qu'ils évaluent leurs compétences. Chaque question se rapportant à un item du B2i, si l'élève obtient 80% de bonnes réponses il obtient un « B2i virtuel ». Si ce n'est pas le cas, le programme lui indique les domaines où il a échoué. Lorsque ce QCM a été proposé aux professeurs, la grande majorité n'a pas obtenu son « B2i virtuel... », ce qui en soit n'est pas très grave, un professeur peut au départ choisir de ne valider que les compétences qu'il domine bien. Enfin, la communication est essentielle pour que les élèves
arrivent à prendre conscience de la nécessité de
ce brevet et surtout des compétences qu'ils ont à acquérir.
Une trop grande majorité d'élèves pense avoir les
compétences et n'avoir rien à apprendre au niveau de l'utilisation
de l'informatique et d'Internet. Là encore, une collègue
documentaliste relate l'expérience suivante : un questionnaire
a été distribué à des élèves
de 3e qui leur présentait les items du B2i collège et leurs
demandait s'ils les maîtrisaient : 90% ont répondu oui à
tous les items ! Pour ce qui est de la validation,
là aussi il faut distinguer : Voici un exemple de situation: Autre exemple :
Le partage des expériences permet de dégager quelques pistes pour les documentalistes qui se sentent démunis face à la tâche et surtout pour ceux qui exercent dans des établissements où il n'existe aucune mise en place du B2i. A-Ce qui paraît essentiel, c'est d'abord qu'il y ait un groupe de travail autour de ce B2i. Celui-ci doit être constitué de représentants de l'administration et de quelques professeurs, et non exclusivement du documentaliste et du professeur de technologie. B- chaque professeur de l'établissement doit étudier l'ensemble des items à valider et se demander lesquels il est prêt à valider, pour lesquels il croit avoir les compétences de validation. Chaque professeur doit s'attribuer au moins deux items. C-Après avoir choisi les items qu'il veut valider, le professeur doit regarder quand il pourrait les mettre en situation pédagogique. L'important est de partir de l'existant. Pour les professeurs documentalistes c'est là un travail plus simple que pour d'autres professeurs puisque ils sont habitués à valider plusieurs compétences en même temps. Par exemple, lors d'une recherche documentaire, ils valident des compétences disciplinaires, et des compétences documentaires. Dans le cadre du B2i, il faut alors valider des compétences informatiques. Les documentalistes doivent donc avoir des grilles d'analyses à deux ou trois entrées. Exemple : Des élèves font une recherche
sur Athema au CDI : Exemple pour une recherche dans le cadre de l'option DP3H D-Ce qui paraît essentiel pour que le B2i soit validé pour l'ensemble des élèves c'est que cela se fasse en situation d'apprentissage. Ce qui paraît essentiel pour que cela ne fasse pas un surcroît de travail pour les documentalistes c'est qu'avant toute chose ceux ci fassent l'état des lieux des items qu'ils valident « à leur issue » actuellement lors des séances pédagogiques, que ce soit lors de l'initiation en 6e ou en 2nde, ou durant des séances de travail autour de la presse, la lecture, la recherche documentaire, etc. E-Enfin, il paraît essentiel de penser, dès le début, aux moyens à mettre en oeuvre pour la validation. D'après le témoignage des uns et des autres, la validation sur livret papier a des avantages (facilité de transport, détachement de l'outil informatique) et des inconvénients (perte, dégradation...). Le logiciel GIBII (Gestion Informatisée du Brevet Informatique et Internet) développé par l'académie de Bordeaux a été présenté lors de cet atelier. Il permet de valider le B2i (individuellement ou collectivement) mais permet aussi la répartition des items par professeur. Enfin, il permet de constituer une base académique et le dossier B2i de l'élève suit lorsqu'il change d'établissement. Actuellement, les établissements qui désirent utiliser GIBII doivent en faire la demande. Enfin pour finir voici un témoignage complet d'une documentaliste de l'académie: « Au sein du collège, nous avons mis en place la validation du B2i depuis sa création, cela n’a pas été sans mal mais nous avons beaucoup évolué afin de coller au plus près au texte officiel. Au départ, seuls les professeurs de technologie et moi-même validions les compétences, nous avons même, il y a deux ans, installé le logiciel CAP B2i pour pallier au manque de temps en fin d’année. Mais depuis deux ans nous avons pris l’initiative de donner les carnets de compétences niveau 1 et 2 à tous les élèves, dès leur arrivée en 6ème. Ils conservent le livret dans leur carnet de correspondance et le présentent aux professeurs quand ils estiment savoir faire l’une des compétences mentionnées. Parfois nous fonctionnons différemment, les activités proposées par tel ou tel professeur permettent de valider différentes compétences. Ca marche plutôt bien, et petit à petit de plus en plus de de collègues se sentent concernés. Je crois qu’il faut parfois « forcer la main », par exemple nous avons demandé aux professeurs principaux de recopier sur le livret la nouvelle version des compétences acquises et notées sur l’ancien livret, nous avions préparé un tableau de correspondance. Chaque fin d’année les livrets sont ramassés. Si un élève perd son livret, il en rachète un et recommence la validation. Il faut tout de même souligner que nous avons à disposition des locaux adaptés et des ordinateurs en nombre suffisant (16 dans la salle multimédia et autant dans la salle de technologie, 5 au CDI) ». Educnet
: Mise en oeuvre du B2i pour le secondaire : ressources disciplinaires,
expérimentation, outils de gestion, textes officiels, ...
Savoirscdi
: référentiels de compétences vendredi 8/01/10
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