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Débats citoyens

UN PROJET INITIÉ ET COORDONNÉ DEPUIS 2013 PAR LE LYCÉE FAURIEL

Cinquième édition des Débats citoyens en Rhône-Alpes



APPEL A CANDIDATURES POUR LA 4e EDITION 2016-2017 DES DEBATS CITOYENS

En partenariat avec la Région Auvergne Rhône Alpes, les Académies de Lyon et de Grenoble et la MGEN, le lycée Fauriel a le plaisir de vous annoncer le lancement de l’appel à candidature pour la 5e édition 2017-2018 des Débats citoyens.

Il s’agit de permettre des rencontres publiques dans les lycées de la région à l’occasion de tables rondes portant sur des enjeux de citoyenneté. Les équipes sont mobilisées autour de quatre priorités :

  • Développer l’esprit critique des lycéens dans une démarche citoyenne.
  • Impliquer les jeunes avant, pendant et après la table ronde.
  • Proposer une pédagogie innovante, expérimenter de nouvelles pratiques.
  • Renforcer les liens entre le lycée et l’enseignement supérieur dans la logique du continuum -3/+3.
  • Favoriser une autre forme de développement professionnel pour les enseignants.

Partenaires et projets connexes facilitent la construction du parcours citoyen des élèves et les synergies interdisciplinaires entre établissements : démarche participative, formation radio, blog, publications collectives, liens avec l’université, rencontre d’élus et de chercheurs… Les jeunes sont impliqués de A à Z : ils préparent et animent les débats, enregistrent, publient, exposent…

Toutes les disciplines et toutes les filières sont concernées (voies générale, technologique, professionnelle, agricole et post-bac).

La 5ème édition est ouverte à tous les établissements d’Auvergne-Rhône-Alpes (publics, privés, agricoles).

Les équipes pluridisciplinaires intéressées doivent inscrire leur projet dans l’une des six thématiques suivantes avec la possibilité de décliner le sujet de leur table ronde en fonction de leurs objectifs.

  • Laïcité et valeurs républicaines.
  • Aménager son territoire.
  • Le monde économique.
  • Les défis alimentaires et agricoles.
  • Sciences et citoyenneté.
  • Culture, art et citoyenneté.



Inscription en ligne avant le 19 mai 2017.



Trouvailles pédagogiques


Mémoire et gastronomie

Un buffet réalisé par les élèves en lien avec le thème de la table ronde et dans le cadre d’un projet de gestion et management.

Lycée Icof (Lyon)

12 élèves de 1ère STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) accompagnés par deux enseignantes, ont réalisé le cocktail offert à la suite de la table ronde organisée au lycée Icof sur le thème du devoir de mémoire au droit à l’oubli. L’occasion par exemple de redécouvrir des légumes oubliés tels que le rutabaga et le panais, mais de calculer aussi le budget, de prévoir et répartir les différentes tâches. Une façon de faire vivre le programme de sciences de gestion et de management de façon originale.

Bilan
Lors de la médiation qui a suivi le buffet, les élèves ont évoqué la satisfaction d’être autonome dans leur choix, responsables de leur décision. Ils ont reconnu avoir sous-évalué l'importance de l'organisation.

debats citoyens memoire gastronomie
debats citoyens memoire gastronomie

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Photos F. Thénard-Duvivier - Débats citoyens 2016.

Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « Du devoir de mémoire au droit à l’oubli » organisée le 4 mars 2016 par lycée Icof à Lyon.



Le pouvoir de la danse

Rencontre avec le danseur et chorégraphe tchadien Rodrigue Ousmane, en lien avec la table ronde.

Lycée Louis-Aragon (Givors)

Les artistes ont-ils le pouvoir de d’influencer les pouvoirs politiques ou de sensibiliser les citoyens sur certaines questions ?
Dans le cadre de la Biennale de la danse, les élèves ont assisté au spectacle Leda du danseur et chorégraphe tchadien Rodrigue Ousmane.
Il est venu au lycée pour animer un atelier de danse où les élèves ont pu voir comment, à partir d’un geste, on peut créer un mouvement et exprimer des idées par la danse. Par exemple, on peut lancer un sac plastique et pendant qu’il tombe lentement épouser sa trajectoire et tomber au sol. Le sac vole, peut s’accrocher aux arbres, mais aussi au sol, polluer la terre ou l’eau, et menacer l’environnement. Nous avons aussi mimé le geste du bûcheron, puis petit à petit dansé ce geste. Dans son spectacle, Rodrigue Ousmane se sert de cette danse pour dénoncer la déforestation qui met en danger les écosystèmes et les populations. Il a contribué en deux ans à faire interdire l’utilisation des sacs plastiques au Tchad.

« Nous avons les moyens de résoudre ces problèmes, faire prendre conscience du danger sur le plan mondial, imposer de nouvelles règles aux États. Malgré les inégalités et les différences, la mondialisation nous rapproche et fait de nous les habitants d’un même village. Toutes les intelligences sont à utiliser : les scientifiques, les littéraires comme les artistes doivent annoncer et proposer leur contribution salutaire. Ce combat interpelle les noirs, comme les blancs, musulmans et chrétiens, jeunes et vieux, car nous avons comme seul héritage la Terre »

Rodrigue Ousmane
extrait de la plaquette pédagogique du spectacle Leda diffusée par le centre culturel Albert Camus à Bron

« Tout d’abord, je pense qu’il important de savoir que Rodrigue Ousmane est un artiste engagé : il utilise son pouvoir grâce à la danse. Le message qu’il veut faire passer doit sensibiliser le public pour le pousser à faire des actions qui protégeront la nature (recyclage, triage…). Ousmane tient absolument à rendre la nature plus saine, plus harmonieuse et faire de ce seul héritage de la Terre quelque chose de plus beau. Nous sommes allés voir son spectacle : il faisait du hip-hop. À travers cette danse, il évoquait les sacs en plastique noirs « leda » qui ont remplacé les sacs en papier, qui, auparavant, étaient recyclables. C’est alors que les « leda » ont envahi des caniveaux, les routes, les arbres et la ville toute entière.
J’ai apprécié l’idée que Rodrigue mette en scène des sacs lorsque qu’il dansait : on entrait déjà dans le vif du sujet c'est-à-dire la défense de l’environnement et des sacs « leda ». Cela m’a émue, j’avais envie, à mon tour, de protéger la nature qui est merveilleuse et qui nous donne tant chaque jour. Rodrigue développe son propre style de danse en s’inspirant de ce que lui a donné la nature et en mêlant théâtre, parole et chant. Par la mise en scène des sacs « leda », on observe un jeu avec cet objet puisqu’il a construit un arbre. Plus tard, il s’est mis à déchirer les sacs. Cela a rendu le spectacle très vivant.
Ensuite, j’ai beaucoup apprécié (et pas seulement moi je pense) que le public ne soit pas exclu du spectacle, puisque le danseur interagissait avec nous : on devait tous crier « un leda » ! Je pense qu’on criait pour que le monde entier nous entende et pour que les personnes ordinaires se mettent au moins à faire des petites actions dans la vie quotidienne pour améliorer l’état de la nature. On s’ennuyait moins et ça nous a fait plaisir qu’il nous donne de l’importance et qu’il ait le désir d’échanger avec nous.
Pour finir, j’ai moins apprécié quand il se mettait à quatre pattes et qu’il déchirait les sacs à la manière d’un animal. Je ne comprenais pas à quoi cela faisait allusion : était-ce une métaphore ?
Pour conclure, j’ai été contente d’avoir assisté à ce spectacle divertissant. J’ai aimé l’ensemble du spectacle même si il y avait des passages incompréhensibles. »

Témoignage de Carine, élève de Première STMG2

debats citoyens pouvoir danse

« Le spectacle de danse de Rodrigue Ousmane était très intéressant. À travers la danse hip hop, il arrive à nous faire comprendre la cause pour laquelle il se bat et arrive à nous convaincre de partager le même avis que lui. Par sa danse, il parvient à nous donner l'envie de nous battre pour la même cause. Grâce à ses gestes, aux expressions de son visage, on arrive parfaitement à comprendre toute l'histoire qu'il nous raconte. Il peut nous faire réfléchir sur le fait que les hommes utilisent énormément de sacs plastiques : à un moment donné, il essaie de soulever des sacs mais il n'y arrive pas du tout, en raison de cette immense quantité de sacs se trouvant à l'intérieur. Il nous fait partager ses émotions : on arrive à sentir sa colère face à cette situation qui dégrade l'environnement. Par exemple, au cours du spectacle, il se met à parler de l'homme dégradant l'environnement en utilisant tous ces sacs plastiques et de la terre que les hommes laissent à leur descendance : cette terre, ces mers et ces océans pollués, cet environnement dégradé.
Ensuite, ce que j'ai trouvé très intéressant, c'est que Rodrigue Ousmane nous intègre dans son spectacle : il nous demande de répéter un mot lorsqu’il nous explique les dégradations commises par l'homme. Cette manière de nous intégrer dans son spectacle nous donne encore plus envie de partager son point de vue et de nous battre pour la même cause que lui. Rodrigue Ousmane a réussi à nous convaincre de défendre la même cause que lui. »

Témoignage de Laurie, élève de Première STMG2


Témoignages publiés dans l’ouvrage collectif Débats citoyens en Rhône-Alpes (coéd. ADAPT-Lycée Fauriel, 2015).

Projet réalisé en lien la table ronde « Qui a la pouvoir en France aujourd’hui ? » organisée le 2 mars 2015 par lycée Aragon à Givors dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes.



Une table ronde avec « dress code » lié au thème !

Co-animateurs habillés en arbitres et élèves en joueurs pour débattre du sport et de la citoyenneté.

Lycée horticole de Montravle (Villars)

Le lycée professionnel horticole de Montravel rassemble de nombreux élèves passionnés par le sport, c’est pourquoi l'association sportive est très dynamique et les moments partagés par les élèves nombreux.

Quelles valeurs pouvons-nous leur transmettre lors de ces moments ? Notre volonté d'équipe est de construire les citoyens de demain, comment le sport peut-il nous y aider ? Quelles valeurs citoyennes transmet-t-il ? Comment pouvons-nous développer dans nos pratiques l'apprentissage des valeurs citoyennes et faire prendre conscience de ces valeurs aux jeunes ?

L’objectif lors de cette table ronde était de rendre les jeunes acteurs du débat, nous avons donc choisi de le faire co-animer par un enseignant et par une élève l’un et l’autre habillés en tenue d’arbitre !

Les élèves ont installé la salle en une vraie table ronde pour placer les intervenants et les participants au même niveau et permettre ainsi un réel échange. Plusieurs jeunes ont d’ailleurs joué le jeu de venir habillés en sportifs.

debats citoyens montravel

debats citoyens montravel
Photomontage réalisé par les élèves du LPH Montravel.

Interview de la co-animatrice du débat
En ligne sur le site EnVie scolaire.

Comment s'est passée cette table ronde pour toi ? J'étais assez stressée avant. Je n'ai pas trop de problème pour parler devant les gens, mais c'est toujours quelque chose qui impressionne de parler devant ses camarades et du public. C'est des gens « haut placés » qui sont venus pour répondre à nos questions. Mais ça s'est super bien passé : tout le monde était attentif et les intervenants se sont mis à notre niveau.
Ta présence a changé le contenu des échanges ?
Oui, je pense. On avait préparé les questions ensemble avant en classe. Il y avait deux classes présentes et chaque classe avait préparé des questions, qu'on avait relues avec M. Gauthier (CPE). Mais je ne voulais pas formuler les questions exactement comme elles étaient écrites. Je me suis un peu entraînée pour les reformuler à ma façon, mais c'est tout.
Que ce soit les élèves qui posent les questions et pas un prof c'est pas plus mal. Au final, les participants voient vraiment qu'on s'intéresse au sujet.
Quel est la place d'une animatrice de table ronde ?
On doit être plus à l'écoute que lorsqu'on est assis à la table ronde. Il faut savoir rebondir, il faut suivre ce qui se dit et savoir poser d'autres questions. Enchaîner en se disant : « Moi j'ai pas forcément compris, donc peut-être que les autres n'auront pas compris non plus ».
Malgré le stress, ça t'a plu ?
Carrément, j'étais agréablement surprise. Au final, c'était cool : ça donne de l'importance un peu. Ça m’entraîne pour des futurs oraux, déjà c'est pas mal. Et j'aimerais être guide touristique, ça m'aidera sûrement.
Le débat portait sur « Sport et citoyenneté », de quoi avez-vous parlé ?
On a beaucoup parlé de l'égalité entre les hommes et les femmes dans le sport, c'est quelque chose d'important. Par exemple, on ne se rendait pas compte que, dans les programmes de sport, les cycles qui sont prévus sont faits pour que ça soit adapté aussi bien pour les garçons que pour les filles. Mais, si on prend l'exemple de l'équipe de foot de St-Etienne, l'équipe masculine est super connue et ils gagnent certainement des millions, contrairement aux filles dont on entend jamais parler alors que c'est le même niveau, le même sport qu'ils pratiquent, il n'y a que le sexe qui change. Et on a aussi parlé de tout ce qui était l'esprit d'équipe, avec un peu d'histoire du sport aussi : comment c'est venu, comment ça se passait avant, comment c'est maintenant, au niveau des règles ...
Tu voudrais recommencer ce genre d'expérience ?
Ça m'a donné envie d'en refaire, oui.

Témoignage publié dans l’ouvrage collectif Débats citoyens en Rhône-Alpes (coéd. ADAPT-Lycée Fauriel, 2015).


Table ronde « Sport et citoyenneté » organisée le 2 avril 2015 par le lycée horticole de Montravel à Villars dans le cadre des Débats citoyens en Rhône-Alpes.



Levons le voile sur les réseaux sociaux !

Formation à l’interview et enregistrement d’une émission radio.

Lycée Claude-Fauriel (Saint-Etienne)

Le lundi 21 mars, se déroulait au lycée Claude-Fauriel, l'enregistrement de l'émission « Levons le voile sur les réseaux sociaux ! » préparée par la classe de Première ES2 depuis le mois de janvier en collaboration avec la radio locale, Radio Dio et un de ses salariés, Lionel.

Ce projet s'inscrit dans le cadre des cours d'enseignement moral et civique (EMC), consacrés à la société de la communication, en classe de Première. Le thème choisi était centré sur l'utilisation des réseaux sociaux. L'objectif était double : il s'agissait de traiter un sujet lié au programme à la fois par son contenu mais aussi par le support de présentation retenu, une émission de radio.

Les élèves de la classe étaient, lors des cours d'EMC animés conjointement ou en alternance par Lionel et leur professeur, invités à travailler sur un point précis, en choisissant librement ce qu'ils voulaient évoquer et la forme qu'ils souhaitaient lui donner au niveau radiophonique (interview, chronique, revue de presse, micro-trottoir...). Ils devaient à la fois travailler le contenu de leur intervention mais aussi, dans la mesure du possible, nouer des contacts pour enrichir leur travail et permettre à d'autres personnes de s'exprimer lors de l'émission. Ce travail s'effectuait seul ou par petits groupes (de 2 à 3 élèves). De plus, une séance de présentation du média radio, une séance d'exercices pour faciliter la prise de parole, ont été organisées les lundis en fin d'après-midi. Un moment de réflexion commune a permis également de faire émerger deux grandes orientations pour cette émission :

  • les réseaux sociaux et la réussite avec une approche sociologique et économique ;
  • les réseaux sociaux et leurs rapports au(x) pouvoir(s) dans une approche davantage politique.

debats citoyens emission radio

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Photos Gilles Sabatier

Puis, une dernière séance, une semaine avant l'enregistrement, a été l'occasion de mettre en place le conducteur de l'émission en définissant l'ordre de passage des élèves, en prévoyant présentation et transitions assurées par deux élèves présentatrices. 16 interventions successives étaient ainsi élaborées, pour fabriquer l'émission, la rythmer et la rendre la attrayante possible.

Tous les élèves de la classe ont participé activement par leur préparation, mais aussi par la voix (puisque 18 d'entre eux s'expriment à l'antenne, d'une manière ou d'une autre) à l'élaboration de l'émission et à sa concrétisation. Cette dernière, d'une durée de 50 minutes, a fait l'objet d'une triple diffusion sur l'antenne de Radio Dio (89.5 MHz) et sera ensuite disponible en podcast pour une écoute... sans modération !

L’enregistrement a eu lieu le 21 mars, en prologue à une série d’autres événements organisés au lycée Fauriel dans le cadre de la 27e Semaine de la presse à l’École et des Débats citoyens en Rhône-Alpes : rencontre avec des journalistes et communicants, expositions (dessin de presse sur les migrations, photoreportage dans les Balkans…), journée d’études, table ronde et café géo.


Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « A quoi sert l’école ? » organisée le 210 janvier 20106 par lycée Arbez-Carme.



Tirer parti de la participation d’une célébrité médiatique !

La venue de Florence Aubenas a permis de décupler la motivation des élèves avant, pendant et après la table ronde

Lycée Claude-Lebois (Saint-Chamond)

En amont, les élèves ont préparé la rencontre avec Florence Aubenas au Centre de documentation (CDI).

Les documentalistes mènent tout au long de l’année des actions autour de la presse afin de faire connaître, lire et utiliser ces journaux. Le lycée Claude-Lebois participe à l’opération initiée et financée par la Région Auvergne Rhône-Alpes « Kiosque au lycée ». Au CDI sont disponibles tous les jours les quotidiens nationaux ainsi que Le Progrès. Le CDI est abonné à la banque de presse « Europresse » qui permet les recherches dans l’actualité et dans les archives de plus de 400 titres de langue française, cet outil est particulièrement utilisé dans les Travaux Personnels Encadrés. Dans plusieurs disciplines (en Sciences économiques, par exemple), le recours à la presse pour des recherches est encouragé par les enseignants. Les documentalistes réalisent et actualisent régulièrement une revue de presse généraliste et une autre scientifique qui sont affichées au CDI.

L’objectif de ce travail est de faire en sorte que la presse écrite devienne pour les élèves un support d’information de référence. Actuellement, pour certains élèves, sur leur temps libre, une habitude de consultation et de lecture de la presse a été créée.

Le projet de table ronde porté par le lycée avait pour thème la presse, toujours dans cet esprit de rendre ce support plus proche des élèves. Le sujet choisi : « Information et désinformation : les médias, un outil de la vérité au service de la démocratie ? » vise à rendre les élèves curieux par rapport à l’information, et capables de prendre des distances avec ce qui depuis une information devient souvent rumeur. Pour cela, montrer la construction de l’information par un journaliste d’investigation nous est apparu une très bonne opportunité.


En amont de la table ronde, plusieurs séances autour de la presse en général et du travail de Florence Aubenas ont eu lieu au CDI, animées par les enseignants de disciplines diverses et les documentalistes. Dans ces séances avec les élèves, centrées sur la présentation de quotidiens, il a été question de pluralité et de liberté de la presse, à partir des journaux du jour. On constate que malgré la mise à disposition de journaux et les interventions dans le cadre des cours, la presse reste encore beaucoup trop étrangère aux préoccupations des élèves quant à leur information. Le débat sur l’information est toujours intéressant mais la lecture personnelle des articles par les élèves reste toujours problématique.

Dans la seconde partie de chaque séance, nous avons abordé les chroniques que Florence Aubenas écrit dans Le Monde. Nous en avons fait une lecture commune et commentée afin que les élèves comprennent mieux comment Florence Aubenas construit l’information.

La confrontation de la chronique publiée le lundi 30 septembre 2013 et intitulée « La vie des autres à France Po » (relatant le quotidien de trois anciennes élèves de ZEP entrées à Sciences Po) avec celle du 23 septembre intitulée « Coup de pompe en Côte d’or » (décrivant la vie des habitants après la fermeture de toutes les pompes à essence autour de chez eux) leur a permis de mieux cerner ce que cherche la journaliste. En s’immergeant dans des milieux particuliers et bien différents, elle montre la vie et le ressenti des gens dans leur société. Les élèves ont saisi qu’il s’agissait d’un vrai travail, que pour écrire une chronique il fallait s’imprégner du sujet et surtout des gens, et retirer les lignes de force qui feront l’intérêt de l’article.

Cette part de lecture et de commentaire des chroniques a été particulièrement appréciée des élèves qui se sont interrogés sur la nécessité de se décentrer pour le journaliste.

Deux exemplaires de Quai de Ouistreham, ouvrage de Florence Aubenas, étaient à disposition des élèves au CDI et ont été empruntés plusieurs fois.

debats citoyens florence aubenas

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Photo Franck Thénard-Duvivier – Débats citoyens 2013.

Des articles rédigés par les élèves suite à la table ronde.

Florence Aubenas : un parcours, une histoire.
Aujourd’hui, mercredi 13 novembre 2013, un évènement exceptionnel est survenu. Florence Aubenas et Laetitia Biscarrat sont venues participer à une table ronde sur le thème des médias.
Florence Aubenas, journaliste, a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération. Elle est connue pour ses nombreux articles et reportages mais surtout pour son reportage en Irak lors duquel elle fut retenue 5 mois en otage avec son fixeur Hussein Hanoun al-Saadi en 2005 à Bagdad.
Laetitia Biscarrat est docteur en Sciences de l’Information de la Communication de l’Université de bordeaux. Elle a soutenu en juin 2012 une thèse intitulée « Les représentations télévisuelles du couple homme-femme : une approche par le genre ». Elle est membre du programme de recherche « Women in media industries in Europe » qui s’interroge sur la place des femmes dans les organes de direction des entreprises de médias en Europe.

Échanges avec Florence Aubenas

Pourquoi avez-vous quitté en 2006 le quotidien Libération pour Le Nouvel Observateur qui est un hebdomadaire ?
J’ai quitté Le Nouvel Observateur pour Le Monde car il y avait la crise et mon patron s’est fait virer, j’ai donc démissionné, je suis partie.
Avez-vous rencontré des obstacles au cours de votre carrière ?
Des obstacles, oui, comme tout le monde, le travail a été difficile pour en arriver là, mais je suis fière et heureuse de mon métier.
Comment qualifieriez-vous votre parcours en un mot ?
Génial ! J’adore mon métier, je ne le changerais pour rien au monde !
Avec le recul, regrettez-vous certains passages de votre parcours professionnel ? Et si c’était à refaire le referiez-vous ?
Honnêtement je referais tout exactement de la même façon.
Qu’avez-vous ressenti lors de cet enlèvement ?
Il y a eu des hauts et des bas, c’est dur quand on passe du monde normal à un autre monde où vous êtes privé de liberté. A ce moment-là on ressent une sensation particulière, c’est comme si on était prisonnier d’une main et que celle-ci pouvait faire de vous ce qu’elle voulait, si elle voulait qu’on dorme, qu’on mange ou qu’on se lave. Nous étions enfermés dans une pièce, attachés, il y avait six matelas par terre tous collés les uns à côté des autres mais nous étions quinze, on se lavait une fois par mois, peut-être plus. On obéissait.

Par Joëlle (élève de Seconde, option Littérature et Société).


Interview de Florence Aubenas

Les Échos du Lycée (LEdL) : Qu’est-ce que vous trouvez agréable, qu’est-ce qui vous motive dans le fait de venir faire des conférences dans les lycées ?
Florence Aubenas : Premièrement, c’est que je suis quelqu’un de la presse écrite, je ne suis ni de la télé, ni de la radio, ni d’Internet, et que les jeunes, le jeune public est le moins touché par la presse écrite. Dans un premier temps, mon but est de leur faire découvrir la presse écrite. La deuxième raison, c’est que les questions des jeunes gens sont plus intéressantes que celles des plus âgés. Ce sont des questions sincères. Souvent, dans les conférences où il y a des personnes plus âgées, ils posent des questions plus personnelles, plus en rapport avec leur propre parcours. Ils posent des questions sur eux-mêmes. Par exemple, « J’ai eu un procès, personne n’en a parlé », etc., tandis que chez les jeunes, les questions ont plus pour but de connaître la réponse, et c’est bien plus agréable.
LEdL : Que préférez-vous dans votre métier ?
Florence Aubenas : Ce que je préfère, c’est qu’on est en contact avec des personnes ordinaires, qui, tout à coup, sont victimes d’un événement (guerre, inondation, incendie) qui va changer leur vie, que ce soit à l’échelle d’un pays, d’une ville, d’un pâté de maisons, et que l’on vit ces choses avec eux. On vit les choses les plus exceptionnelles de leur vie.
LEdL : Si on devait résumer le débat en quelques phrases, que diriez-vous ?
Florence Aubenas : Il y a un mélange de sentiments et d’intérêts très paradoxaux pour les médias. « Je ne crois pas la presse, mais c’est vrai puisque c’est écrit dans le journal », « je n’aime pas les journalistes mais j’aimerais en faire mon métier »… La presse suscite ces réactions très ambivalentes, mais l’intérêt de rencontres comme celle d’aujourd’hui, c’est de donner la réalité des choses, qui ne sont pas opposées, mais qui cohabitent dans le même temps. Il y a à la fois un intérêt financier, un intérêt pour l’information, un intérêt pour l’éthique.
LEdL : Quelle serait, selon vous, la meilleure voie à suivre pour le journalisme ?
Florence Aubenas : Il faut savoir que le journalisme est, dans son essence même, l’école de l’imperfection. Ce qu’on peut faire de mieux est alors la sincérité.

Par Charles (élève de Terminale ES) pour le journal du lycée


Projet réalisé en lien la table ronde « Information et désinformation : les médias, un outil de la vérité au service de la démocratie ? » organisée le 13 novembre 2013 par lycée Claude-Lebois à Saint-Chamond dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes.



Des tags et des dessins pour réfléchir aux stéréotypes

Les mots du développement et les représentations de l’Afrique

Lycée Arbez-Carme (Bellignat)

Pour sensibiliser les élèves aux notions de stéréotypes et de préjugés, le premier travail entrepris cette année a consisté à faire émerger les différentes représentations sociales qui nous entourent. Dans ce cadre, un sondage a été effectué par les élèves sur les stéréotypes hommes-femmes auprès de la communauté éducative.

Dans un second temps, les élèves ont également répertorié l’ensemble de leurs représentations sur l’Afrique et plus généralement sur la notion de développement. Ainsi, l’image de l’Afrique a été étudiée. Au départ, nous avons constaté que les élèves partageaient la même vision, à savoir celle d’une Afrique pauvre et démunie, victime du sous-développement. En classe, nous avons essayé de comprendre pourquoi les élèves partageaient cette vision, quelles étaient les origines (manuels scolaires, médias…). Nous avons également essayé d’enrichir ce point de vue en abordant la diversité culturelle, économique et sociologique de ce continent.

Pour chacune de ces analyses, les élèves ont exprimé leurs visions à travers des supports différents : compte-rendu oral avec des exposés, réalisation d’affiches pour expositions, réalisations de dessins…

L’objectif de ces séances était que les élèves prennent conscience des enjeux d’une telle problématique : quelle place occupe les stéréotypes dans la construction de notre société ? L’enjeu était de former ces jeunes citoyens et de les éclairer sur des questions actuelles relatives à la société contemporaine. Enfin, à travers le discours des différents spécialistes, l’enjeu de la table ronde a été d’étayer ces constats d’éclairages scientifiques et surtout de se demander quelles étaient les pistes pour se débarrasser de ces stéréotypes. Peut-être pas aussi simple…

Les mots du développement

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« Nuages de mots » réalisés par les élèves de Seconde 4

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« Nuages de mots » réalisés par les élèves de Seconde 6


Travaux d'élèves

Les réponses graphiques à la question : « comment imaginez-vous l’Afrique ? »

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debats citoyens stereotypes afrique

L’évolution de la place de la femme au sein de nos sociétés contemporaines

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Les stéréotypes filles/garçons présents dans les livres pour enfants

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Travaux publiés dans l’ouvrage collectif Débats citoyens en Rhône-Alpes (coéd. ADAPT-Lycée Fauriel, 2014).

Table ronde « Les stéréotypes : quels regards sur les différences ? » organisée le 23 janvier 2014 par le lycée Arbez-Carme à Bellignat dans le cadre des Débats citoyens en Rhône-Alpes.



Une expo sur les utopies urbaines

Maquettes et panneaux d’exposition en lien avec la table ronde et des sorties sur terrain

Lycée Baudelaire (Can-Gevrier)

Le projet a été réalisé au cours de l’année avec, au programme, des visites et sorties sur le terrain, la réalisation de maquettes et de panneaux thématiques exposés à l’occasion de la table ronde « Les hommes dans la ville : des utopies urbaines aux éco-quartiers ».

Extraits de la synthèse réalisée par les élèves de Première (option Histoire des arts), publiée dans l’ouvrage collectif Débats citoyens en Rhône-Alpes (coéd. ADAPT-Lycée Fauriel, 2014).

« Dans la cité-jardin que nous avons visitée à Gerland, on perd la notion d’espaces intérieurs vastes et spacieux. Les logements sont petits et sont construits en hauteur pour gagner de la place. L’organisation de la cité se fait sous forme d’îlots où l’on peut retrouver des jeux d’enfants, des bancs, des arbres, de la verdure, des esplanades mais ces espaces restent compliqués à entretenir. Les bâtiments sont alignés, en L, en long ou en travers, avec des formes différentes pour éviter la monotonie, le vis-à-vis et faire en sorte que tout le monde ait accès au soleil. Près des habitations, nous observons des petits parkings et à l’intérieur de la cité, la circulation se fait principalement à pied. Nous retrouvons cette envie de communication et d’échanges humains entre les habitants. Il y a d’ailleurs quelques lieux qui incitent à la vie commune et au partage : un potager permet de lier nature, hommes et moments communs. Il faudrait développer un réseau de communication comme le voulait Howard pour élargir la cité.
Le quartier des États-Unis a été créé en 1934 dans le but d’accueillir des familles de la classe populaire, dont les membres étaient souvent ouvriers. C’était en effet un quartier planifié suivant un plan symétrique : 25 immeubles sont disposés régulièrement, sur les façades desquels sont peintes des fresques illustrant l’utopie de la cité industrielle de Tony Garnier.
Les immeubles n’ont pas la même hauteur selon les rangées. En effet la plupart ont dû être rehaussés à cause du nombre de demandeurs de logements ; cependant les premiers bâtiments, comprenant uniquement 3 étages ont été conservés. L’espace du quartier est aéré grâce à de grandes allées parallèles les unes aux autres, parsemées d’espaces verts et ouverts, encourageant les rencontres, échanges et liens sociaux, notamment par la présence de très grands bancs en extérieur.
[...]

La cité-jardin de Gerland est un héritage du XXe siècle industriel. Il est formé avec de grands espaces et de longues avenues, le quartier couvre plus de 6,7 hectares constitués de bâtiments plutôt identiques. Les immeubles sont rassemblés en îlots, symétriquement disposés et séparés par de grandes allées. Une végétation abondante est présente dans et autour des îlots.
Les bâtiments multiplient les ouvertures pour laisser entrer la lumière dans les pièces et permettre également une aération optimale des logements. Les appartements intègrent des balcons intérieurs, étonnants pour des logements sociaux. Les architectes se sont clairement inspirés des idées hygiénistes de l’époque.
Le quartier des États-Unis est un ensemble de centaines de logements répartis en douze îlots dont les rues sont hiérarchisées : boulevard, jardins intérieurs. Trois immeubles ont trois étages, tous les autres en ont cinq. Construits en béton, leurs toitures servent de terrasse. Les immeubles sont en forme de H, l’entrée est unique et donne sur une cage d’escalier, qui à chaque niveau donne sur des appartements de taille variable : salle à manger qui donne sur la chambre, la cuisine et le couloir, pour faciliter les déplacements. Certains appartements contiennent jusqu'à 3 chambres. Les façades sont composées de « bow-window » avec des balcons en avant par rapport aux murs, pour agrandir les espaces.
[...]
Le quartier des États-Unis était pour nous un endroit aéré. Il semble s’inscrire parfaitement dans la ville de Lyon tout en s’en détachant complètement. Nous avons pu voir deux dimensions distinctes, entre le moment où l’on entre dans le quartier et le moment où l’on en sort. Le lieu était chaleureux et accueillant.
La cité jardin : nous avons trouvé qu’il y avait un peu trop de verdure pour l’œil et que cet espace était vraiment vieilli voire démodé comparé au reste. Le lieu n’était pas aussi convivial que ce que l’on attendait de cet endroit, bien que la conception soit intéressante. »

debats citoyens utopies urbaines

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Table ronde « Les hommes dans la ville : des utopies urbaines aux éco-quartiers » organisée le 3 avril 2014 par le lycée Baudelaire à Cran-Gevrier dans le cadre des Débats citoyens en Rhône-Alpes.



Le « speed dating »

Pour mieux faire connaissance avec les intervenants, une série de questions leur a été posée pendant 10 minutes par des petits groupes d’élèves.

Lycée Arbez-Carme (Bellignat)

Cinq intervenants ont participé à un speed dating. Les élèves ont été au préalable sensibilisés à cet exercice en enseignement d’exploration. Par groupes de 5 ou 6, les élèves ont interrogé chacun des intervenants. Ils avaient 5 minutes par intervenant. Les questions étaient très diverses et parfois très personnelles (Ex. : « De quoi êtes-vous le plus fier ? Quelle est la chose sur vous-même que vous souhaiteriez qu’on sache ?»). Ce fut un temps d’échanges très privilégié.

debats citoyens speed dating
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Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « A quoi sert l’école ? » organisée le 21 janvier 2016 par lycée Arbez-Carme.



Une conférence pour la webradio

Une rencontre avec Isabelle Delmas a fait l’objet d’une émission enregistrée pour la webradio du lycée.

Lycée Arbez-Carme (Bellignat)

Isabelle DELMAS représente l’association Les Chemins de l’Ecole. Il nous semblait important de faire un zoom sur l’action de son association. Pour cela, elle a été interrogée par les élèves lors d’une conférence radio. La partie technique de l’enregistrement a été assuré par des élèves de la webradio du lycée. Un petit groupe d’élèves ont préparé cette conférence en accompagnement personnalisé et ont animé ce temps d’échange. Ils ont posé des questions à notre intervenante mais ont aussi donné la parole à la salle pour que d’autres élèves puissent l’interroger.

debats citoyens webradio
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Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « A quoi sert l’école ? » organisée le 21 janvier 2016 par lycée Arbez-Carme.



Concours photo

La problématique de la table ronde sert de prétexte à un concours photo proposé en début d’année aux élèves des classes impliquées dans le projet.

Lycée Louis-Aragon (Givors)

Pour la deuxième année, la photographie qui a servi de support de la promotion de la table ronde du lycée Aragon a été la photographie gagnante d’un concours. Les élèves ont réalisé par groupe de 2 ou 3 une photographie en lien avec le thème de la table ronde "Internet, un espace de liberté pour le citoyen : réalité ou utopie ?" et devait illustrer le fait que les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont partout présentes dans nos vies de citoyen.

Les photographies étaient exposées au lycée et visible sur le site http://concoursphoto2016.jimdo.com/ et les élèves qui le souhaitaient pouvaient voter. Un prix du jury, un prix des lycéens et un prix des parents d’élèves ont été remis le jour de la table ronde.

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Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « Internet, un espace de liberté pour le citoyen : réalité ou utopie ? » organisée le 7 mars 2016 par lycée Louis-Aragon.



Concours de posters inter-lycées

74 posters sur le thème de la ville et de l’urbain réalisés par une centaine de lycéens et d’étudiants de deux lycées (Loire et Ardèche) : remise des prix à l’issue de la table ronde par les partenaires du projet !

Lycées Fauriel (Saint-Etienne) et Mallet (Le Teil)

L’exposition de posters/affiches était visible au lycée Fauriel au moment de la table ronde, puis au lycée Xavier-Mallet (Le Teil, Ardèche). Ainsi, 98 lycéens et étudiants ont réalisé 74 affiches de format A2 :

Les élèves de Terminale du lycée Xavier-Mallet ont traité le thème de la ville (en rapport avec les programmes de géographie), ceux de Première S du lycée Fauriel ont étudié « le design dans l’agglomération de Saint-Étienne : une démarche utile ? ».

Les étudiants de Lettres supérieures (Hypokhâgne) ont travaillé sur la ville et l’urbain dans le cadre d’un projet transdisciplinaire (géographie, histoire, philosophie, lettres), mené sur l’année et articulé autour de l’initiation à la recherche en histoire (projet Synergies prép@s).

À l’issue de la table ronde, les prix du concours de posters ont été remis aux lycéens et étudiants sélectionnés par les partenaires du projet : les Amis du Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, l’association Khâgne 42, l’association Les Clionautes, les Éditions ADAPT, les associations de parents d’élèves (FCPE et PEEP), le lycée Fauriel, le lycée Mallet, la Ville de Saint-Étienne.

Astuces :

  • Projeter les affiches (à l’écran, en mode diaporama) avant le début de la table ronde, pendant que le public s’installe… Cela fait patienter et met dans l’ambiance !
  • Les affiches peuvent être exposées au lycée (ou ailleurs) à l’aide de cadre bon marché mais aussi mis en ligne (attention aux droits !).
  • La remise des prix à l’issue de la table permet de terminer sur une note dynamique et conviviale !
  • Les prix peuvent prendre la forme de « diplômes » remis solennellement par les partenaires (un bon moyen d’impliquer les parents d’élèves !) mais aussi de « lots » significatifs (carte de cinéma, bon d’achat culturel, etc.). Succès garanti !
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Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « La "ville créative". Moteur économique ou marketing territorial ? » organisée le 21 novembre 2014 par lycée Claude-Fauriel.



Le « Le Chaudron du Design », journal de la classe

Une préparation sur le terrain, à la rencontre des citadins et en lien avec le thème de la table ronde.

Lycée Claude-Fauriel (Saint-Etienne)

Le travail présenté a été réalisé en cours d'éducation civique, juridique et sociale (ECJS) avec deux classes de Première scientifique, en lien avec la thématique de la « ville créative ». Une initiative du professeur d’histoire-géographie.

Il s'agissait pour les élèves, de partir de l'échelle locale (commune de Saint-Étienne et son agglomération), pour voir si le choix de faire du design un moteur pour la reconversion de l'espace urbain et pour le rayonnement de la ville, était vraiment pertinent. Le but du travail, pour chaque groupe, était donc de rédiger un article de journal consacré au sujet : le design dans l’agglomération stéphanoise, une démarche utile ? Par binôme, les élèves ont rédigé un article en prévoyant une illustration (photographie personnelle, dessin d’illustration...). L’ensemble des articles a été publié dans deux journaux collectifs (un pour chaque classe), comportant chacun une quinzaine d'articles réunis dans 16 pages. Le travail a duré trois mois à raison d'une séance d'une heure tous les quinze jours pour les élèves réunis en demi-groupes (entre 16 et 18 élèves).

Astuces :

  • Une mise en activité concrète dans le cadre de l’enseignement moral et civique (EMC) et une démarche de citoyenneté active à travers des reportages photos, des sondages, etc.
  • Une production finale qui valorise des compétences variées (rédaction, photographies, réalisations graphiques, créativité, TICE…).
  • Une activité réalisable en interdisciplinarité.

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Dans le cadre du projet lié aux Débats citoyens en Rhône-Alpes et à la table ronde « La "ville créative". Moteur économique ou marketing territorial ? » organisée le 21 novembre 2014 par lycée Claude-Fauriel.




débats citoyens rhone alpes

Initié en 2013 par le lycée Fauriel (Saint-Étienne), ce projet pluridisciplinaire et inter-académique consiste à permettre des rencontres publiques dans les lycées rhônalpins à l’occasion de tables rondes portant sur des enjeux de citoyenneté.

Cette année, plus de 2 500 lycéens - issus de l’enseignement général, technologique, professionnel, agricole et privé – rencontrent des chercheurs, des acteurs du monde associatif et professionnel, des élus.

Développer l’esprit critique des lycéens dans une démarche citoyenne.

Voir ci-contre l'article publié dans Le Progrès le 11 mars 2016



Les équipes – une centaine d’enseignants ! – sont mobilisées autour de quatre priorités :

  • Renforcer les liens entre le lycée et l’enseignement supérieur dans la logique du continuum -3/+3
  • Impliquer les jeunes avant, pendant et après la table ronde
  • Proposer une pédagogie innovante, expérimenter de nouvelles pratiques
  • Développer l’esprit critique des lycéens dans une démarche citoyenne.

Le lycée Fauriel assure la coordination, le suivi administratif et budgétaire. Les lycées choisissent leur thème, leur calendrier et conservent la pleine maitrise de la mise en œuvre pédagogique. Les enseignants engagés dans ce projet participent à une journée inter-académique de formation afin de mutualiser leurs idées et pratiques pédagogiques. Le transport des élèves vers une autre table ronde est possible (et financé) afin de favoriser les échanges.



Contacter le coordonnateur

Franck Thénard-Duvivier

franck.thenard-duvivier@ac-lyon.fr


LES PARTENAIRES DE LA 3e ÉDITION

Ce dispositif est soutenu par :
La Région Auvergne Rhône-Alpes.
L’académie de Lyon : délégation académique aux arts et à la culture (DAAC).
L’académie de Grenoble.
La Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) : sections départementales de la Loire, du Rhône, de l’Ain, de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Isère, de la Drôme et d’Ardèche.
L’Institut Montparnasse.

Les partenaires du projet :
La Villa Gillet (Lyon).
Les Éditions ADAPT (Paris).
L’Université de Lyon (Service Science et Société) : communauté d’universités et établissements (COMUE) qui fédère 11 universités, grandes écoles de Lyon et Saint-Étienne et le CNRS.
ISERL : Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité, Lyon.
Observatoire rhônalpin de la laïcité, Région Auvergne Rhône-Alpes.
Solidarité laïque : association humanitaire de solidarité internationale.
Club de la Presse de Lyon.
CLEMI : centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information.
CHSS : Comité d’Histoire de la Sécurité sociale, Paris.
EN3S : École nationale supérieure de Sécurité sociale, Saint-Étienne.
Institut Montparnasse, Paris.
CRESS : Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire Rhône Alpes.
ESPER : Économie sociale et solidaire partenaire de l’École de la République.
Réseau GRAINE, Rhône-Alpes.
Service Science et Société de l’Université de Lyon (COMUE Lyon/St-Etienne).
Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne.
France 3 Rhône-Alpes et France 3 Loire.
L’association Cartooning for Peace, fondée par Plantu en 2006.