Dernier ajout : 29 juin 2011.
De la maternelle au lycée, la pratique du soutien va grandissante, tant au vu des prescriptions institutionnelles qu’aux constats d’hétérogénéité rapportés par les enseignants.
La majorité de ces soutiens sont post-actifs : c’est à partir d’un manque, d’un obstacle identifiés pendant les séances d’enseignement qu’on crée des dispositifs de soutien, de régulation (SOS, remises à niveau, aides personnalisées, PPRE, …). Si leur pertinence n’est pas à démontrer, leur efficacité est parfois mise à mal : certains élèves les vivent difficilement ; des enseignants semblent démunis ; les va et vient entre les cours et les dispositifs de soutien sont problématiques …
Ces soutiens post-actifs ne gagneraient-ils pas à être complétés par des intentions pro-actives ? On préparerait certains élèves à mieux recevoir le cours, à mieux s’ancrer dans la séance d’enseignement. Quelles anticipations pédagogiques et didactiques cette pratique pro-active requiert-elle ?
Et si, tout « simplement », le soutien était pratiqué au sein même de la classe, du cours ? Qu’est-ce qui fait obstacle ? Quelles pratiques de « soutiens intégrés » développer ?