5
titres, pour une première prise de contact avec la littérature
arabe moderne :
Faris Chidyaq,
La
Jambe sur la jambe (roman, trad. R. Khawam), Phébus, 1991
Le récit inclassable,
fondateur de la modernité littéraire arabe (1855). Une pseudo-bibliographie,
touffue,
pleine de vivacité
et de fantaisie, qui annonce tous les grands thèmes des lettres
arabes modernes.
Khalil Gibran, Les Esprits rebelles (roman, trad. E. Larguèche, F. Reynod), Sindbad, 2000
Quatre destinées rebelles, dans un Liban prisonnier des conventions religieuses, par le plus célèbre des auteurs arabes modernes.
Le Prophète
(récit, trad. J.-P. Dahdah), EJL, coll. Librio, 1997
Le court récit
visionnaire, écrit d’abord en anglais en 1923, du plus célèbre
des auteurs arabes modernes.
Taha Hussein,
Le
Livre des jours (roman, trad. J. Lecerf), Gallimard, coll. L’imaginaire,
n° 126, 1984
Publiée à
la fin des années 1920, l’autobiographie, à la fois drôle
et touchante, de l’enfance au village puis au Caire,
à Al-Azhar,
d’un petit aveugle qui allait devenir ministre de l’Éducation dans
son pays.
Naguib Mahfouz,
La
Trilogie. Impasse des deux palais, Le Palais du désir,
Le
Jardin du passé
(roman, trad. Ph.
Vigreux), Le Livre de poche, coll. La Pochotèque, 1993
La célèbre
trilogie, écrite au tournant des années 1950, au cœur de
la période dite “réaliste” de Naguib Mahfouz.
Tayeb Salih,
Saison
de la migration vers le nord (roman, trad. A. Meddeb, F. Noun), Actes
Sud,
coll. Babel n°
230, 1996
Sur le thème
de la difficile rencontre entre Orient et Occident, un des ouvrages qui
allaient modifier le cours
de la fiction arabe
moderne, à la fin des années 1960.
7
œuvres, pour commencer à découvrir la richesse de la littérature
contemporaine :
Ghassan Kanafani,
Des
Hommes dans le soleil (roman, trad. M. Seurat), Sindbad, 1990
Cette œuvre, qui accompagne
le début de la résistance palestinienne sous l'égide
de l'OLP au début des années 1960, annonce les voies du roman
arabe moderne, engagé sans être forcément étroitement
militant.
Mohamed Choukri,
Le
Pain nu (récit autobiographique, trad. T. Ben Jelloun), Le Seuil,
coll. Point, n° 365, 1997
Publié en arabe
en 1966, ce récit autobiographique d’une enfance tangéroise
tumultueuse signale aussi l’arrivée
de toute une génération
d’écrivains maghrébins arabophones.
Gamal Ghitany,
Zayni
Barakat (roman, trad. J.-F. Fourcade), Le Seuil, 1985
Avec ce texte, unanimement
salué par la critique lors de sa publication (1971), Gamal Ghitany
ouvrait la voie
d’une fiction à
la fois actuelle et fidèle à son héritage.
Emile Habibi,
Les
aventures extraordinaires de Sai’d le Peptimiste (trad. J.-P. Guillaume),
Gallimard, coll. du monde entier, 1987
Le chef d’œuvre, à
l’humour décalé, de celui qui allait donner, au milieu des
années 1970, son expresion littéraire à la voix des
Palestiniens d’Israël.
Hanan El-Cheikh,
Histoire
de Zahra (roman, trad. Y. Gonzalez-Quijano), Actes Sud, col. Babel,
n° 378, 1980
Hanan el-Cheikh fait
partie de ces voix, notamment féminines, qui donnent à la
fiction arabe un écho international. Publié en 1980, ce récit
propose un regard singulier sur le conflit libanais.
Sonallah
Ibrahim, Les Années de Zeth (roman, trad. R. Jacquemond),
Actes Sud, 1993
Avec cette épopée
d’une Egyptienne ordinaire, écrite au début des années
1990, Sonallah Ibrahim confirme
qu’il est bien le
plus incisif (et le plus drôle) des observateurs de la société
égyptienne moderne.
Mahmoud Darwich,
La
terre nous est étroite et autres poèmes (poèmes,
trad. E. Sanbar),
Poésie Gallimard,
2000
Une riche anthologie
qui retrace, de la fin des années 1960 à aujourd’hui, le
parcours littéraire (et politique)
d’une des plus grandes
voix de la poésie arabe moderne.
3
textes, pour découvrir des territoires plus secrets :
Adonis, Chants
de Mihyar le Damascène (poèmes, trad. A. W. Minkowski),
Sindbad, 1995
Le recueil qui symbolise
à lui seul cette modernité poétique arabe en train
de se forger dans la Beyrouth
des années
1960.
Edouard El-Kharrat,
Alexandrie,
terre de safran (trad. L. Barbulesco), Actes Sud, coll. Babel,
n° 291, 1997
Un des importants
jalons (en 1986) dans le parcours d’une voix méconnue, parce que
parfois difficile,
mais absolument essentielle
au destin des lettres arabes.
Elias Khoury,
Le
Petit Homme et la guerre (roman, trad. L. Barbulesco), Arléa,
1995
Bien qu’elle soit
encore trop confidentielle, l’œuvre d’Elias Khoury, à l’image de
ce roman publié en 1989,
confirme l’évidente
maturité de la fiction arabe actuelle.